« When a [wo]man is tired of London, [s]he is tired of life ».

Comme la dernière fois, en m’engageant cette fois-ci à laisser le billet en ligne, voici mes impressions londoniennes…

Je continue de vouer un culte païen à cette ville extraordinairement belle où les gens sont si gentils et attentionnés. A chaque caisse, devant mon manque de réactivité à leur requête, mes interlocuteurs m’ont demandé si j’étais en vacances et d’où je venais avec l’air sincèrement intéressé. En ville, le plan à la main à un feu, un type a très poliment offert à ma femme son aide et quand elle l’a éconduit, il s’est éclipsé gentiment.

Quant à la beauté de la ville, je vous conseille de l’arpenter en tous sens comme nous l’avons fait pendant trois jours. Cette fois-ci en me promenant dans Bloomsbury, mais surtout sur le « Strand », je lui ai trouvé des faux airs de Gotham City avec ses bâtiments extraordinaires et ses statues gigantesques. Londres est une cité magnifique mais aussi étonnamment propre dans laquelle on ne slalome jamais entre les déjections canines.

Samuel Johnson, que Rory cite dans la saison cinq de « Gilmore Girls » quand Logan émet des réserves sur la ville, avait raison (en version originale) : « when a man is tired of London, he is tired of life ».

Il est toujours bon de repréciser également que pour visiter l’époustouflant British Museum – sa pierre de Rosette, ses antiquités égyptiennes, ses momies et autres trésors – ou la Tate Modern, on ne débourse pas un kopeck sauf évidemment si on s’égare à la boutique ou si on se sent l’âme d’un mécène et qu’on lâche quelques livres pour prolonger ce cadeau. En découvrant un Moai, qui n’avait certes rien à faire là, au British Museum, j’ai pensé – pour de vrai en plus – à Frédéric et Jessica de « Pékin Express » et je me suis dit comme eux qu’au moins j’aurais eu la chance d’en voir un une fois dans ma vie. Quand j’ai découvert l’une des œuvres de Louise Bourgeois sur laquelle elle répète ligne après ligne qu’elle ne doit pas avoir peur du Père Noël qui n’est pas maléfique, j’ai songé à Bart Simpson et je me suis demandé si cette œuvre avait influencé Matt Groening.

Je vous rassure à Londres je n’ai pas fait que du tourisme (et du shopping), j’ai aussi regardé la télévision avec une préférence pour les publicités. Mais j’ai surtout réalisé mon rêve en visionnant la version originale d’un « dîner presque parfait », « come dine with me» en VO. J’ai d’abord aperçu une version célébrités en étant persuadée que le concept était qu’un anonyme recevait des people, avant de saisir que je ne connaissais simplement pas le premier hôte célèbre. J’ai ainsi pu apercevoir « le dîner presque parfait » des peoples comptant Sam(antha) Fox, Janice Dickinson (mannequin américain sur le retour qui a une télé-réalité programmée sur Virgin 17) et deux anglais très connus dans leur pays. Janice s’est conduite comme une american bitch et Sam a présenté « sa partenaire » à ses nouveaux amis. Dans un registre plus classique, le surlendemain, j’ai visionné la version originale tout en intérieur anglais. J’ai pu noter que nos voisins d’Outre Manche étaient plus généreux dans leur notation car même le type qui a fait littéralement cramer son crumble dans le four n’a pas eu de si mauvaises notes que ça. Les anglais ne jugent ni l’ambiance, ni la décoration et se contentent d’attribuer une unique note pour l’ensemble du repas. La chance…

J’ai également regardé beaucoup de jeux. Le paysage audiovisuel anglais est en effet truffé de jeux télé. Une chaîne passe ainsi le plus clair de son temps à diffuser « are you smarter than a 10 year old kid ?» et comme en France les participants sont rarement plus doués que les gamins. En même temps, honte sur moi, j’ignorais comme le candidat de dimanche à quel moment les chrétiens célébraient la mort du Christ, ce qui faisait partie de la catégorie « religion / 9 ans » mais en revanche je savais qu’un « chapeau » allait sur la « tête » et non le coude, en « français / 10 ans ». J’ai aperçu « une famille en or » et un jeu super compliqué qui consiste à trouver une thématique donnée sur la base d’une liste de mots (coton surtout en anglais) avec des gros geek pour participants, mais aussi un jeu totalement débile dans lequel des gens doivent avant de répondre à une question escalader une structure ou ramper par terre. Je suppose que le concept a déjà du être vendu à TF1.

Enfin, j’ai aperçu des émissions que je rêverais d’avoir en France : une femme qui débarque chez un type sans emploi pour le secouer et lui trouver un job ; une autre dame qui s’attaque elle à des chômeurs obèses (tout un programme…) afin de les faire maigrir et retravailler ; une nana qui inspecte les hôtels (l’histoire ne dit pas si elle les remet d’aplomb après avoir pointé du doigt leurs dysfonctionnements) ; ou un patron qui un peu comme dans « vis ma vie » va espionner ses employés pour bien voir ce qui cloche dans son entreprise.

Sur tous ces concepts, j’en adapterai la quasi-totalité.

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2 réflexions sur “« When a [wo]man is tired of London, [s]he is tired of life ».

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