Les limites du feel good du Meilleur pâtissier de M6

Mon humeur tire sur le maussade voire le grincheux en ce moment. Je comptais donc hier sur « Le Meilleur pâtissier », mon émission préférée du moment, pour me remonter un peu le moral. Et bien, ça n’a pas marché.

Je trouve cette saison un peu en dessous, comme si, avec des candidats sous doute moins attachants que les éditions précédentes, l’émission révélait ses travers.

Des recettes qui s’épuisent
Au rythme d’un paquet de défis par saison, il devient difficile de renouveler le panel de gâteaux à pâtisser. Je l’avoue, j’aurais été incapable de décrire la composition d’un Succès pour l’épreuve du classique revisité, hier. Je n’ai donc pas pu être extrêmement bluffée par les réalisations des candidats.
Quant au vieux grimoire de Mercotte, il est carrément épuisé. Je ne cesse de le répéter, mais depuis deux saisons, elle ne propose plus que la confection de gâteaux inutilement compliqués qui n’ont, en plus, pas l’air bon du tout.
Hier, à la place des candidats, je lui aurais volontiers collé le nez dans son ignoble Mimosa. Elle en a rajouté jusqu’à l’écœurement dans le pinaillage. « Ce n’est pas un Mimosa » parce que les morceaux de gâteaux qui parsèment ce truc ne sont pas jaunes, et qu’il y a de la croûte. « Ce n’est pas un Mimosa », parce qu’on ne sent pas bien le goût de l’Ameretto.
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

Comment savoir ce qu’est vraiment un Mimosa quand la recette se plaît à piéger les candidats qui font ce qu’ils peuvent au final ?

Du beau mais rarement du bon
L’épreuve de la figure imposée tourne de plus en plus à la performance artistique, voire architecturale, au détriment du goût. Hier, j’ai suivi rêveusement les pâtissiers pendant qu’ils confectionnaient un gâteau évoquant les contes de fées avec une centaine de biscuits. En voyant les machins qu’ils ont sortis, assez laids dans l’ensemble en plus, je me suis dit qu’ils étaient dans leur grande majorité immangeables.
En plus, à quoi bon les embêter à leur faire construire le truc le plus improbable possible en biscuits, pour ensuite le casser afin qu’il soit engouffré du bout des lèvres par Mercotte et dégusté par Cyril la bouche grande ouverte (beurk!).

Des éliminations étranges
Cette année, les candidats sont souvent dans un mouchoir de poche au niveau des résultats et l’élimination semble se faire de plus en plus à la tête du client, tout comme l’attribution du tablier bleu d’ailleurs. Les pâtissiers ne sont pas tous logés à la même enseigne. Ainsi, certaines peuvent foirer une épreuve et s’en tirer à bon compte, quand d’autres sortiront immédiatement.

Je regrette tous ces bémols, car je persiste à trouver cette émission absolument délectable. En plus, parmi les vrais plus de la saison, il y a Faustine Bollaert qui devient vraiment excellente dans son rôle d’animatrice douce amère. Elle m’a beaucoup fait rire hier en évoquant le Prince et la sorcière, qui composait le jury.

Sauf catastrophe, Chelsea fera une belle gagnante pour le programme.

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