(Girls and) Boys

J’avais été très moyennement convaincue par la première saison de The Boys sur Amazon Prime. Je trouvais la série inutilement violente et surtout je n’aimais pas du tout le traitement réservé aux femmes de la série (objets ou victimes). Je l’avais donc qualifiée un peu vite de série pour garçons. Sans mauvais jeu de mots. Et désolée si ça doit heurter certaines oreilles. J’en profite pour rappeler que j’étais la seule fille de ma ville membre du Club Musclor. Je regrette d’avoir perdu ma carte de membre si elle a jamais existé.

J’avais commencé la série pendant le confinement, puis fait une très longue pause pour terminer la première saison juste avant le démarrage de la deuxième. Elle s’était suffisamment bien achevée à mes yeux pour que j’aie envie d’enchaîner immédiatement sur la suite.

Je résume la série et je vous dis après pourquoi la deuxième est formidable.

The Boys montre certainement ce que seraient les super héros s’ils existaient dans la vraie vie : des crevures qui abusent de leur pouvoir pour obtenir ce qu’ils veulent. En général, le sexe et le pouvoir ! Vought, la société qui les a créés (on l’apprendra au cours de la saison 1) gère leur popularité et veille à ce que leurs exactions ne soient pas rendues publiques. Elle profite de leur notoriété pour s’enrichir sur leurs dos grâce à un merchandising très agressif.
Les supers héros sont de sacrées ordures…
Translucide, qui, comme son nom l’indique, est invisible, profite de son absence d’incarnation physique pour mater les filles aux toilettes et dans d’autres moments intimes. Il le paiera en terminant vraiment mal. Deep, Aquaman qui a pris les traits de Nate de Gossip Girl, abuse sexuellement de Stella, la nouvelle venue parmi les 7, la Justice League ou les Avengers de Vought. Tout commence d’ailleurs vraiment quand A-Train, le Flash de The Boys, réduit en miettes (littéralement) la copine du gentil Hughie, alors qu’il court en ville un peu dopé. Celui-ci se retrouve bien malgré lui embrigadé dans les plans vengeurs du terrible Butcher. Le fameux Butcher déteste les super-héros car le Homelander, le Captain America dévoyé, a violé sa femme, qui se serait suicidée ensuite. Du coup, il veut la peau d’un mec invincible. Ce qu’il ignore, c’est que sa femme est encore en vie et qu’elle élève l’enfant du super héros. Un genre d’enfant stellaire 2.0 en somme.
Comme je l’indiquais plus haut, tous ces supers héros ont été créés de toutes pièces grâce au Composé V, un produit créé par un genre de Mengele réfugié aux Etats-Unis. Le point Godwin est vite atteint dans The Boys. Et les fameux garçons du titre, une bande de bras cassés réunis par le Butcher (rien à voir avec la Butcher de Roanoke) va chercher à les percer à jour pour que le grand public découvre le vrai visage des supers héros.
C’est ainsi que tout commence et que le téléspectateur plonge dans le monde crapoteux des supers héros de 2020. Je ne peux évidemment pas raconter tous les détails scabreux. Mais il y a beaucoup de têtes explosées, de gens coupés en deux. Ames sensibles s’abstenir !

J’en viens à la saison 2 !

Je reprochais à la première saison de ne pas donner leur place aux femmes. La deuxième leur ouvre largement ses portes grâce à l’arrivée de Stormfront, une nouvelle super héroïne qui a un problème avec les gens de couleur. Et pour cause, on apprendra plus tard qu’elle a cent ans et qu’elle est une ex nazie. Star Light, la blondinette un peu naïve de la première saison, devient vraiment badass pour soutenir son petit ami Hughie et lutter contre le redoutable Homelander. On apprend que la Queen Maeve a un petit côté Xena. On aurait dû s’en douter en voyant son costume. Et surtout, une redoutable sénatrice a décidé d’entrer en résistance contre les supers…

D’abord un peu grand-guignol comme la première (l’explosion de baleine restera malgré tout un grand moment dans l’histoire des séries et on ne compte plus les explosions de têtes, la marque de fabrique de la série), la deuxième saison prend de l’ampleur à chaque chaque épisode pour se terminer en feu d’artifice. Le moment où les trois véritables héroïnes de la série s’en prennent à la vraie vilaine du show sous le regard médusé des garçons est absolument jouissif. Presque aussi bien que le rise de Sarah Paulson dans n’importe quelle saison d’American Horror Story.

Je ne vous dis rien sur le cliffhanger qui est tellement parfait que j’en suis restée sans voix !

Pour résumer…
La série est très bien produite et les effets spéciaux sont très réussis.
Les acteurs sont excellents. Mention spéciale au Homelander ! Anthony Starr, son interprète, est parfait. Son regard froid et sa mâchoire serrée en disent tellement long sur les combats intérieurs du personnage.
L’intrigue monte en puissance à chaque épisode et quand les pièces du puzzle s’assemblent, c’est le feu d’artifice.

Bon, après deux saisons, j’ai quand même envie de regarder un bon vieux Marvel avec des supers héros bienveillants.

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

5 réflexions sur « (Girls and) Boys »

  1. Qui est Howie? Jack Quaid joue Hughie, et je passe du temps chaque épisode à me demander s’il ressemble à sa mère ou à son père…

  2. Je viens de finir la saison 2, et ça m’a plu aussi ! J’adore que ça va toujours dans la direction qu’on n’attend pas.
    Je me suis aussi demandée si Hughie et le fils de Dennis, à cause des fossettes. Et sachant que Denis Quaid a été longtemps avec Meg Ryan… serait-il son fils aussi ???

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