Ca m’énerve…

Je maintiens un jour de plus, le suspense insoutenable sur mon Animation (avec un grand A) imparable pour « un dîner presque parfait ». Je préfère aujourd’hui me défouler un peu.


Cette semaine, nous avons appris qu’un couple de femmes homosexuelles allait pouvoir adopter un enfant et aussitôt l’information a tourné en boucle sur les chaînes dédiées. La première d’entre elle a décidé de lancer le sondage internet complétement indispensable : « être vous favorable à l’adoption par les couples homosexuels ? ». C’est un marronnier de taille, mais parfois la question me prend à la gorge. J’imagine BMF TV lancer le sondage suivant : « êtes-vous favorable à l’adoption d’un enfant par Monique et Jean-Pierre ? » Pour moi, en grossissant le trait, ça revient au même. De quel droit, quelques milliers d’internautes aigris auraient-ils le droit de trancher sur le destin des « zomosexuels », qui sont apparemment une communauté unique assez effrayante » ? Je n’ai pas attendu le résultat… Positif, je l’aurais pensé hypocrite, négatif, il m’aurait accablée.

Autre sujet d’agacement : l’émission de Guillaume Durand, « l’objet du scandale ». Le parti pris de l’émission semble être de faire émerger du néant, un débat houleux. Hier, quand je me suis décidée à jeter un œil sur son nouveau numéro, les invités se déchiraient sur l’avenir de la gastronomie française. Fort heureusement, Jérôme Bonaldi, qui décline, mais j’y reviendrai, est intervenu pour mettre les points sur les i et les barres sur le t. Il a ainsi expliqué que notre manger franco-français souffrait de la concurrence des fourbes japonais et des mafiosi italiens. Je caricature à peine. En effet, selon l’ex chroniqueur gadgets de canal, une pizza se fait en 2 minutes, un sushi en 3, alors que la bonne vieille blanquette a besoin de mijoter des heures sous la surveillance d’un salarié payé royalement (apparemment). En bonne pro du « dîner presque parfait », je sais que si la blanquette est une escroquerie culinaire, comme tous les plats qui mijotent, les sushi (maki…) demandent un temps de préparation infini et un doigté assez précis. Son intervention n’a d’ailleurs pas apaisé le courroux des invités toujours prêts à en découdre. Je ne sais donc pas si la gastronomie française est ou pas sur le déclin (je m’en fous, à dire vrai, moi j’aime les pizzas, comme les tortues ninjas), marrant le sujet sur la TVA à 5,5% ne semblait pas peser dans la balance, et j’ai préféré ignorer pourquoi Eric Besson était ou pas « l’objet du scandale ».Quant à Bonaldi, je l’avais aperçu au zapping en train de mimer les Jean-Pierre Treiber sur le plateau en appelant un présumé criminel en fuite par son prénom, mais je l’ai surtout entendu chez Laurent Ruquier à la radio en train d’expliquer à quel point ce type était sympathique. Je suis certainement une homosexuelle aigrie gavée de pizza et de sushi, mais je vois mal comment un type soupçonné d’avoir tué deux femmes peut être un héros. Décidé à ne pas s’arrêter dans sa litanie de conneries, Bonaldi a glosé sur le côté Mesrine du garde-chasse, un profil qui manquait à la France (pardon… ?). Bref, je préférais Bonaldi en Patrice Carmouze dans « nulle part ailleurs ». Le service public ne lui réussit décidément pas.
Quant à « l’objet du scandale », Yann Barthès se moquait dans son Petit Journal de cette émission étrange où les sujets des discussions du numéro tournent autour de la table, à l’image d’un étrange petit train, et je le rejoins à 100% sur ce point. Hier, un espèce de boeuf bourguignon circulait entre les différents protagonistes. Je n’ignore pas que c’est une manière de faire coller l’évolution du concept au nom de l’émission, mais ça n’en demeure pas moins, étrange mais surtout bidon…

Par ailleurs, comme je suis une femme aimante, je tiens également à communiquer au monde l’objet d’agacement du moment de ma Moitié : IL FAUT que les dîneurs de la six arrêtent de se croire drôles en tentant de persuader leurs invités que ce n’est pas eux qui reçoivent, mais un de leurs concurrents qui n’est pas encore passé. Si ça a été drôle une malheureuse fois, ça ne l’est plus depuis que le gag s’est démocratisé. La semaine dernière, l’étudiant en sciences a fait croire que la candidate d’origine apparemment africaine était celle qui proposait un menu axé sur la recherche. Hier, la sympathique candidate un peu artiste a fait se substituer à elle, tour à tour, tous les autres invités. Il faut cesser maintenant, dès aujourd’hui cette plaisanterie, car les plus courtes sont souvent les meilleures.

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