Quand Valérie Damidot dépoussière l’Education Nationale, c’est juste n’importe quoi !

Je l’attendais depuis des mois et M6 a enfin réalisé mon rêve, hier, en proposant le premier épisode des aventures de Victoire Bonnot, la CPE de choc et de charme. Si je voulais vous aguicher un peu, je vous signalerais que pour arriver à ses fins, Victoire Alias Valérie Damidot, n’hésite pas à user du chantage et va même jusqu’à empoisonner un élève ! Si vous êtes encore au lycée, vous ne regarderez pas votre CPE de la même façon ce matin, comme je vous comprends. Méfiez-vous de lui ou d’elle, pour votre bonheur, l’Education Nationale va désormais jusqu’au bout…

Hier soir, en visionnant cette sombre daube, je m’imaginais les réactions de mes amis et lecteurs professeurs ou même membre du personnel encadrant des établissements scolaires, qui ont du faire des bonds plusieurs fois sur leur canapé en visionnant la nouvelle fiction de la six.
Victoire n’aime ni les profs, des faignants indifférents au sort des élèves, ni l’assistante sociale, ni le proviseur et encore moins les pions, qu’elle a apparemment licencié pour avoir la main mise sur sa vie scolaire qu’elle gère d’une main de fer. Victoire assure un peu toutes les fonctions dans le lycée. Elle est Joëlle Mazart quand il faut s’intéresser au sort d’un élève, mais aussi simple surveillante quand il faut convoquer un lycéen…

Il faut dire que bien qu’elle n’évolue plus dans sa ZEP, d’où elle a été mutée pour une raison encore secrète, elle a échoué dans un lycée, où il se passe des choses graves… Deux jolies filles, la brune et la blonde, et pour ne pas se casser trop le trognon les scénaristes ont décidé que la brune serait mauvaise et la blonde angélique et vulnérable, se prostituent. Pendant quasiment 1h30, ce qui est vraiment très long, le téléspectateur pense que les deux élèves sont manipulées par un vilain garçon, alors qu’en fait l’une d’elle est tout simplement diabolique. Heureusement que Victoire est là pour le découvrir…
Comme si ça ne suffisait, un élève engouffre des boissons énergisantes et sèche les cours, ce qu’il ne faut surtout pas faire les enfants. Victoire l’apprend en faisant carrément chanter un gamin décidé à tricher et l’invitant pour se racheter à espionner son camarade. Par chance, comme il boit à la fenêtre, Victoire comprend qu’il est accro aux jeux vidéos et qu’il ne dort plus jamais, et que s’il continue, il va mourir tout simplement. Brrrrrrrr… Du coup, elle glisse de l’arachide, à laquelle il est allergique ce qu’elle a découvert en fouillant son dossier médical confidentiel, dans sa salade pour qu’il soit hospitalisé et sauvé, ou pas. A la fin, il tombe quand même dans le coma, parce que personne n’a réagi, mais a priori pas à cause de l’arachide.

En parallèle, Victoire, qui est super, élève, seule, ses deux enfants : Emma, la vraie fille de Valérie dans la vie, et Arthur, un petit gros roux, qu’elle aime moins que sa gamine a priori avec qui elle est trop, trop complice, même si elle passe trop de temps sur msn.

En cours de route, M6 oblige, elle joue à la Wii avec Stéphane Rotenberg, euh non Shirley Bousquet, qui interprète la seule prof sympa du lycée, une scène vitale pour les finances de la production a priori.

J’ai envie de demander sincèrement à Valérie Damidot ce qu’elle est allée faire dans cette galère.

Dans un cadre réaliste, son personnage d’écorchée vive aurait été tout aussi sympathique. Pourquoi, mais pourquoi avoir opté pour un scénario aussi débile…. ?

Je dois quand même noter cette réplique culte. La fille de Victoire est tombée sous le charme de l’intervenant musical du bahut, qui a le double de son âge, et sa super copine lui demande si c’est sérieux, et Emma Bonnot lui jure que oui, alors sa pote lui réplique qu’il y aura surtout le détournement de mineur qui sera sérieux dans cette histoire.

