Scream Queens (mon avis sur 1984 la neuvième saison d’American Horror Story)

J’ai enfin terminé le visionnage de 1984, la neuvième saison d’American Horror Story.  Bon… on ne va pas se mentir, ce n’est pas la meilleure des neuf. La pire, je me demande… La déception est peut-être à la hauteur de l’attente suscitée par le thème.

Comme beaucoup de Xennials, je suis très attachée aux années 80. C’est la décennie de mon enfance heureuse à jouer dans la chambre de mon meilleur ami aux Mask et aux Maîtres de l’univers bercée par Limahl ou le générique de Santa Barbara. Si je devais revenir dans le temps, assurément je me poserais en 1985, et tant pis pour Tchernobyl et la cohabitation à venir.

 

Ce post est bourré de spoilers sur AHS 1984 ! Vous êtes prévenus.

Et 1984 commence plutôt bien, il faut bien le dire. Un cours d’aérobic tout droit sorti d’un épisode de Véronique et Davina. Le pitch est également prometteur : une bande de jeunes fuit Los Angeles, les jeux olympiques et son serial killer (Richard Ramirez, le chouchou de Ryan Murphy) pour aller jouer les monos dans un camp de vacances. J’ai adoré Vendredi 13 (Scream 1, 2 et 3), je suis forcément à fond.

Autour du feu, les nouveaux venus apprennent qu’un drame horrible a eu lieu à Redwood, le fameux camp. Les animateurs ont été massacrés par le gardien qui a découpé leurs oreilles pour se faire un joli souvenir de vacances. La cheftaine qui a décidé de ressusciter les lieux a échappé de peu au massacre et dénoncé le vilain tueur qui croupit depuis dans un sordide asile d’aliénés.

Chacun des participants à cette petite sauterie cache un sombre secret bien évidemment. Le sale type qui a massacré les monos (Mister Jingles, à cause du bruit que font ses clés en s’entre-choquant quand il marche) s’échappe de l’asile psychiatrique et veut se venger de celle qui l’a dénoncé.

Et là, le jeu de massacre peut commencer.

Finalement, les choses tournent vraiment mal et pas uniquement pour les protagonistes.

On espérait un bon vieux slasher avec un peu de mystère à la clé, mais non Ryan Murphy préfère la surenchère du glauque et des serial killers.

En plus du fameux Mister Jingles, qui s’avérera être innocent du premier massacre après avoir étripé une dizaine de personnes, Richard Ramirez rejoint le camp pour tuer l’héroïne innocente campée par Emma Roberts, dans un tout relatif contre-emploi de vierge ingénue. Il est commandité par Montana (Billie Lourd moins mauvaise que d’habitude) qui souhaite venger son frère, car la pauvre Brooke a un passé plutôt lourd. Son fiancé visiblement psychotique a buté son témoin avant de se suicider, le jour de son mariage, car il était persuadé que la douce jeune fille le trompait avec lui.

En cours de route, on apprend que c’est Margaret, l’horripilante cheftaine qui a tué tout le personnel la première fois.

Une fois, tout ce beau monde refroidi, seule Brooke (Emma Roberts) survit et se voit attribuer tous les meurtres de Margaret, tandis que la véritable responsable du massacre s’en sort.

Comme traditionnellement désormais dans AHS, la série rebondit à mi-parcours. Cette fois, avec un saut dans le temps. Emma Roberts va être exécutée pour ses crimes affreux. La vilaine est devenue richissime. Et un retour dans le camp de l’horreur est orchestré. Tous les morts des différents massacres sont devenus des fantômes et coulent des jours affreux à Redwood en tuant tous ceux qui leur rendent visite.

Ca vous rappelle quelque chose ?
Oui, c’est quasiment la même intrigue que Roanoke.

Le seul truc intéressant, c’est que nous sommes arrivés en 1989. La chouette décennie des eighties va se terminer et c’est tout le sous-texte de cette fin de saison : on va en terminer une fois pour toute avec les années 80.

Les quatre derniers épisodes de la saison semblent tendre vers un climax sanguinolent qui se passera lors d’un concert donné au camp Redwood.

Sauf qu’en cours de route, Ryan Murphy recule devant l’obstacle. Il met un autre serial killer sur la route de Brooke sauvée in extremis de l’injection fatale. Richard Ramirez qui a fait un pacte avec le diable souhaite aller se venger lui aussi.

Bref, nous avons quatre serial killers hyper motivés qui débarquent sur place et qui décident finalement de régler leurs comptes entre eux, tandis que les fantômes s’offrent une rédemption façon Hotel ou Manoir hanté (au choix). Ryan Murphy parvient même à nous tirer in extremis quelque larmes.

Pourquoi ce n’est pas terrible ?
Déjà, il manque Sarah Paulson. Elle était clairement trop vieille pour le rôle d’Emma Roberts et surqualifiée pour celui de la cuisinière. Du coup, c’est Emma qui rises. Parce que oui, une femme est encore la victime pendant huit épisodes, avant de connaître une fin heureuse et inattendue. Et, même si j’aime beaucoup Emma Roberts, elle est loin d’être aussi attachante et charismatique que Sarah Paulson.

Sarah

L’intrigue est un remâché d’au moins trois saisons existantes de la série.

Je regrette vraiment qu’il n’y ait pas de mystère sur le nom de l’assassin. Là, une chatte aurait du mal à retrouver ses petits parmi les serial killers. Il faudrait limite faire un schéma pour attribuer les meurtres au bon assassin.

Dans ses séries, Ryan Murphy est toujours à la limite du mauvais goût. Parfois il s’en sort avec brio et ça donne Hotel. D’autres fois, il se plante dans les grandes largeurs, la surenchère vire au grotesque et on tombe dans l’écueil 1984.

En plus, 1984 ne s’inscrit pas ou trop peu (une malheureuse allusion à la maison hantée) dans la mythologie de la série.

Pourquoi on regarde quand même…
Pour le générique qui n’est pas loin d’être mon préféré.

Parce qu’on adore les années 80.

Pour la très jolie référence à la séquence qui m’a le plus effrayée dans Vendredi 13.

Pour les acteurs quand même…. Lily Rabe est là pour satisfaire les fans.

 

Je recommande cette saison…
Aux Xennials

Aux fans des slashers des années 80 et 90

A ceux qui aiment qu’on leur raconte des histoires d’horreur autour d’un feu de camp

A ceux qui regardaient Véronique et Davina pour autre chose que la séquence finale de la douche

 

 

 

 

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

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