Quand Lost s’égare (l’épisode 9 de la sixième saison) !

[Je débriefe l’épisode 9 de la saison 6 de Lost, alors passez votre chemin si vous désirez tout ignorer à ce sujet.]

S’il y a bien un épisode que j’attendais avec impatience, c’est le « Richard Centric » afin d’en savoir enfin plus sur les origines du mystérieux et sombre Richard Alpert. Je le croyais romain à cause du fameux « Ricardus » d’Ilana et du fait que dans la dernière saison les « Autres » s’entretenaient en latin à un moment… Je m’étais lourdement trompée et ce matin j’ai la « lost-gueule de bois ».

Je vais appeler cet épisode : la vie édifiante et pathétique du pauvre Ricardo et le sous-titrer la saison 6 de Lost pour les Nuls !
L’épisode 9 commence pourtant fort bien, réunis autour du feu de camp, attendant que Céline Géraud (nue) leur amène les vidéos de leurs femmes, euh non…se concertant pour savoir ce qu’ils vont faire maintenant les membres de l’équipe de Jacob se retournent à l’initiative d’Ilana vers Richard qui doit normalement les guider vers la suite. Mais là le brun ombrageux, qui a déjà tenté de se suicider, pète les plombs, et leur annonce qu’ils sont tous déjà morts et rendus en enfer.
[Il s’agit certainement d’un clin d’œil aux suppositions des fans qui faisaient de l’Ile l’enfer ou le purgatoire et des aventuriers des damnés…]

A cet instant, je me suis attendue à ce que Richard s’asseye auprès du feu et nous narre sa pathétique existence. Au lieu de ça, il fond dans la forêt comme un dingue pour rejoindre le faux Locke qui pourrait, lui, le sortir littéralement de cet enfer. Benjamin nous indique à nouveau que Richard est là depuis longtemps et Vlan flashback…(ça faisait longtemps).

Ricardo, et non pas Ricardus, est un modeste péon qui vit humblement sur une petite île espagnole – la première partie de l’épisode est d’ailleurs entièrement en espagnol, ce qui nous permet d’admirer le don pour la langue du comédien. Isabella, la magnifique épouse de Ricardo, se meurt d’une toux saignante. Ricardo décide donc de parcourir la lande à cheval pour quérir le seigneur puissant qui est médecin à ses heures. Tout ceci est horriblement long dans les faits entre le déchirement de quitter Isabella et la scène pathétique chez l’homme de science qui refuse de vendre le remède au pauvre, pauvre Ricardo et lui lance la croix qu’Isabella portait au cou au visage car elle ne vaut rien. De rage, le brave péon bouscule le seigneur du cru qui meurt sur le coup. Qu’importe, Ricardo a la potion pour soigner Isabella, il fuit donc à cheval dans sa masure où il trouve son aimée décédée. Le bien pieux paysan a péché pour rien et Dieu l’a puni. Dehors déjà, les hommes de son riche voisin viennent l’arrêter et Ricardo se retrouve bien vite dans les geôles du comté. Là, il prie Dieu et tente d’expier ses fautes en lisant une Bible en anglais car il aspirait à quitter avec Isabella son île sinistre pour rejoindre le nouveau monde. Le prêtre très sympa qui vient le confesser lui indique immédiatement qu’un crime de sang le bannit pour l’éternité du paradis et Ricardo s’effondre. Il sera exécuté le lendemain matin et franchement bon débarras, ce pleurnichard ne peut pas être notre Richard Alpert.

A ce moment là, je m’attendais presque à ce que Zorro débarque pour délivrer Richard…

Mais non, c’est un certain Capitaine Hanso (oulalalala) qui scelle le destin de Ricardo en le choisissant car il parle bien anglais pour l’embarquer sur son bateau, « le rocher noir » (oulalala bis) direction le nouveau monde. Le superbe navire est pris dans une tempête et de la cale où il est enchaîné, Ricardo aperçoit une île, mais dessus il voit….El Diablo. Bon, en fait la statue… Le black rock est propulsé par une vague de plein de mètres sur la statue et échoue dans la jungle à l’endroit où nous le connaissons.

A son réveil, Richard découvre son triste sort, il est enchaîné avec ses vrais camarades de galère dans un bateau échoué dans une jungle hostile et son capitaine pas idiot entreprend d’abattre tout le monde pour conserver des chances de survivre. Richard est sauvé in extremis par la Fumée noire, qui tue toute le monde sauf lui.

