Toys are us

Voici au moins une raison pour aimer ce mois de décembre, synonyme de fêtes de Noël : la saison 3 de Toys that made us sur Netflix. J’avoue que la sélection de jouets proposée était loin de me convaincre. Je n’ai jamais accroché au Mon Petit Poney (My Little Poney), ni aux Tortues Ninja et encore moins aux figurines de catch. Je pense que c’est générationnel. J’attendais une spéciale MASK, qui semblait s’imposer à mon goût. Je viens de lire dans une interview des créateurs de la série qu’il n’y avait pas d’histoires à raconter sur cette licence.

Vraiment ???

Un dessin-animé nul qui pousse des gosses à vouloir des jouets pas terribles avec des figurines archi basiques à 400 francs de l’époque (60 euros, les enfants d’aujourd’hui), ce n’est pas une histoire intéressante ça ?

Et ma mère contrainte d’appeler celle de mon meilleur ami pour savoir si l’avion de Slingshot pouvait décoller ou pas, parce que je pleurais comme une folle, car le mien ne décollait pas. Alors que j’étais persuadée que si, il pouvait. Au prix du jouet, il aurait dû. Ce n’est pas une histoire non plus ? (Et je ne parle même pas des portes débiles du camion qui refusaient de se fermer.)

mask-slingshot
Je suis désolée, l’image laisse bien penser que l’avion DOIT décoller !

En regardant l’épisode sur les Mon Petit Poney, j’ai compris ce qu’ils entendaient par « histoires ». Hasbro, au plus mal financièrement, décide un jour de sortir une improbable poupée poney pour les petites filles et passe des couleurs logiques de l’animal à celles de l’arc-en-ciel. Le seul argument du jouet étant quand même qu’on peut coiffer la crinière de la monture…
Mais, ça va bien au-delà de ça. Comment faire survivre une licence pendant trente ans ? Qui a vraiment créé le petit poney ?…
C’est presque shakespearien.

J’ai découvert en plus que ces petits poneys étaient hautement collectionnables grâce aux petits dessins sur leurs croupes. La mention à ce détail est d’ailleurs assez hilarante dans le documentaire.

Bref, je vous recommande de regarder la saison 3 de The Toys that made us, et même la deux que j’ai peut-être un peu moins aimée, et bien sûr la une, qui évoquait pour le coup quelques uns de mes jouets favoris.

Dans l’épisode sur Power Rangers, vous apprendrez des choses sur la série qui vous sidéreront. Enfin moi, j’ai été sidérée.

Et puis quand vous aurez terminé, vous attaquerez The movies that made us. L’épisode sur Dirty Dancing est une pépite. La fin de celui sur Ghostbusters m’a fait pleurer comme un veau et l’ensemble m’a donné envie de revoir le film.

Le seul défaut de cette série-documentaire narrée de façon absolument remarquable est son nom en français : les jouets / les films de  notre enfance. Le titre américain a bien plus de sens à mon avis.

Vous aimerez ces deux documentaires….

Si vous avez conservé vos Fisher Price, Petits Poneys, MASK, GI Joe, Playmobils quelque part dans votre grenier « pour les donner à vos enfants un jour »…

Si vous avez gardé votre âme d’enfant…

Si vous êtes un enfant prisonnier dans le corps d’une femme de 42 ans… (ça ne m’évoque rien du tout personnellement)….

Si vous avez 45 minutes à tuer, peu d’a priori et un abonnement à Netflix…

Si vous aimez les histoires à suspense…

Si vous aimez le marketing, le commerce, la grande distribution…

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

Une réflexion sur « Toys are us »

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