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8 réflexions sur “Quand Valérie Damidot dépoussière l’Education Nationale, c’est juste n’importe quoi !

  1. C'était affligeant. J'ai été Assistante sociale scolaire… je suis outrée par la vision qu'a ce feuilleton des profs et des AS; et des manières employées par la CPE pour arriver à ses fins (ce qui semble – dans le feuilleton – representer la BONNE méthode d'action). Rarement,je n'ai été aussi enervée… on se serait cru chez Julien Courbet.

    Lamentable !!!!!!

  2. Elise, je comprends que les gens qui évoluent dans le milieu soient scandalisés par le propos. J'ai pu en sourire beaucoup, parce que je n'étais pas touchée. Mais effectivement le fait que tout le monde soit con dans ce lycée sauf Valérie et sa pote est un peu too much.

  3. En te lisant, j'ai cru qu'il s'agissait juste d'une blague mais apparemment pas … c'était vraiment cela le scénario? Moi aussi je veux être payée pour écrire des c … enfin, des fadaises!

  4. Chapreau bas à toi qui est arrivée à regarder ce téléfilm jusqu'au bout, pourtant j'avais réussi à squatter la télé et à virer l'homme, mais au bout de 20 minutesd (une fois qu'elle a eu mis un mot à la maîtresse de son deuxième, j'ai du me sentir viser) j'ai rendu la télé au foot. Et je suis allée lire.

  5. Louise, d'après une commmentatrice du Post, je vois le mal partout et une fiction ne doit pas être trop proche de la réalité. Partant de ce principe, je regrette amèrement ce que j'ai écrit ici.
    Je blague évidemment et encore je me suis retenue car c'était inepte.

    Corn, le mot à la maîtresse c'était le summum de la connerie. Les scénaristes ne peuvent apparemment pas saquer le corps professoral du primaire et du secondaire et ça se voit un peu.

  6. J'ai regardé…jusqu'au bout par solidarité télévisuellle, c'était hallucinant de niaiserie racoleuse. Pas uniquement parce que la CPE fait tout, que le médecin scolaire campe dans le lycée avec l'assistante sociale, du jamais vu! Que ce ne soit pas un documentaire n'est pas génant, c'est une fiction, mais là on touche le n'importe quoi scénaristique : 2 filles prostituées dès le premier épisode, on aura quoi après? et l'addiction aux jeux vidéo! En plus Valérie D. en gamine avec des tresses, des robes jeunes à smocks et plein de frous-frous, il ne manquait qu'un panier avec des fleurs et une corde à sauter. Elle avait l'air un peu crispée par moments, vu les tenues on comprend!
    Bon allez, je me calme car je bosse demain au lycée!
    Cela dit j'attends toujours une fiction même très fantaisiste sur le monde de l'éducation mais avec une histoire!
    Marie

  7. Par principe je ne regarde quasiment jamais les fictions en milieu scolaire : je sais qu'après une journée de cours ça va m'achever 🙂 J'ai donc négligé la CPE maroufleuse, bien que Télérama l'ait complimentée sur son jeu, ce qui n'est pas rien !

  8. Marie, contrairement à toi, j'aurais mieux supporté le n'importe quoi scénaristique, si le fond avait été plus juste. Je ne comprends pas pourquoi, la vie lycéenne ne peut pas être mise en scène de façon plus juste. Ca n'ôterait rien à la fiction.
    J'appréciais assez par exemple « Madame Le Proviseur » diffusé par France 2. Les intrigues n'étaient pas toujours au top, mais le fond ressemblait un peu plus à ce que je connaissais en tant que fille de prof et ex lycéenne.
    Quant aux tenues de Valérie, tu fais bien d'en parler. La production s'est lâchée…

    Monty, je pense que Victoire Bonnot t'aurait achevé en effet. Télérama a en effet salué le jeu de Valérie, comme moi d'ailleurs, mais a également fustigé le scénario. Les grands esprits… 😉

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