Mes meilleurs copains

Comme je crois encore à mes chances de m’envoler pour Londres, au point que j’ai consulté le programme télé pour savoir ce que Channel 4 allait diffuser le soir pendant notre séjour là bas, je vous livre un long post sur ma série favorite de tous les temps, qui devrait vous occuper au moins jusqu’à mon retour….)

Pour Noël, j’ai été plutôt gâtée. Parmi mes cadeaux géniaux, surtout ceux de ma femme, j’ai envie de m’appesantir sur celui dont la thématique recoupe plus celle du blog que les autres. Faute d’inspiration, j’avais indiquée à ma petite belle sœur qu’elle pouvait m’offrir une saison de « Friends ». Il me manquait alors les trois premières et la dixième en dvd. Elle a opté pour la troisième, ce que j’ai trouvé plutôt bien puisque ça collait ainsi avec la quatrième que je possédais déjà. Dans cette logique imparable, j’aurais bien aimé la dix, qui serait allée au bout de la neuf, mais moins la deux, qui aurait été comme la une, un îlot isolé. Bref, le 25 décembre, un peu nauséeuse, j’ai décidé d’attaquer le visionnage de la saison 3 de « Friends » et je me suis rendue compte à cette occasion que si je maîtrisais parfaitement les sept dernières saisons de ma série culte, j’avais une connaissance franchement superficielle des trois premières. Il faut dire que j’ai visionné les quatre premières saisons de « Friends » sur France 2 en VF. A partir de la cinquième, j’ai anticipé les diffusions et à partir de la sixième carrément acheté les VHS puis les DVD. Je connais donc par cœur les dialogues de certaines saisons et quasiment pas les intrigues d’autres. J’ai presque eu l’impression donc de découvrir une nouvelle saison inédite de ma série culte.


Bon, au début, il a quand même fallu que je m’habitue au phrasé des « Friends » qui a évolué tout comme, et c’est évidemment le pire, leur apparence physique. Dans la saison 3, Joey est encore relativement mince et sexy et à l’inverse les filles sont non pas potelées mais simplement normales avec autre chose qu’un semblant de peau sur les os. Rachel a sa fameuse coupe qui a fait tant d’émules. Ross semble s’être déversé un pot de gel sur les cheveux et on comprend pourquoi le père de sa dulcinée le surnomme « cheveux mouillés ». Je ne reviens pas sur Chandler, qui est sans poids fixe d’une saison à une autre, tantôt obèse quand il est en désintox et filiforme quand il se came. Phoebe est de loin, à mon goût évidemment, celle qui a le moins bien vieilli. Les filles ont un problème supplémentaire : des soutien gorges qui sont très loin de mettre en valeur leurs atouts.


En dehors du physique, je suis éblouie par la qualité des dialogues et des intrigues, déjà phénoménalement bonne. Je vous prends un exemple, un seul, que je ne connaissais pas encore parfaitement faute de visionnage de la saison 3 en VO. Lors du fameux match de football de Thanksgiving dans lequel s’affrontent tous les Friends, garçons et filles, une néerlandaise s’intéresse à Joey et à Chandler. Pour piéger son colocataire, qui pense que c’est du tout cuit avec la fille, le futur époux de Monica demande à Joey d’où viennent les Hollandais. L’apprenti acteur s’embrouille un peu et son pote finit par lui venir en aide en lui indiquant qu’ils sont issus de « Netherland », ce à quoi Joey répond qu’il n’est pas dupe et qu’il sait très bien que le « Netherland » n’existe pas, confondant ainsi allègrement le pays avec « Neverland », la contrée imaginaire du Peter Pan.

Dans la saison 3 de « Friends », je n’ai qu’un seul regret, que Monica et Richard aient déjà rompu. Fort heureusement, j’ai pu visionner un épisode joker où Tom Selleck sans moustache mais avec d’impressionnantes fossettes remet le couvert avec Monica.

Mais la saison 3 est surtout marquée par la rupture de Ross et Rachel, et je me demande aujourd’hui comment j’aurais réagi en apprenant à l’époque qu’il me faudrait attendre sept ans de réconciliations ratées, en divorce pour que ces deux là daignent enfin se mettre ensemble pour élever leur fille. La scène de la rupture, que j’ai revue hier, m’a littéralement scotchée. Dix ans et quelques après, je me suis surprise à espérer que la discussion ait une autre issue que celle que je connaissais déjà. Celles et ceux qui ont déjà eu ce genre de conversation clé qui peut déboucher de façon incertaine sur une rupture ou au contraire sur une réconciliation comprendront ce que je veux dire. Le temps du conflit est extrêmement bien rendu et son intensité également, jusqu’à l’issue qui a failli – dix ans après, mazette – m’arracher des larmes, comme aux Friends planqués dans la chambre à manger de la cire en attendant que l’orage passe. Si vous n’êtes pas convaincus, replacez simplement la scène dans son contexte : « Friends » est une série comique avec un gag par seconde qui se permet en milieu de saison 3 d’insérer un épisode complètement dramatique sur le couple phare de la série qui se termine excessivement mal. Le talent des scénaristes a ensuite consisté à rapprocher régulièrement ces deux là et à rebondir sur le fameux « mais on avait rompu ». Pour information, dans cette histoire, je prends intégralement le parti de Rachel qui a le droit de s’épanouir professionnellement, même si je comprends la jalousie de Ross.

Après avoir visionné la moitié de la saison, j’ai réalisé qu’il me fallait les autres chaînons manquants. Je me suis donc précipitée sur amazon – juste à temps et c’est un miracle de Noël – pour profiter in extremis de la promotion « une saison offerte pour une saison achetée ». Il ne me manque désormais que la saison 1. J’ai hâte de regarder celle où tout le monde est heureux et en couple, sauf évidemment Phoebe et Joey.

Décidément, le monde se divise pour moi entre ceux qui apprécient « Friends » et les autres, avec qui je ne peux pas m’entendre (désolée…). De bout en bout, cette série est restée géniale et drôle. Je peux revoir chacun de ses épisodes en riant ou du moins en souriant. Certains restent totalement hilarants et d’autres complètement émouvants. De plus, « Friends » demeure la série avec désormais « How I met your mother » dans laquelle je me projette le mieux. Désormais, il me faut « Joey », que j’ai découvert et adoré à l’usure sur France 4. Je suis sûre que la VO est excellente.

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