Aujourd’hui…

Aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de littérature, une fois n’est pas coutume.

Je vous interdis immédiatement de zapper ce billet, ne serait-ce que par réaction envers les vilains lecteurs du Post, qui me taxent depuis un an d’être une pauvre conne inculte et probablement mal baisée.

Ceux qui ont lu mon précédent post savent déjà que la période n’est pas propice pour mon moral et qu’il fluctue. Mais cette semaine, deux choses m’ont permis de garder le sourire – en dehors de ma divine Moitié évidemment – : « NRJ Poker Mission Caraïbes » et le dernier roman de Martin Winckler, pour des raisons très différentes cependant.

Ceux qui me connaissent savent que par principe je ne lis par les auteurs français du XXIème siècle et cette ségrégation vaut pour l’ensemble des écrivains hexagonaux nés en gros après 1930 à l’exception de Daniel Pennac période Malaussène et Martin Winckler donc.

J’ai découvert les ouvrages de Martin Winckler grâce à ma maman qui avait lu et adoré « la maladie de Sachs ». J’ai mis du temps, puis finalement j’ai lu et adoré, à mon tour, « la maladie de Sachs » et pour une fois, ce qui est rarissime, j’ai vu et adoré l’adaptation cinématographique du roman avec Albert Dupontel dans le rôle titre. Quelques années plus tard, j’ai lu et adoré (décidément) « les trois médecins », qui est un peu à l’image des trois premiers épisodes de « Star Wars », le préquelle de « la maladie de Sachs ».

Un jour, une lectrice que je remercie encore et encore, comme Francis Cabrel, si elle me lit toujours m’a indiqué que Martin Winckler cherchait des auteurs anonymes pour écrire sur les séries dans un ouvrage collectif, j’ai candidaté et coup de bol ça a fonctionné. C’est sans doute pour ça d’ailleurs que je me suis lancée dans « trois médecins » et, je me foutrais des baffes pour ça, quand il est venu à Toulouse dans le cadre du « marathon des mots », je ne suis pas allée le voir alors qu’il lisait ce même bouquin à la Médiathèque qui se trouve à 500 mètres en pente de chez moi.Oui j’en arrive au sujet…


En lisant Télérama récemment, j’ai appris que Martin Winckler avait sorti un nouveau roman « médical », qui parlait des maux des femmes », et là après avoir émis un « aaaaaaah », c’est soudain un « ohhhh » qui est sorti de ma bouche. Le sujet ne m’inspirait guère malgré la bonne critique.
Bref, finalement l’interruption provisoire de mes activités aidant, j’ai décidé de me lancer et je ne l’ai pas regretté.

J’aime beaucoup le style de Martin Winckler. Son écriture a le pouvoir, comme celle de mes écrivains américains favoris (Irving, McInerney,…) de me happer immédiatement.

En substance, pour résumer l’histoire sans trop en dire, Jean Atwood débarque un jour dans le cabinet du Docteur Karma, qui porte bien son nom, pour faire un genre de stage dans un service qu’elle vomit par essence. Elle – oui c’est une fille et c’est mal de le dire, parce que ça tue le suspense du premier chapitre – se rêve chirurgienne, dans un domaine bien particulier que je vous laisse découvrir pour le coup, et entendre les femmes blablater durant des heures dans le cabinet d’un gynéco gourou la gave par avance.
L’intrigue qui a son importance et qui rebondira, n’en déplaisent aux critiques de Libé et de Télérama, est aussi un prétexte pour entendre les femmes parler de leurs rapports à leur sexualité, leur contraception, leur famille et en gros leur vie.

Le roman traite de sujets dont on entend assez rarement parler : la contraception justement – j’ai réalisé que, logiquement finalement, mes connaissances dans le domaine étaient plus que limitées – mais aussi et vous le découvrirez en lisant le bouquin l’intersexualité.
J’avais lu « Middelsexes » d’Eugenides, qui est un excellent roman également, sur le sujet, mais « le chœur des femmes » m’a apporté un autre éclairage presque « clinique » sur le sujet.

Bref, même si ce roman est déjà un best-seller, je ne saurais que vous le conseiller que vous soyez une fille ou pas. Dans la foulée, vous irez acheter les autres ouvrages de Martin Winckler et vous me remercierez.

J’allais oublier l’essentiel. Martin Winckler n’hésite pas à glisser dans son roman des allusions à ses séries favorites et c’est aussi pour ça que j’ai adoré « le chœur des femmes ». Quand Jean débarque dans le service de Karma, elle décrit la secrétaire qui l’accueille et les fans de « NCIS » reconnaissent immédiatement grâce à son tatouage, sa coupe de cheveux et ses piercings Abby de « NCIS ». Mais le roman fourmille également d’allusions au « Docteur House » ou à « Urgences », et même à d’autres séries que je ne connais pas et qu’il me faudra découvrir.

A une époque, avant d’être une blogueuse téléphage, j’étais renommée pour mes conseils littéraires, je dis ça, je dis rien…

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