Ouf…

S’en suit une très, très pénible et très, très longue tentative de sortir de ses chaînes pour notre héros, qui a du mal jusqu’à ce qu’un matin, sa femme, Isabella, lui rende visite et lui raconte tout un tas d’âneries sur le fait qu’ils sont morts et en enfer. Elle est très vite chassée par la fumée noire.

Richard tente à nouveau de s’évader en vain et est réveillé cette fois-ci par une main chaleureuse posée sur son épaule. Comme il aurait été trop prévisible que ce soit Jacob, c’est le fameux homme en noir dans son apparence du départ qui le sort de sa nouvelle prison. Il lui raconte également qu’il est en enfer, prisonnier comme lui, et qu’ils pourront ensemble agir pour s’en sortir, à une condition cependant que Richard tue un homme. Richard a déjà donné et proteste, alors l’homme en noir malin agit sur la fameuse corde sensible en lui indiquant que le vilain garçon en blanc détient sa femme. Bon, à ce stade du jeu, Richard n’est que Ricardo, un pauvre péon demeuré à qui il n’arrive que des ennuis, alors l’homme en noir ne cherche pas la subtilité.

Poignard en main, Richard semble bien décidé à exécuter le type qu’il trouvera à la statue mais évidemment il le laisse parler et là on apprend ce qu’on supputait déjà un peu.

Personne n’est mort, sauf les morts eux-mêmes, Isabella par exemple, mais Jacob garde El Diablo, l’homme en noir, sans lui, le mal s’abattrait certainement sur le monde. Jacob, qui est supposé être le bien donc puisqu’il porte du blanc, propose un pacte à Ricardo – étrange pour un homme supposé bon -, il travaillera pour lui à rabattre en gros ses futures proies dans sa direction et en échange il aura…Isabella, ah ben non c’est impossible, l’absolution, pas possible non plus, la vie éternelle ? Vendu… Je dis rien mais la dernière fois que j’ai entendu parler d’un pacte de ce genre, ce n’était pas le bon qui le faisait signer. Jacob invite ensuite Richard à donner une pierre blanche à l’homme en noir, qui l’aura un jour…
Retour à la réalité, enfin à l’Ile du moins, Richard déterre la croix d’Isabella qu’il avait enterrée un siècle plus tôt en scellant son pacte avec Jacob et supplie l’homme en noir de venir le prendre car il lui avait indiqué que le moment venu, ça serait possible. Et là, étrangement Hurley débarque, et lui indique qu’il a discuté avec Isabella, car Hurley voit les gens qui sont morts, le cross-over avec « ghost whispered » est simplement fabuleux. D’après lui, Isabella ne veut pas qu’il rejoigne l’homme en noir et souhaite au contraire qu’il l’élimine. Je vous la fais courte parce que la séquence « ghost » sans la poterie m’a légèrement accablée.

La scène finale n’apporte rien de plus. L’homme en noir promet à Jacob qu’il l’aura un jour et plus vite que prévu…

[Ce colosse aux pieds d’argile sera un jour détruit par un bateau en bois…]
J’en viens à mon sentiment sur cet épisode. Alors voilà l’acteur qui campe Richard Alpert ne maîtrise pas le latin, mais parle super bien l’espagnol, du coup à la place de mon légionnaire, j’ai eu le droit à un péon très pieux. Globalement, si la série disposait encore de 3 ou 4 saisons, cet épisode aurait pu être top, mais là il faut boucler alors voilà nous découvrons le pauvre et modeste Ricardo. Son histoire d’amour n’est pas touchante mais pas pathétique et à la limite du risible. Les vingt premières minutes de l’épisode sont à jeter et même à piétiner. Quelle honte de nous proposer ça dans une dernière saison qui ne compte que 18 épisodes !!!! Je pèse mes mots…

Alors certes, on apprend théoriquement des choses ou plutôt cet épisode nous met grossièrement les points sur les i. Voici donc la saison 6 de Lost pour les Nuls…

Nous savons désormais avec certitude pourquoi Richard est immortel, ce qui d’ailleurs ne devrait pas l’empêcher de vieillir théoriquement, mais je pinaille. Nous connaissons l’origine de la présence du Black Rock sur l’Ile et cerise à l’eau de vie sur le gâteau nous savons enfin pourquoi la statue ne compte plus qu’un malheureux pied. Accrochez-vous, elle a été détruite lors de sa collision avec le navire et je crois que c’est ce qui m’a le plus choquée finalement dans cet épisode stupide.

