Le retour de Carrie

J’ai vu très peu d’adaptations de séries cultes sur grand écran. D’ailleurs, il existe certainement très peu d’adaptations de séries cultes sur grand écran. Si pour des raisons qui m’échappent, j’ai visionné dans une salle obscure le premier « X Files » réalisé pour le cinéma, j’étais passée (volontairement) à côté de « Sex and the city » le film. Si un jour, « Arrested development » sortait, je m’y précipiterais, mais c’est une autre (vieille) histoire.

J’ai donc été ravie de pouvoir regarder un film adapté d’une série dans mon petit écran et je n’ai pas regretté un instant de ne pas avoir fichu 10 euros dans le visionnage de ce certes agréable épisode très long des aventures de Carrie et ses copines.
Ca me rappelle un peu les téléfilms de « Docteur Quinn » niveau qualité, même si dans « Docteur Quinn » bizarrement il y a moins de placements de produits. Mickaëla boit rarement des café Starbucks avec sa copine Dorothy dans le drugstore de Loren Bray.
Je l’avoue en effet mon plus gros problème avec ce gigantesque épisode de « sex and the city » a été cette tendance extrêmement agaçante aux placements de produits super voyants. Alors, évidemment, certaines mentions sont indispensables, notamment celles aux créateurs de haute couture et aux chausseurs de luxe qu’affectionnent nos divas new-yorkaises, mais d’autres sont franchement problématiques : les gobelets du starbuck donc, mais le pire a été l’apparition des sandwiches « Prêt à manger » et pourtant Dieu sait que j’adore le « Prêt à manger » et que je rêverais que l’enseigne s’implante en France.
Vraiment j’aurais eu mal au cœur de payer pour un film qui n’est déjà pas mieux conçu que quatre épisodes de « sex and the city » mis bout à bout en me payant en plus de la publicité éhontée sur quasiment chaque plan.

Sinon, rien à dire, l’histoire est sympa, même si elle tourne finalement à « beaucoup de bruit pour rien », mais c’est un peu l’apanage de toutes les comédies romantiques. Charlotte qui n’a pas forcément été toujours mon personnage favori de la série se sort vraiment bien de ce grand téléfilm, mieux que Carrie qui est quand même passablement laide, il faut bien le dire, quand elle se coiffe comme Céline Dion ou simplement quand elle n’est pas outrageusement fardée.

Au final, après avoir visionné d’un bloc en me régalant la saison 1 de « Episodes », qui m’a beaucoup fait réfléchir au sort des pauvres ex « Friends », à jamais cantonnés à leur rôle dans la série culte, j’ai réalisé que les filles de « sex and the city » étaient condamnées à camper des new-yorkaises superficielles et vieillissantes, ce qui est finalement un peu triste. Le seul réconfort que je tire de tout ça, c’est que Carrie a réussi à résister à la tentation de concevoir des enfants, ce qui est tout à son honneur.

Sinon, je voulais signaler que je n’étais pas dupe de l’apparition de la super assistante, qui joue le double quota « personne de couleur » et « ronde » pour éviter à la production de se faire taper dessus pour le côté WASP – j’oublie certes Harry et Charlotte – et surtout très squelettique de son casting d’héroïnes.
[NDLA : Ca fait un peu froid dans le dos, mais ceci est mon 1999ème billet.]
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14 réflexions sur “Le retour de Carrie

  1. J'ai regardé, par curiosité (jamais accroché à la série), j'ai trouvé ça d'un MAUVAIS ! Mal joué, le scénario qui tient sur un ticket de métro, du name-dropping de marques à en donner la nausée… ce sont encore les scènes de cul qui sont le mieux jouées.

  2. Mélanie, c'est sûr qu'en n'aimant pas la série tu partais avec un handicap de taille pour apprécier le film, déjà pas super transcendant. Je te rejoins sur l'essentiel, même si je n'ai pas été frappée par la nullité du jeu des actrices.

  3. Je l'avais vu à la TV et j'avais trouvé l'épisode plutôt agréable de mémoire. Comme tu dis, c'est un long épisode et pas un film.
    Je crois que comme toutes les séries, il faut avoir vu les saisons avant pour apprécier le film sinon beaucoup de répliques ou de références tombent à plat.
    J'avais été agréablement surprise par le rôle de Charlotte qui pour une fois ne jouaient pas les hystériques de base mais la voix de la raison. Les vrais amis, c'est ceux qui sont capables de vous dire vos quatre vérités.
    Le côté placement de produits m'avaient bien marqué aussi. C'est un cas d'école à présenter à Culture Pub.

  4. Cafpow, il faut dire que le défi était de taille, muer 20 minutes de série en plus de 120 minutes de film, ce n'est aps rien. Si tu as vu le 2, que vaut-il en comparaison ?
    Charlotte est touchante dans son soutien inconditionnel à Carrie, je trouve. J'ai moins aimé la scène pas super nécessaire où elle se chie dessus. Ca détonne avec tout ce glamour et ces placements élégants de produits.

