Perdue dans les ténèbres (La fin de Dark)

Cette année, deux de mes séries préférées de ces cinq dernières années ont tiré leur révérence : The Good Place et Dark. Et curieusement, les deux ont parfaitement réussi leur sortie. Leur point commun : leurs créateurs avaient programmé leur fin dès le départ sûrement. J’ajoute qu’elles n’ont pas excédé les cinq saisons.

Je ne vais pas me lancer dans un résumé détaillé de Dark. D’abord parce que personne n’y comprendrait rien et ensuite parce que je ne suis pas sûre d’avoir tout saisi.

Voici quelques points qui résument mon amour pour cette série ! Ils ne sont pas exempts de spoilers, vous êtes prévenus (cependant, je ne donne aucune information sur la résolution de la série)!

Une sortie digne de ce nom
Je craignais une fin ouverte, une absence de fin, ou une fin incompréhensible. Que nenni ! Si la troisième saison de Dark nous promène énormément et nous égare régulièrement, sa fin est étrangement totalement compréhensible. Limite limpide ! Elle se résume en une phrase : ne partons pas fâchés ! Ceux qui savent comprendront. La dernière scène vous permettra de bien vous prendre la tête pour resituer qui est absent et pourquoi.

De merveilleux voyages temporels
(Vraiment merveilleux… La série porte bien son nom. Tout est sombre, pluvieux et généralement poisseux. Mon moi de 71 ans a passé son temps à souhaiter que les gens se lavent à un moment entre deux sauts temporels….)
Pour en arriver là, il aura fallu passer par tout un tas d’époques : les années 80, la fin des années 2000, aujourd’hui ou presque, les années cinquante, la fin du XIXè siècle… Les personnages eux-mêmes se sont un peu perdus à traverser les décennies. Il aura fallu assimiler que tel personnage a plusieurs incarnations à plusieurs âges. Je ne suis pas extrêmement physionomiste, j’ai souffert. Ca m’a replongé dans ma lecture d’Anna Karénine où j’ai mis beaucoup de temps à assimiler les noms des différents protagonistes. (C’est juste pour placer que j’ai lu un roman russe. La honte…)

Un arbre généalogique touffu
Je ne vous parle même pas des arbres généalogiques. Moi qui me vantais de maîtriser celui de la famille Beaumont, je me réveille encore en sursaut en me demandant: mais qui est Tronte déjà ? Je fais une petite fixette sur Tronte, j’avoue. Et je sais que c’est le père d’Ulrich et le fils d’Agnès désormais, merci. Quant à Charlotte qui est la mère de sa mère, ça fait partie du charme de Dark.

De légers paradoxes temporels
Sur ce dernier point d’ailleurs, j’ai piqué une crise de nerfs après le visionnage du dernier Avengers pour ne pas avoir respecté des paradoxes temporels qui font rigoler à côté de certains de ceux de Dark, mais je pardonne beaucoup à la série.

Une BO au top
Je suis également reconnaissante à Dark pour avoir remis au goût du jour ce tube de Nena, que j’adore. Je vous conseille vraiment d’aller au-delà de 99 Luftballons.

Globalement, la bande-originale de Dark est une véritable merveille qu’en bonne ancienne, je rêve de voir éditer en CD un jour. (Imaginez le final sur la chanson qui suit…)

Des rebondissements inattendus
Vous l’aviez vu venir vous : la mère de Katharina, infirmière dans l’établissement où Ulrich est interné dans le passé, qui tue sa fille et fait tomber la médaille que sa petite-fille trouvera dans le futur en train de s’amuser sur le lieu même où sa mère a été tuée par sa grand-mère. Ahahahahaha !

Jonas qui sort sans le savoir avec sa tante, c’est du pipi de chat à côté.
Je vous passe le rebondissement de la série qui a le plus fait tomber ma mâchoire à la fin de la saison 2 et qui restera l’un des plus forts de ma vie de sériphile avec le bunker qui s’allume dans Lost.

Une série terminée
Si vous n’avez pas vu Dark, vous allez pouvoir découvrir la série d’un bloc, sans oublier d’une saison sur l’autre qui est Tronte ou pourquoi Claudia disparaît. Vous avez beaucoup de chance !

Pour conclure, je recommande Dark…
A ceux qui aiment autant le voyage que la destination.
Aux déçus de Lost.
A ceux qui ont adoré Lost.
Aux fans des voyages dans le temps.
A ceux qui n’ont pas entendu d’allemand depuis Hallo Freunde.
A ceux qui adorent les histoires drôlement mystérieuses.
A ceux qui se promènent souvent en forêt.
Aux curieux…

Et pour ceux qui cherchent encore des réponses, la série est décortiquée à l’envi sur Youtube.

Pour conclure, ce merveilleux duo entre deux stars des années 80 qui ont su rester sexys avec le temps.

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

11 réflexions sur « Perdue dans les ténèbres (La fin de Dark) »

  1. Salut !
    Entièrement d’accord avec toi sur tout, sauf sur la difficulté de reconnaître les gens, j’ai trouvé qu’au contraire le casting était extrêmement bien fait et les ressemblances parfaites (bon, sauf Jonas vieux, hein).
    Une seule petite critique : je trouve la série très froide vis à vis de ses personnages, du coup je n’ai pas eu d’empathie pour eux moi non plus. Alors que je suis la meuf qui a regardé 3 fois de suite le dernier épisode de « The Good Place » en chialant.
    Et quand je dis une seule petite critique… on peut parler des effets spéciaux dans la dernière saison ou on évite soigneusement le sujet ? 😉

    1. Tu as entièrement raison sur la ressemblance des personnages. J’ai un vrai problème dans la vie, je ne suis pas du tout physionomiste. Je ne suis donc pas aidée du tout à la base. 🙂

      Pour l’empathie avec les personnages, tu soulèves un point intéressant. Comme toi, j’ai besoin de m’attacher. Mais bizarrement dans le cas de Dark, l’intrigue l’a emporté sur le reste. La série donne parfois même l’impression de détester ces protagonistes : Hannah, la pauvre mère de Jonas, a une belle vie de merde (sauf à la fin). Katharina ne mérite vraiment pas ce qui lui arrive. Ulrich semble toujours un peu étranger à sa vie. Bon, il a des excuses. Mais sur la fin, le couple Martha / Jonas finit quand même par devenir un peu touchant.

      Pour les effets spéciaux, je ne suis vraiment pas difficile, on dirait.

      1. Justement, pour une série qui était assez froide au premier abord, je trouve qu’il y a eu pas mal de moments d’émotions qui marchaient vraiment biens.
        Et le final était parfait dans sa simplicité.

  2. De base, les séries avec des voyages dans le temps titillent ma curiosité : Code Quantum, Lost… Et Dark ne fait pas exception, bien au contraire, cette série est géniale ! Dès le départ, quand ils ont montré la vieille pub Raiders à la télé, j’ai su d’emblée que j’aimerai cette série, et je pense que sa force réside également, outre une intrigue et des acteurs terribles, dans le fait qu’elle peut plaire à un large panel de téléspectateurs : elle a fait vibrer ma corde sensible de nostalgique des années 80, ma corde geek de fan de voyages dans le temps, et ma corde « ja, wohl ! » de germaniste qui essaie sans cesse d’améliorer son allemand…

    1. En tant qu’ancienne germaniste, très réfractaire à la langue de Goethe, ça m’a vraiment amusée d’entendre de l’allemand. Je regarde rarement Rex en VO. Je regarde rarement Rex tout court.
      Nous devons être d’une génération assez similaire vus nos centres d’intérêt. 😉

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