Enfin, l’épisode tente de nous conforter dans cette piste sur le bien et le mal. Jacob, en blanc, est le bon qui garde le mauvais, en noir, prisonnier sur une île. Mais sans être cynique, la dernière fois que j’ai regardé le monde, je ne l’ai pas trouvé particulièrement riant, alors si le mal est retenu sur une île au milieu du Pacifique, je n’ai pas hâte vraiment qu’il soit délivré…

A la limite, cet épisode nous apporte une chronologie assez précise. Quand Richard débarque sur l’Ile, il est seul avec les deux hommes. Comme il est a priori le seul à pouvoir vivre éternellement, je me demande à quel moment la grosse tribu d’Autres que Dharma a connu et qui a harcelé nos aventuriers et Rousseau est arrivée là.

Soyons clairs après deux épisode très, très moyens, il faut se ressaisir vite, vite…

Quant à Richard, désormais je le méprise. Après avoir détruit Benjamin, les scénaristes s’attaquent à Richard. Qui est le prochain sur la liste ?

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13 réflexions sur “Quand Lost s’égare (l’épisode 9 de la sixième saison) !

  1. Ouais…ben ouais.
    Perso j'ai tout de même trouvé cet épisode bon, voire le meilleur de la saison so far, mais uniquement grâce au matériel de base.
    Ils auraient pu saccager l'histoire de Richard que ça aurait toujours mieux que les histoires de Kate. Et c'est ce qu'ils ont fait.

    Alors oui, le début c'est pathos ouin-ouin.
    Oui, la grosse vague qui brise la statue c'est complètement con.
    Oui aussi, le petit mélo entre MIB et Jacob est risible.
    Et au final, Richard n'est qu'un gros couillon qui exerce la chatoyant boulot de secrétaire de Jacob.

    Mais au moins, on a des infos pour remplir les trous du scenar.
    Et c'est là toute l'horreur de cet épisode : il est évident que TPTB n'ont pas réussi à trouver une storyline qui couvre toutes leurs élucubrations à propos de Richard, alors ils ont du se résoudre à sacrifier son perso.

    C'est là une preuve supplémentaire que « on avait tout prévu depuis le début », c'est du pipeau.

  2. Ouf! J'avais peur que comme beaucoup tu encenses cet épisode, qui est pour la plupart des gens le meilleur DE LA SERIE (rien que ça!)
    Au niveau des décors et des effets spéciaux c'est vrai qu'il est top (c'est le plus cher de la série après le pilote!), mais au niveau de l'histoire j'ai ressenti la même chose que toi: qu'apporte donc cette histoire d'amour de si important à l'intrigue principale pour qu'on y passe les 3/4 de l'épisode? Moi je m'attendais à voir la vie de Richard sur l'ile depuis qu'il y est arrivé, notamment lors de l'arrivée de la Dharma sur l'ile. Je pense qu'on s'attendait à plein de révélations mais en fait que dalle. Le seul point nouveau c'est qu'on sait maintenant comment la statue s'est brisée (ça nous fait de belles jambes…). Même si je me considère comme un fan de Lost des premières heures, ma confiance en la série n'a jamais été aussi basse que maintenant. J'ai déjà fait une croix sur l'idée géniale que « tout était prévu depuis le début » depuis peu, et là je suis en train de tirer un trait sur « toutes les questions auront une réponse dans la 6ème saison ». Bref j'y crois de moins en moins à tout ça, et je me demande si Lost n'est pas la plus grande arnaque de tous les temps dans le monde des séries. Si toutes ces saisons passées se résument à un combat entre le bien et le mal (quelle originalité!), je me dis que j'ai perdu beaucoup de temps pour rien.
    D'un autre côté j'essaye de me rappeler qu'avant tout Lost est une série TRES GRAND PUBLIC (abc) et qu'en tant que telle elle ne peut avoir une profondeur immense comme celle qu'on a la facheuse habitude de lui prêter, il faudra s'y faire…
    Pour les amoureux des petits détails qui tuent: la bible en anglais que lit Richard n'a jamais pu exister puisqu'à la date ou il était emprisonné toute traduction de la bible était interdite par le vatican. La 1ère bible en anglais n'est apparue que 3 ans apres l'incarcération de Richard 😉

  3. GaËtaN, je suis effondrée d'apprendre que des gens ont adoré cet épisode alors que les scénaristes ruinent le personnage de Richard (Ricardo…).
    Sommes-nous les seules avec ma femme à penser qu'il n'est pas réaliste que le bateau casse la statue ?
    Tu as raison sinon, il aurait fallu abréger le chapitre sentimental pour apprendre plus sur l'arrivée des futurs Autres puis le débarquement de Dharma sur l'Ile.
    Après, je pense qu'il faut rester optimiste, même si comme toi, je doute. La cinquième saison était géniale et justement pas super grand public alors j'espère encore que les choses vont redémarrer…

