Seconds couteaux

Après trois semaines de vraies vacances dans mon île adorée, j’ai décidé de passer le reste de l’été sur Netflix. Un endroit moins ensoleillé mais assez distrayant !

J’ai commencé par rattraper mon retard en visionnant « Stranger Things ». Je cherche encore comment en parler sans redire ce qui a été écrit partout ailleurs. Puis j’ai poursuivi mon visionnage de la deuxième saison de « Scream ». Il faut bien le reconnaître, j’adore cette série. Je dois être la seule adulte dans ce cas, mais qu’importe.

Si vous n’avez vu aucune des deux saisons et que vous vous intéressez à la série, évitez de billet, il contient des spoilers.

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Bon, c’est vrai qu’au départ j’étais plutôt mitigée sur la possibilité de transposer cette tétralogie en série et puis j’ai été happée par les intrigues. La première saison sanguinole allègrement et l’intrigue autour du tueur , qui a harcelé la mère et qui revient pour embêter la fille m’a bien plu.
Emma, l’héroïne, n’a certainement pas le charisme du personnage campé par Neve Campbell dans la saga originelle, mais les rôles secondaires, à commencer par Audrey, la petite lesbienne qui adore filmer, et Noah, qui joue le rôle du fan de culture populaire qui replace la série dans la lignée de ses glorieux ancêtres, sont plutôt intéressants.

La première saison se terminait évidemment sur un splendide cliffhanger : [ATTENTION SPOILER] la complice de l’assassin de Lakewood s’avérait être Audrey, la meilleure amie de l’héroïne. Bim… frissons !

La deuxième saison est toute aussi flippante que la première, mais souffre d’un grave handicap : Les scénaristes semblent avoir beaucoup de mal à se résoudre à éliminer l’un des personnages principaux, les fameux survivants de la première tuerie.
Alors pour donner du grain à moudre au nouveau tueur masqué, qui comme dans les films originaux adopte le même look que son prédécesseur histoire d’être bien identifiable, il faut ajouter plein de nouveaux personnages forts mystérieux.

Nous avons l’étrange cousin de Kieran, le petit ami d’Emma qui abuse de la brillantine. On sent bien que ce garçon n’est pas tout à fait comme les autres. D’ailleurs, il aime s’introduire chez les gens la nuit.
Il y a aussi (Gu)Stavo, le sombre fiston du nouveau chef de la police, qui aime faire des dessins morbides des gens qu’il côtoie.
Du côté des adultes, la nouvelle psychologue scolaire obsédée par Emma n’est pas très nette non plus et en plus il semblerait qu’elle soit liée à Pipper, la fameuse psychopathe de la première saison.

Et puis bon, autre épine dans le pied des auteurs, que faire d’Audrey ? Alors il s’avère que finalement, elle n’était pas vraiment une tueuse, mais qu’elle a accidentellement attiré la méchante qui a buté tout le monde.

Mouais…

Comme si ça ne suffisait pas, il faut aussi supporter un scénario poussif qui n’est pas à l’abri de jolis poncifs des films d’horreur.
Les lieux extrêmement suspects où le tueur en série pourrait frapper à tout moment parce qu’ils contiennent des indices sur lui sont explorés exclusivement de nuit. Personnellement, je ne mettrai jamais un pied dans une fête foraine vers minuit et encore moins dans un ancien orphelinat / asile psychiatrique sordide où des enfants ont été abusés et des patients torturés.
Les personnages se séparent TOUJOURS pour explorer un lieu. Ils n’appellent jamais la police quand tout leur environnement leur hurle de le faire. Ils décrochent systématiquement quand le serial killer appelle en « masqué ». Et ils perdent leur virginité, alors que quand un tueur frappe, il faut éviter absolument d’avoir des rapports sexuels sous peine d’être la prochaine victime.

Qu’importe, j’avoue, je brûle de savoir qui est le tueur ou la tueuse, ou qui est son ou sa complice, en espérant évidemment apprendre qu’un personnage auquel je me suis attachée m’a manipulée depuis le début, ce qui me semble très improbable au demeurant.

Quant aux vrais films « Scream », il reste pour moi de merveilleux souvenirs d’été passés dans le Nord avec mes amis de l’après-bac. J’ai découvert le premier avec mon meilleur ami dans le cinéma désormais fermé de ma ville natale, qui ferait d’ailleurs un superbe décor de film d’horreur. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais voir et je n’ai pas été déçu du voyage. A l’époque, je retrouvais l’héroïne de « la vie à cinq » et l’une des « Friends » sur grand écran. 

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