  5. Je n'avais absolument pas suivi la série, mais j'ai essayé de regarder ce film hier soir.
    Et comme Mélanie, j'ai été choquée par le jeu des actrices (et des acteurs aussi). Le placement produit m'a aussi sauté aux yeux, avec les même remarques que toi pour le Prêt à Manger. En fait, je suis d'accord avec tout le monde ! 🙂
    Finalement, j'ai zappé entre Taxi et Sex & The City : pas de grands films au programme hier…

  6. J'ai vu le 2 et franchement il n'est vraiment pas réussi… Trop long (2h26 selon allociné) et je ne me souviens plus du film ! Et apparemment la personne d'allociné non plus car voici le synopsis : Que passe-t-il après avoir dit « Oui » ? La vie est telle que ces dames l’ont toujours rêvée, mais ce ne serait pas “Sex and the City” si elle ne leur réservait pas quelques surprises… cette fois, sous la forme d’une aventure glamour, baignée de soleil, les entraînant loin de New York dans l’un des endroits les plus luxuriants, exotiques et vivifiants de la planète ; là où les fêtes ne s'arrêtent jamais et où le mystère est omniprésent. C’est une escapade qui arrive à point nommé pour les quatre amies, qui se retrouvent dans – et s’insurgent contre – leur rôles traditionnels d’épouse et de mère.
    Et en y réfléchissant, il me semble que Carrie rencontre Aidan dans un zouk…
    Sinon, le 2nd volet a reçu des récompenses aux Razzies :
    Razzie Awards 2011 edition n° 30
    3 prix remportés :
    – Pire suite, prequel, remake ou dérivé
    – Pire couple à l'écran ou pire casting
    – Pire actrice (Sarah Jessica Parker, Kristin Davis, Kim Cattrall, Cynthia Nixon)
    Sinon, je commence la saison en VO. Après X années sur M6 en VF, j'ai besoin de voir ce que ça donne en VO.

  7. Moi qui aime la série, je dois avouer que les films souffrent de leur longueur : le format de 25 minutes est plus favorable au comique de situation et de caractère… Je n'avais pas remarqué le placement des produits, mais l'immonde verrue sur le menton de Carrie oui ! sur petit écran, elle m'avait totalement échappé.

  8. Post-it, je te conseille la série. Si le film n'est pas terrible, « sex and the city » a quand même révolutionné pas mal de choses dans la façon de parler de sexe crûment dans les séries.

    Audrey, bon les indications que tu donnes semblent confirmer ce que je pensais, une suite n'était pas utile. Déjà que je m'interrogeais sur la nécessité d'un premier film… 🙂
    J'ai retardé l'échéance pour le 2000ème billet en supprimant tous les posts non publiés et ceux retirés de la publication. Je dois du coup en être au 1989ème ce qui me laisse un peu de temps pour penser à ce 2000ème post.

    Monty, ahhhh la verrue de Carrie, je n'imagine pas à quel point elle doit être remarquable sur grand écran, déjà que je l'avais remarquée sur ma toute petite télé dès le démarrage de la série sur M6.

  9. Je n'ai pas tellement accroché à la série, mais j'ai trouvé le film plutôt agréable… sans plus d'ailleurs, mais je zappais entre ça et l »accro du shopping » et finalement je suis restée sur ce Sex là !

    Et ce qui m'a le plus frappée, encore une fois, c'est que cette Sarah Jessica ressemble à un cheval anorexique pourvu d'un horrible gros bouton sur le menton !

    Pour le reste, Dieu merci, comme tu le dis bien, il ne lui a pas fait faire d'enfant !

    En revanche, joie de revoir Cris Noth pour moi, en attendant le suite de « the good wife »

  10. Je ne peux que confirmer les commentaires précédents. Je dirai que c'est le « bon » film pr penser à rien. Mais je m'y attendais les producteurs tirent trop sur la ficelle et c'est dommage qu'ils les montrent les personnages en forçant le trait, Samantha la salope, Charlotte la coincée etc il n'y avait aucune subtilité par rapport à la série (bien que dans les dernières saisons).
    Quant à Sarah, je crois qu'elle n'assume pas de vieillir et comme d'autres stars de son âge pense pouvoir cacher les rides autour des yeux avec son maquillage corbeau.
    Je ne sais pas si tu as vu le 2 mais j'ai été outrée par tant de vulgarité, de name-dropping (pire que dans le 1), et de mépris pour les pays arabes. vraiment à gerber

  11. J'avais passé un bon moment devant le 1 mais le 2 est un des pires films que j'aie jamais vus, avec des remarques très très limites, du coup je n'ai pas eu envie de revoir le 1 sur le coup.

  12. Le placement de produit dont tu parles était déjà visible dans la série, Starbucks étant le plus représenté, puis McDo, sans compter les multiples références aux marques de fringues et chaussures.

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