  4. L'allusion de Richard au fait que l'Île est l'Enfer et qu'ils sont en fait tous morts renvoie en fait à trois choses : 1) la théorie des fans, 2) la petite phrase prononcée par Anthony Cooper avant qu'il ne soit tué par Sawyer (« Nous sommes en enfer ») et qui a d'ailleurs lancé la théorie précitée, et 3) la conviction que Man in Black a tenté d'insuffler à Ricardo au moment où il a échoué sur l'Île (rappel : il était alors très pieu et confronté pour la première fois de sa vie à un phénomène surnaturel : très facile, dès lors, de lui faire croire qu'il n'est plus en vie, ce que Jacob corrigera peu après). Cette conviction, Richard s'y raccroche donc désespérément un siècle et demi plus tard lorsqu'il se rend compte avec horreur que Jacob était en fait mortel et ne devait ses convictions de ce qui « allait arriver » qu'à sa seule foi en l'Homme et pas à un rassurant déterminisme… Ce qui n'est pour autant pas validé par l'épisode.

    Quant à la vision caricaturale de Jacob = Bien et MIB = Mal, elle peut être transcendée par la très intéressante analyse du blog seriestv.blog.lemonde.fr, que tu connais déjà, et qui rend alors la lecture de cette sixième saison bien plus excitante. Les deux « Dieux » Jacob et Man in Black sont en fait des incarnations symboliques (apparence humaine mais pas humains pour autant) : Jacob = libre arbitre et croyance dans l'homme (laisse tout le monde agir car croit que les choix de chacun seront bons) et MIB = déterminisme (essaye de démontrer que chaque homme ou femme finira par agir mal en se laissant manipuler par ses faiblesses – ce que Richard était à deux doigts de faire). Le libre-arbitre, sur l'Île semble être un chemin plus solitaire, plus dur mais aussi plus noble puisque pas manipulé par des faiblesses personnelles (deuil d'une épouse, peur de mourir massacrés dans le temple, manque d'un fils disparu… autant de caractéristiques qui poussent jusqu'à présent les partisans de Faux-Locke à le suivre).

    Au final, en revanche, je ne vois pas vraiment un des deux l'emporter définitivement sur l'autre, et on se dirige vraisemblablement de plus en plus vers une fin qui désignera le nouveau Jacob et le nouveau MIB parmi les « candidates » (Jack/Sawyer, avec un choix final cornélien de Kate ?).

    Cette série est vraiment trop cérébrale, c'est la tempête dans ma tête…

    Bon, et sinon, on a quand même appris un truc important : les origines de la Dharma Initiative. Le Black Rock appartenant à Magnus Hanso, on peut supposer que quelques décennies plus tard, son petit-fils Alvar Hanso a envoyé des gens à la recherche du paquebot échoué (pour récupérer sa cargaison, peut-être) et a découvert les étranges pouvoirs de l'Île par la même occasion, décidant alors d'y lancer des recherches. Question, alors : qui sont les Autres, présents antérieurement au Projet Dharma, si les hommes envoyés par Jacob sur l'Île depuis des siècles sont « tous morts » et que Richard, à son arrivée sur l'Île, est seul avec les deux « Dieux » ?? Ont-il été « recrutés » par la suite par Richard ? Richard a-t-il recruté Charles Widmore et la mère de Daniel Faraday, par exemple ? Sur quels critères ? Quel était le rôle des Autres sur l'Île ? Transmettre leur foi en Jacob à d'autres personnes ? Mais à qui ?…

    Pfff, suis fatigué, tiens !

  5. Vinsh, bon autant te le dire tout de suite, je trouve pour le coup la théorie du mec du Monde un peu trop cérébrale surtout si on se fie à ce que GaËtaN souligne justement : il s'agit d'une série grand public. J'espère décidément qu'il ne faudra pas aller chercher la solution de ce côté là parce que ça ne me plairait pas du tout…
    Mais ce n'est que mon opinion.
    Je pense personnellement que c'est Charles Widmore, qui a donc été un Autre, qui est responsable de la venue de Dharma sur l'Ile. Mais ton hypothèse avec Hanso est intéressante aussi.
    Quant à Jacob, il est l'adepte du libre arbitre jusqu'à un certain point puisqu'il engage quand même Richard pour aiguiller les naufragés vers lui.

