L’instant danois

Hier soir, grâce au teasing d’Arte, qui donnait carrément envie, et à la bonne critique de mon magazine télé favori (Télérama), j’ai regardé « Borgen » et je m’en félicite. Ca me change un peu de « Glee », « Vampire diaries » ou « les Frères Scott ». Depuis que ma cousine est en prison, elle m’envoie n’importe quoi pour se venger certainement.

« Borgen » est une série danoise, et aussi curieux que ça puisse vous paraître, ce n’est pas ma première série danoise. En effet, il y a presque vingt ans de cela, (« un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », les chanceux…) j’avais suivi, sur Arte déjà, la mini-série de Lars Von Trier « l’Hôpital et ses fantômes ».


[Ceci n’est ABSOLUMENT pas un fake, on savait s’amuser dans les années 90.]

Après cette première incursion dans la culture danoise, « Borgen  a été une vraie partie de plaisir, même si le premier épisode est un peu rébarbatif.

Cette série narre l’arrivée au pouvoir de la première femme premier ministre du pays, issue du partie centriste, Birgitte Nyborg Christensen. Je ne vais pas trop m’étendre sur les noms, qui me donnent l’impression de relire « Thorgal », et les intrigues, mais pour faire court, c’est génial et prenant.

A la veille des élections, sous l’effet conjugué de plusieurs facteurs indépendants totalement de sa volonté, Birgitte se retrouve à faire un score assez sensationnel, pour son parti, aux élections législatives, ou équivalentes à ce scrutin français. En position de force, face à des libéraux en déroute et à des travaillistes affaiblis, elle est chargée par la Reine, comme c’est exotique, de constituer un gouvernement.

Le premier épisode de mise en place n’est pas le plus passionnant donc, mais son visionnage est indispensable pour comprendre le parcours du personnage principal, et ce qui le propulse au pouvoir.

En plus, des petits arrangements, plus ou moins obscurs et réguliers, entre politiques – je te donne tel ministère et tu rejoins ma coalition ; je te plante un couteau dans le dos pour me venger… – « Borgen » s’intéresse aux liens étroits entre politiciens, ou proches des politiciens, et journalistes. L’un de personnages principaux, une jeune et belle journaliste, couche ainsi avec l’attaché de presse du premier ministre en poste, qui meurt dans son lit. En faisant appel au conseiller de Birgitte pour la tirer de ce mauvais pas, la jeune femme, sans le savoir, précipite non seulement la chute du premier ministre libéral, mais également celle du chef des travaillistes, et l’ascension de Birgitte.

La nouvelle premier ministre, dont nous avons suivi la montée en puissance dans les deux épisodes d’hier, a la chance d’être entourée d’une famille super aimante et simple, mais je crains déjà que tout son bonheur soit mis à mal par son nouveau rôle politique majeur.

En bref, je vous recommande « Borgen » pour en savoir plus sur le système politique danois, parce que c’est toujours intéressant, mais surtout parce que c’est très bien écrit, bien joué et très prenant, et que j’aime bien les noms avec des o barrés aussi. En plus, Birgitte me fait penser à ma candidate, désormais totalement en déroute et je me prends à rêver en regardant la série à ce qui aurait pu arriver si elle avait été élue.

A la place, vous pouvez aussi essayer « L’Hôpital et ses fantômes », qui se déroule dans un hôpital psychiatrique extrêmement mystérieux.  Ce petit teaser en version originale, le danois est une langue magnifique, devrait vous donner extrêmement envie.


[Spéciale dédicace à mon Meilleur Ami, qui m’avait fait découvrir la série à l’époque…]

Auteur : poclatelephage

Blogueuse téléphage depuis 2004. Ecrivez-moi : poclatelephage@gmail.com Suivez-moi : https://twitter.com/poclatelephage

7 réflexions sur « L’instant danois »

  1. Je n'ai pas regardé Borgen hier soir, j'ai du mal à être attiré par les séries politiques. J'ai abandonné Les hommes de l'ombre avant la fin, pour ce qui est de plus récent. Je crois que les coulisses du pouvoir peuvent être passionnantes, mais demandent de ma part une exigence de concentration dont je ne suis pas toujours capable. Voire pas du tout capable si on ne parle que de politique.
    (alors que, par exemple, j'adore quand il y a des conversations de couloirs dans 24, qui est à peu près la série la plus irréaliste du monde et certainement pas un modèle de série politique, mouhahaha).
    Mais j'ai déjà regardé une série danoise. Ou plus exactement les quatre premiers épisodes d'une série danoise, et c'était déjà sur Arte: The killing. J'en aurais même regardé davantage si la diffusion s'était faite à un autre moment, mais, dans ces cas-là, quand je suis fatigué au point de ne pas arriver à suivre plus de trois séries, ce sont toujours ces séries un peu sérieuses qui trinquent chez moi.

  2. La BA de « L'hopital et ses fantomes » est juste fantastique. Que d'angoisse devant ces flots de sang et les morts qui sortent de terre.

    Le titre me fait penser à « l'hopital Velpo » dans un registre finalement pas si éloigné bien qu'involontaire 😛

  3. Pierre, j'aurais du regarder The Killing, maintenant qu'Arte est devenue ma chaîne préférée bien loin devant M6, qui me saoule comme chaque fois que je suis fatiguée. Ca parlait de quoi d'ailleurs ?
    Quant aux séries politiques, je comprends ce que tu veux dire. Ca demande de la concentration et dans ce registre le premier épisode hier était un peu dur.

    Cafpow, ça mériterait une rediff en deuxième partie de soirée dans un théma « séries danoises ». Je ne garde pas de souvenirs très précis des intrigues, mais c'était décalé effectivement.

  4. The killing comme son titre l'indique (du moins, son titre français, qui est en anglais et qui est aussi le titre du remake américain, finalement moins pittoresque que l'original mais plus facile à retenir quand on ne maîtrise que très approximativement le danois) parlait d'un meurtre. Et la série suivait l'enquête, jour après jour, épisode après épisode, jusqu'à, j'imagine, la résolution du mystère.

  5. Je ne connaissais aucune série danoise auparavant mais j'ai vraiment apprécié Borgen: premier épisode un peu ardu effectivement et tous les hommes ont la même coupe avec la même paire de lunettes et des prénoms improbables pour nous … j'avais un peu peur de tous les mélanger, mais non.
    J'aurai aimé faire le comparatif avec les hommes de l'ombre avec Nathalie Baye, mais je ne l'ai pas vu (on peut simplement constater que l'actrice de Borgen est plus naturelle et moins « botoxisée » que Nathalie Baye).
    Bref, nous nous sommes régalés, puisque monsieur a aussi aimé alors que ce n'est pas du tout du tout son genre normalement.

  6. Si arte est devenue ta chaîne préférée loin devant m6, tu augmentes considérablement tes chances de séduire M. Télérama et de le prendre dans tes filets ! Quel jour est-ce diffusé ?

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