La chronique du dimanche : La double vie de POC

En préambule de ce post, je tiens à rappeler que j’ai un travail plutôt stressant qui me fait alterner semaines de rush intense et périodes d’accalmie pas franchement reposantes puisque je dois rester que le qui-vive. Ceci n’excuse pas tout, j’en ai conscience…

Voilà deux Noël, une grande surface a fait une promotion alléchante sur les Sims 2, alors en fin de vie puisque le trois n’allait pas tarder à sortir, j’avais aimé le 1, le 2 serait forcément mieux, j’ai donc succombé à la tentation.
Depuis cette époque, j’ai mes périodes « Sims », qui alternent avec mes phases « animal crossing », ou « wii », voire « XBOX » ou « game cube », mais les ères « sims » sont souvent plus longues et plus prenantes.

Au départ, je jouais « normalement ». J’incitais mes créations à avoir de multiples partenaires de tous les sexes, puis je les amenais à faire carrière et parfois à procréer puis je les abandonnais pour recommencer ailleurs dans une autre maison à embellir, avec d’autres existences à construire.
Mais depuis peu, je suis devenue plus « professionnelle » dans ma façon de jouer.

Tout cette histoire a commencé quand j’ai voulu voir si un Sim extraterrestre et un Sim terrien pouvaient avoir des enfants verts…

Dans l’idéal, je prends en main le petit être dès sa naissance, j’évoquerai sa création après. Durant sa petite enfance, il est sur-éveillé par ses parents, qui se dédient exclusivement à son éducation. Dès qu’il devient un bambin, une fois relooké, il s’adonne à l’apprentissage dès qu’il le peut, le jeu est accessoire, si je peux le distraire en jouant aux échecs ou au piano, plutôt qu’en le sociabilisant, je le fais. Ses parents sont, eux, chargés de se faire bien voir du directeur de l’école privée pour qu’il ait l’opportunité d’y entrer. L’adolescence est en général plus agréable pour ma « création », qui a le droit de flirter pour réaliser quelques uns de ses désirs, tout en gardant à l’esprit qu’il doit poursuivre sa quête de connaissances afin d’être un adulte performant.

Une fois l’enfant sim devenu grand, selon ses qualités, il passe le reste de sa vie dans la boîte à sims ou il rejoint sa propre demeure pour réussir une brillante carrière ou fonder une belle famille.

J’en arrive aux origines de mon petit « sim ». Il est souvent le fruit de l’union d’un sim qui n’est pas resté bien longtemps dans la boîte à sims, car ses qualités physiques le prédestinent à la reproduction. Il est donc installé dans une maison plus ou moins coquette qu’il pourra décorer en gagnant son propre argent – je ne triche jamais aux Sims. Il sort ce qu’il faut pour faire des rencontres, et trouver le partenaire idéal pour une reproduction future. Son installation en couple peut attendre qu’il ait atteint les cimes de sa carrière ou aller plus vite si je trouve rapidement sa moitié parfaite. En attendant, mon sim a une vie sociale et sexuelle riche. Il est forcément au moins bisexuel pour ne se fermer aucune porte, mais à part les simettes, je ne conçois plus de couple d’hommes à cause de ma soif de reproduction simesque.

Une fois mon sim bien positionné dans l’échelle sociale et suffisamment riche, vient le moment de copuler. Vous connaissez la suite, les parents se dévouent ensuite à leur bambin afin qu’ils acquièrent un maximum de connaissances et puis une fois qu’ils sont remis de la naissance et de l’éducation du petit premier, ils se mettent à concevoir le deuxième et rebelote…

Le problème est que j’ai rempli les deux premiers quartiers de mes sims et que la reproduction devient assez complexe, puisqu’il n’y a quasiment plus que deux souches de familles. En général, quand je cherche un ou une petite amie pour un ado, je m’aperçois qu’il ne pourra pas flirter avec un autre personnage, qui s’avère être un lointain cousin voire un oncle. Le jeu ne tolère pas, à juste titre, l’inceste. Bon, j’ai remarqué cependant que quand ma sim avait décidé d’avoir un enfant avec un voisin pour voir ce que ça pourrait donner (un gros ratage d’ailleurs), le père de famille n’a pas reconnu le bébé comme un des siens, ce qui aurait pu laisser germer les pires idées dans mon cerveau malade de joueuse. Déjà que je suis un peu dépitée de ne pas pouvoir faire s’accoupler mes ados, le jeu est un peu rétrograde à ce sujet. En même temps, les amerloques trouvent que « Skins » est une série monstrueuse… Mes ados doivent porter des anneaux de pureté à mon insu. Mais, dès qu’ils sont adultes, leur frustration les amène à ne désirer qu’une chose : avoir un rapport sexuel dans un lit…
Je me demande si les Sims 3 ont bougé le curseur à ce sujet.

Vous commencez à vous demander si vos années de fidélité à ce blog étaient vraiment une bonne idée en découvrant ce que vous imaginez être la vraie personnalité de son auteur, mais il faut garder à l’esprit que ce n’est qu’un jeu. Contrairement à Sheldon, je n’envisage pas de l’appliquer dans la vraie vie. En plus, je ne passe pas mes nuits dans des cimetières à tenter de faire la même chose avec des bouts de cadavre… De plus, je n’ai jamais tué un sim volontairement. Il leur ai arrivé de se pisser dessus accaparés qu’ils étaient à travailler, mais jamais de mourir, ils sont bien traités…

Les « Sims » demeurent pour moi le seul palliatif que j’ai trouvé aux playmobils, puisque les adultes sans enfant n’ont a priori pas le droit d’en posséder pour leur propre usage. Je sens que ma femme est sur le point de passer du côté obscur, à son tour, puisque elle envisage l’union d’une elfe et du fils de son ancienne famille…

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6 réflexions sur “La chronique du dimanche : La double vie de POC

  1. Je vois que tu es une démiurge simesque consciencieuse et intègre ! Avec mon ex colocatrice anonyme, nous n'avons jamais utilisé les Sim's que pour le luxe, la tricherie, la luxure, la torture et la sorcellerie, sans oublier le pire des vices : une décoration d'intérieur à faire frémir Valérie Damidot. Je me souviens encore avec nostalgie de mon Eglise réaménagée en nid douillet pour lesbiennes gothiques avec autel satanique dans le jardin-cimetière ou encore de la magnifique salle-de-bain de 200 m2 du couple gay, avec lustres en cristal et une quinzaine de WC polychromes alignés contre le mur. Pendant que je m'adonnais à ma folie décoratrice, Dinotoutbeau testait les mille et une manières de tuer un Sim…

  2. Monty, je ne peux pas m'empêcher de penser que votre manière de manipuler les Sims est plus normale que la mienne, car après tout c'est un jeu d'après ce qu'on m'a dit. Je ne devrais donc pas me ronger les sangs pour la promotion de mon sim ou la beauté du nouveau né à venir. Pour la peine, je vais en noyer un dans la piscine ou obliger un sim à cuisiner une omelette norvégienne, auto-combustion garantie.

  3. Merci, merci de reconnaître que les sims sont une évolution des playmobils!
    je défends avec ferveur cette théorie depuis la sortie des sims, que les sims ne sont ni plus ni moins qu'une version des playmobils sur PC (et qui permet aux adultes de continuer à jouer aux playmobils)

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