"Camelote, ça, camelote"…

Même si je n’ai que très modérément adhéré aux trois premiers épisodes, je regarderai ce soir sur M6 la suite de Kaamelott. N’étant pas une fan, je n’ai pas bien compris cette histoire, un peu prétentieuse à mon goût, de Livres, j’ai juste saisi que cette saison était une préquelle, j’adore ce mot, de l’histoire habituelle.


Pour situer très brièvement le sujet, Arthurus, qui n’est pas encore le roi Arthur de la Table ronde, est un légionnaire romain qui appartient à la milice urbaine. Il se retrouve embringué malgré lui dans les plans d’un sénateur, bien campé par le toujours plaisant Patrick Chesnais, qui désire venir enfin à bout de la Bretagne. Les amateurs d’Astérix savent que dans le cas présent, par Bretagne, il faut entendre la Perfide Albion (l’Angleterre donc). Rome apprend que la possession d’une épée fichée dans un rocher donnerait à son heureux propriétaire le pouvoir de diriger l’île et entend instrumentaliser Arthuros, qui est d’origine bretonne comme les crêpes, pour arriver à ses fins.

Les fictions étiquetées « Astier » me posent toujours un peu le même problème, il faut apprécier leur écriture et le côté bougon tête à claques des membres de la famille pour adhérer au propos. Alors, les Astier me font dans l’ensemble plutôt rire mais je suis parfois un peu bloquée par la prétention de l’entreprise.

Démonstration…

La dernière mouture de Kaamelott réunit d’abord des tonnes de guests. J’ai ainsi évoqué Patrick Chesnais, mais nous avons également Pierre Mondy pour une fois à contre-emploi, Manu Payet, qui est toujours loin de me fasciner, Jacky Berroyer, un peu disparu depuis qu’il a quitté le standard de « Nulle part ailleurs », Marthe Villalonga en matrone bretonne (je cherche aussi...) et à n’en pas douter dès demain nous découvrirons de nouvelles participations toutes aussi ébouriffantes (Virginie Efira notamment d’après la bande-annonce). A un moment, le guest tue un peu le guest et on se demande vraiment si toutes ces formidables apparitions apportent quelque chose à la fiction (j’ai tranché personnellement : rien).

On sent bien que le créateur de Kaamelott entend avec ce dernier livre proposer quelque chose d’un peu mieux qu’une simple série humoristique française. Il a donc des ambitions dramatiques, mais avec un fond drôle quand même. Les bons mots fusent, parfois on les loupe, à d’autres moments ils tombent à plat et moi globalement je m’ennuie souvent.

Je termine par la reconstitution, qui passait dans les quotidiennes, mais qui me paraît moins pertinente en prime. Difficile de situer son intrigue dans la Rome Antique, quand le téléspectateur a en tête plein de jolies images issues selon son âge de « Ben Hur » ou de « Gladiator ». Alors, franchement, Kaamelott fait un peu cheap de ce point de vue.

Quant à l’intrigue, je la trouve longuette et tirée par les cheveux.

Pourtant, je regarderai demain pour voir à quoi tout ceci va aboutir, parce que je regrette un peu finalement d’avoir laissé filer « Hero Corp » sans lui donner sa chance.

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