Chair de poule

Cet été,  j’ai découvert une série extraordinaire, et je ne parle pas de « Stranger Things ».
J’en ai vu des tas qui parlent de vampires, de sorcières et de loup-garou, mais aucune comparable à « Penny Dreadful ».

Oui, oui, les amis, c’est mieux que « Vampire diaries ».

Pourtant, j’avais déjà tenté lors de premières mes incursions sur Netflix de me mettre à cette série. J’avais même regardé le pilote, qui m’avait moyennement plu. Avant de pousser plus loin mon exploration, « Penny Dreadful » se résumait en gros à la série avec Eva Green.
Alors oui, « Penny Dreadful » est effectivement la série avec Eva Green, et ça compte énormément, mais elle va tellement au-delà de ça.

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Il ne faut pas s’arrêter au petit côté « Ligue des Gentlemen extraordinaires » qui pèse sur les premiers épisodes. L’apparition de Victor Frankenstein et sa créature mythique est suivie de celle de Dorian Gray, avant que Mina Harker et son fiancé diabolique – jamais nommé cependant, au moins dans la première saison – fasse son apparition, entraînant dans leur sillage Van Helsing. Le name dropping est un peu fatiguant et peut donner envie de tourner les talons.

Mais voilà, Miss Ives (Eva Green) est là et elle transperce littéralement l’écran. Tantôt magnifique en Lady victorienne et terrifiante en pauvre créature possédée par les esprits démoniaques. Je ne suis d’ailleurs pas du tout étonnée que les plus horribles méchants veuillent lui mettre la main dessus.

D’autres personnages surprennent. La première création de Frankenstein ne laisse pas indifférent. Les développements liés à son personnage forcent le respect. Billie Piper, ex compagne du docteur, est épatante en fille de la rue frappée par la tuberculose, et elle est encore plus géniale dans les saisons 2 et 3 en pasionaria de la cause féminine.

Et puis, il y a les décors : les rues de Londres, les intérieurs victoriens, les endroits publics parfois surprenants comme cette salle, où les Londoniens jouent à ce qui semble être l’ancêtre du ping-pong ou le sordide musée de cire… Je suis particulièrement fan de la pièce de réception de Dorian Gray dont les murs sont couverts de portraits. Oui, dit ainsi, ça peut paraître facile, mais le rendu est très réussi.

Je ne veux pas trop en dire,  car j’ai vraiment envie d’inciter ceux qui n’ont pas vu « Penny Dreadful » à regarder cette série.

Mais l’autre énorme force de cette fiction est de réussir le tour de force de proposer une saison 2 bien meilleure que la première, et une troisième, terrible parce qu’elle est la dernière.

« Penny Dreadful » se mérite, alors il ne faut surtout pas se contenter de regarder le pilote ou quelques épisodes en jouant les blasés. Il faut s’accrocher au départ.
Mais, promis, vous ne le regretterez pas. Chaque personnage gagne en complexité. Miss Ives, déjà formidable, devient géniale. Les relations, qu’on pense comprendre, nous surprennent…

Je viens de terminer la saison 3 et « Penny Dreadful » a rejoint le panthéon de mes séries préférées. J’en reparlerai certainement.

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5 réflexions sur “Chair de poule

  1. [HS] Toi qui es le bon goût (télé-réalitaire) incarné, tu ne voudrais pas écrire un petit article pour dire qu’il faudrait vraiment que Jenifer arrête IMMÉDIATEMENT de chanter en même temps que les candidats dans The Voice Kids ?
    Merci d’avance !

      • Eh bien.. en fait, il se trouve que : oui.
        J’imagine que ce n’est pas ton domaine de prédilection, mais si tu veux jeter un coup d’œil à ce site qui s’intitule « tous les cours de l’année en accès gratuit » (et qui proposait, en effet, toutes les matières, jusqu’à cette année), et dire ce que tu en penses…
        Tu pourrais devenir ma porte-parole sur les internets quand je suis scandalisée, ce serait tellement beau 😉

  2. Je viens de terminer la série, qui était l’une de celles que je voulais regarder le plus. Je n’ai pas été déçue. Il faut dire que l’atmosphère particulière qui s’en dégage est juste inclassable. Eva Green crève l’écran, littéralement. La deuxième saison est globalement la meilleure des trois, très sombre. Et la scène de spiritisme est sans doute une des meilleures scènes que j’ai vu récemment. Je noterais quand même quelques faiblesses dans le traitement des personnages (Dorian Gray notamment) et un fin un peu précipitée, logique, mais précipitée. J’ai adoré le travail sur la photographie et la relation entre John Clare et Miss Ives. Je terminerais par ceci : Penny Dreadful a la classe d’un série anglaise , ce qui n’est pas un mince compliment de ma part.

    • Tu as raison pour la saison 2, même si la trois réussit l’exploit de très bien terminer la série. Je reste également très marquée par la relation entre John Clare et Miss Ives.
      Ca fait quelques mois maintenant que j’ai fini Penny Dreadful, et cette série ne me quitte pas.

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