Psychose (ma critique de Ratched de Ryan Murphy)

Parce que j’aime Ryan Murphy, parce que j’adore Sarah Paulson, (et que je suis abonnée à Netflix), je me suis précipitée sur Ratched.

Bilan… et bien la saison qui va de l’épisode 1 à l’épisode 6 est super, il faut oublier les deux derniers épisodes.

Ratched conte donc le destin de l’infirmière Mildred Ratched, personnage clé de Vol au dessus d’un nid de coucou.
Pour résumer brièvement la série, Mildred infiltre l’hôpital psychiatrique où son « frère » est détenu après avoir tué plusieurs prêtres. Il y est hébergé en attente d’un verdict sur sa santé mentale. Cet asile est dirigé par le docteur Richard Hanover, un médecin novateur qui pense être en capacité de guérir nombre de maladies mentales grâce à de nouvelles techniques, dont la lobotomie.
Je ne vous en dirai pas plus sur la relation entre Mildred et Edmund, le vilain tueur. Je vous laisse la découvrir dans le plus horrible des spectacles de marionnettes de l’histoire des puppets show.

Le début de la série a de faux-airs d’Asylum, la deuxième saison d’American Horror Story, avec des scènes à la limite du soutenable de lobotomie, d’amputations, et de tortures diverses et variées à base d’eau bouillante. Et comme il parle fortement d’homosexualité féminine, on pense d’autant plus à la brillante anthologie de Ryan Murphy.

La série fait également de multiples références à peine cachées à la filmographie d’Alfred Hitchcock dans les décors (le motel, les routes escarpées), l’allure et les tenues de Sarah Paulson, la mise en scène… J’en ai certainement loupé un paquet. Les six premiers épisodes sont remarquablement beaux et bien filmés.

Le casting laisse rêveur. Pour la première fois à l’écran, mesdames et messieurs, deux des plus célèbres lesbiennes d’Hollywood : Cynthia Nixon et Sarah Paulson. Elles vont s’apprécier, se détester et s’aimer à la folie.

Dès le départ, un problème de taille se pose cependant : où va la série et de quoi parle-t-elle ? On s’en fiche un peu dans un premier temps, tant c’est, je me répète, beau, bien filmé, horrible et finalement réjouissant.
Le souci avec Ratched, c’est que Ryan Murphy ne signe pas une anthologie pour une fois. Ratched n’est pas le premier épisode d’une série sur les origines des méchants de la littérature, ce qui, avouons-le, aurait été génial ! Non, Ratched va se penser en plusieurs saisons.


Et le malentendu (« du cul, vieille morue ») se pose dès l’épisode 6, où tous les personnages inutiles à la suite meurent violemment : le docteur Hanover, Sharon Stone et son fils mutilé. En revanche, le frère serial-killer survit, alors que je pensais qu’il allait mourir sur la chaise électrique, et décide arbitrairement de se venger de « sa soeur » pour les trois prochaines saisons.
Ratched avait un début de happy-end avec Gwendolyn au Mexique et bien non elle va en chier, ahahahahaha ! C’est gentil de mettre Mildred en couple et de la réconcilier avec l’infirmière Bucket, mais à quoi bon puisqu’elle est là pour souffrir ?
On sent bien que le scénariste ne sait absolument pas comment finir sa première saison. Et maintenant, il va falloir replacer Mildred dans l’hôpital psychiatrique, probablement se débarrasser de Gwendolyn (guérie du cancer par le gui !!!!) et faire un sort à Edmund !

Bien sûr, tout ce que je viens d’écrire ne m’empêchera en rien d’attendre avec impatience la suite de Ratched. Sarah Paulson y est divine et une mauvaise série de Ryan Murphy vaut dix séries normales.

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

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