Si vous avez regardé la rediffusion du Docteur House hier sur TF1, vous êtes impardonnables d’avoir manqué la saison 2 de Fais pas ci, fais pas ça !

Je vous avoue, j’attends avec impatience le point de vue de ma mère sur la saison 2 de « Fais pas ci, fais pas ça » et plus globalement sur la qualité de la série. Je lui ai téléphoné hier pour lui rappeler de regarder « la meilleure fiction française du moment » et je la soupçonne déjà, peut-être à tort, d’avoir ignoré mon conseil pour regarder comme 7 millions de crétins amnésiques la rediff du « Docteur House » ou de ne pas avoir aimé juste pour m’embêter.

De la dernière phrase, vous devez retenir que je suis de très mauvaise humeur depuis vendredi dernier et virtuellement en rogne contre ma mère qui ne cesse de remettre le doigt sur les choses qui me contrarient, volontairement (« tu n’as toujours pas reçu ce document mais c’est TRÈS GRAVE, tu n’es pas inquiète ? », ben si je le suis mais je ne peux pas y faire grand-chose) ou involontairement (« ça va le boulot, tu travailles bien en ce moment », autant faire crisser ses ongles sur un tableau noir).


Bref, fort heureusement, la saison 2 de « fais pas ci, fais pas ça » était excellente et 4 millions de personnes fondamentalement intelligentes et appréciables ont pu le constater. Je méprise les 7 millions de crétins qui demeurent persuadés que seule la fiction américaine est digne d’intérêt. Je n’ai pas de point de vue sur les gens qui ont fait ou regardé autre chose s’ils ne me connaissent pas, pour ceux à qui j’ai répété 400 fois qu’il ne fallait pas louper cette série, j’en ferai une affaire personnelle si elle ne connaît pas une troisième saison.

Venons en à l’essentiel : les deux épisodes…

Le premier épisode de la soirée était une remise à niveau utile sur les deux familles, qu’il fallait relier. Je vous rappelle en effet qu’auparavant nous avions un prétexte pour suivre l’existence des Lepic et des Bouley : ils étaient filmés par une émission de télévision pour un sujet sur l’éducation. Cet artifice ne manque pas du tout à la saison 2.

Dès la première scène, le fossé entre les Lepic et les Bouley est habilement amené par une histoire de pompe à vélo prêtée et jamais rendue. Les Lepic partent en randonnée tôt le matin et réveillent « en pleine nuit » les Bouley pour que Renaud puisse regonfler le pneu de son deux roues.


La suite est à la hauteur du reste. Anémone est exceptionnelle dans le rôle de la voisine alcoolique et tyrannique qui préfère vendre sa maison en viager à un promoteur immobilier qu’à ses voisins. Le couple Lepic, surtout Fabienne Lepic – Valérie Bonneton est ma nouvelle idole – est exceptionnel dans sa plongée lente mais certaine dans la dépression. Mais, les Bouley s’en sortent également fabuleusement.

Ces intrigues ont eu plein de résonances dans mon existence.

Je suis à la fois Fabienne Lepic, qui ne se sent pas assez reconnue par son entourage (merci Maman, mais merci Renaud dans son cas) et qui profite d’une rencontre avec une ex copine d’école, devenue agent de star, qui vomissait Renaud pour tenter de renouer avec une activité professionnelle. Elle préfère en effet être « la boniche de Catherine Deneuve que celle de Renaud Lepic ». J’ai adoré sa visite à l’Eglise où elle explique à un curé noir qu’elle en a marre qu’on ne soucie que de l’Afrique et jamais d’elle.

Mais je suis aussi Denis Bouley, qui n’en peut plus d’être considéré comme un parasite et qui cherche sa voie dans un domaine plutôt artistique. Il opte pour la photo de chats errants.

Je suis un peu Renaud Lepic aussi qui cherche à se faire bien voir par sa hiérarchie mais qui va, à n’en pas douter, échouer dans sa mission.

Je suis enfin Valérie Bouley, dévorée par le stress et l’angoisse, qui tente de prendre sur elle quand elle croit son idiote de fille enceinte parce qu’elle a les seins qui poussent, un début de gastro et parce qu’elle arrêté la pilule, et qui se retrouve aux urgences de l’hosto avec une fausse crise cardiaque, vraie crise d’angoisse.

Avec humour, « fais pas ci, fais pas ça » pose toujours les bonnes questions et se penche sur les thématiques qui font mouche : la place du travail dans notre vie et notre société, l’avenir de nos parents qui vieillissent (ceux de Denis n’iront a priori pas en maison de retraite) et la mauvaise éducation des enfants.
Par moment, j’ai trouvé qu’il y avait un côté « aventures du Petit Nicolas » très moderne dans « fais pas ci, fais pas ça » et pour moi c’est un énorme compliment.
J’attends avec impatience le point de vue de ma mère sur le sujet, je vous tiens au courant…

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