  6. J'ai depuis longtemps plus ou moins accepté d'être déçu par l'explication finale, les scénaristes ne pouvant être à la hauteur de toutes les théories nées sur le net de l'imagination des spectateurs. J'espère cependant encore qu'on échappera à l'explication purement religieuse qui ferait de MiB le Diable lui-même pour plusieurs raisons :
    – j'espère que la « bouteille-faille-de l'enfer » ne soit qu'une métaphore choisie par Jacob parce qu'elle est à portée du très dévot Ricardo pour expliquer son rôle sur l'île
    – MiB a bien précisé plusieurs fois qu'il a été humain, qu'il a eu une maman (folle) et que Jacob l'a privé de son humanité
    – tu as très justement souligné que le pacte proposé par Jacob était plus faustien qu'angélique.
    Quant aux grosses ficelles assez ridicules de l'épisode je crains malheureusement qu'on en ait d'autres car la série n'a plus le temps de distiller les réponses de façon nuancée.

  7. Deux choses: tout d'abord, même si je vois que c'est là que les auteurs veulent nous emmener, Jacob c'est pas spécialement une incarnation du libre-arbitre. Il est plus discret que MIB, certes, mais il est super dirigiste.
    C'est pas parce qu'ils laisse un choix aux losties à un moment donné que toutes ses manigances passées s'auto-annulent.

    Ensuite, j'aime bien trainer sur whylostsucks.com, et il y est souvent reproché aux fans leur sentiment de supériorité.
    Je suis d'accord. C'est pas une série spécialement compliquée, Lost, que ce soit dans la trame ou en termes de storytelling.
    Beaucoup amalgament son mystère à une complexité assez flatteuse pour l'égo.
    Je cite tout le temps le même exemple, mais The Wire c'est vraiment autre chose à ce niveau-là.
    Twin Peaks aussi, mais après on va m'accuser de surinterpretation, comme à chaque débat sur Lynch 🙂

  8. @Tong Po : attention, je ne dis pas que la théorie développée par le blog de lemonde.fr est juste, je dis juste qu'elle est intéressante et qu'elle donne une piste de lecture de la série plus agréable que le simple « Good vs. Evil ». Je ne trouve pas Jacob si dirigiste que cela (à part dans sa sélection apparemment un peu arbitraire des « candidates »), ce sont surtout les Autres qui, pour des raisons évoquant vaguement la religion, ont été capables des pires atrocités au nom de sa cause et de leur foi. Même Ben Linus, qui donnait l'impression pendant presque quatre saisons de prendre ses ordres auprès de Jacob, ne l'avait en fait jamais vu et ne faisait qu'agir de son plein gré (libre-arbitre).

    Quant à la complexité de la série, je n'ai pas écrit ça pour flatter mon égo, mais parce que je trouve difficile d'en parler sans partir dans tous les sens (à chaque fois, je pars dans des commentaires de 50 lignes et mon propos manque de clarté) : en cela, la série est complexe, c'est à dire compliquée à raconter, mais après tout je ne sais peut-être tout simplement pas bien en parler. 🙂

  9. Monty, dans ce cas, la métaphore de Jacob qui retient prisonnier le MIB a quel sens profond ?
    Sinon, nous sommes d'accord, il ne reste que 8 épisodes, le temps presse…

    Je réponds à Tong Po et Vinsh en même temps, pour dire au second que je ne pense pas que le premier parle précisément de lui dans son commentaire. Je crois que la communauté de fans est scindée entre les cyniques désabusés qui pensent comme Monty, moi et sans doute TP, que la série ne sera jamais à la hauteur de toutes les théories développées sur le web et ailleurs, et les autres qui telle Lara Fabian en son temps y croient encore.
    Je pense toutefois que certaines théories vont trop loin et que certains chroniqueurs de la pètent un peu. Mais je suis jalouse car je cite Ghost Whispered et non les philosophes pour étayer mes thèses. 😉

  10. Ouioui, je n'ai certainement pas voulu être blessant dans mon commentaire.
    J'apportais juste mon point de vue quant à la complexité de la série, d'autant plus malmenée par cette saison, et je l'étayais en décrivant le fan pédant de Lost qui énerve son monde.
    C'était bien entendu un symbole, je suis toujours content de lire des pavés sur la série.
    Celà dit, je ne partage pas ton point de vue sur Jacob 🙂
    Mais l'avenir nous en dira plus.

  11. Je n'ai aucune idée du sens profond de cet affrontement ! MiB est peut-être une sorte de fugitif, comme Kate et Jacob un policier… ou bien Jacob n'est qu'un dieu romain sadique (la dague serait romaine d'après Lospedia) qui choisit un humain pour le transformer en ennemi afin de passer le temps sur son île… A moins encore que la fumée noire soit dangereuse pour le monde en terme de pollution et dans ce cas Jacob serait une espèce de Nicolas Hulot 🙂

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