Avec la TNT, il y a toujours quelque chose à regarder à la télé

Pour répondre, en préambule, à la question, que tous mes lecteurs se posent, le top départ pour les « POC TV Awards » attendra le moment où j’aurai globalement du temps à consacrer à cet événement de taille. Dans l’état actuel des choses, comme je n’aurai pas de vacances à Noël – je digère aussi mal cette information que le chapon et son cortège de bûches à venir – et que je vais donc décaler les festivités des fêtes de fin d’année à juillet, je pense lancer les « POC TV Awards » vers la toute fin du mois de décembre, le début de l’année 2009, voire Pâques.

Mais, il ne faut pas se plaindre de travailler, car comme me le rappelle régulièrement ma petite maman très au fait de l’actualité, « c’est la crise » en ce moment.

Je cesse d’être aigrie, au moins deux minutes, et j’en viens à mon sujet, qui sera en fait un post scindé en deux (économies d’énergie quand vous me tenez) sur ma relation passionnelle avec la TNT.

Comment ai-je vécu sans la TNT ? Je me pose chaque jour la question.

Avec la TNT, j’ai toujours quelque chose à regarder. Je vends ce slogan alléchant au plus offrant.

J’attaque par l’actualité brûlante, et prochainement, je me pencherai sur les rendez-vous récurrents.

Hier soir, alors que je me désespérais de trouver un programme à me mettre sous les yeux, à 22h10, tandis que ma moitié venait de sombrer dans un coma réparateur (quand je vous disais que nous travaillions trop…), je suis tombée sur NRJ12 sur « cinq frenchies à Rio ». J’avais boudé, bêtement, « cinq frenchies à Miami » m’attendant au pire avec ce programme.
Il faut dire, à ma décharge, que je ne supporte pas Jérémy Michalak, le nouveau favori de Laurent Ruquier, et ex-héros marquant de la sitcom culte « le groupe » sous le délicieux sobriquet de « miminou ».

Jérémy, pour se viriliser, a abandonné le jaune et a opté pour le bouc et moi, faute de mieux, j’ai décidé de découvrir les aventures des « frenchies ».

D’un point de vue intellectuel et tout simplement…humain, le concept de l’émission est navrant. Cinq beaux gosses de notre magnifique pays sont lâchés durant un week-end dans une ville étrangère sans un sou avec pour mission de rouler un maximum de pelles à des autochtones femelles (enfin je suppose). Une pelle rapporte des sous pour vivre sur place.

Mais finalement, à bien y regarder, l’émission est un mix de « Pékin Express » pour le côté désargenté, culturel et aventurier et de « Koh Lanta » pour la survie en milieu hostile.
De plus, je ne vois pas ce qu’il y a de mal réellement à exporter la culture française – le baiser avec la langue – à l’étranger. De là à penser que le service public sans pub va s’emparer du concept, il n’y a qu’un pas.

Bon, ne soyons pas trop dupes, malgré le propos super hétéro – des mecs doivent rouler de grosses pellasses à de belles filles dans la rue – l’émission est franchement crypto-gay, et même pas si crypto que ça. La caméra ne perd, en effet, pas une occasion de filmer les beaux mecs torses nus, fesses nues et parfois même tout nus.
Les épreuves d’immunité ou de confort, quand je vous disais que ça ressemblait à s’y méprendre à « Koh Lanta », sont l’occasion pour les garçons d’enfiler des slips ultra moulants pour, par exemple, récurer le point d’un navire de façon sexy, soit disant pour le plaisir des demoiselles, mais l’esthétique de la mission me semble plus destinée à exciter les garçons sensibles.

Par conséquent, malgré le propos, les réflexions parfois franchement misogynes des candidats plutôt bourrins, eux, l’émission se laisse franchement regarder.

Je ne sais pas qui a été obtenu la palme du meilleur french-kisseur, hier, mais si je retombe sur l’émission, je tenterais de le savoir.

A ce propos, si les directeurs des programmes ou le concepteurs des maisons de production me lisent, j’ai une idée de concept en or.A la places des « lovers » sexys, recrutez de magnifiques lesbiennes, que vous déploierez en France, ce qui est quand même plus économique, afin qu’elles récoltent, elles aussi, un maximum de pelles de charmantes hétéros. Succès garanti auprès des lesbiennes dévoyées comme moi, des hétéros mâles surtout, et même des filles qui adoreront s’encanailler devant ce programme sexy.
Enfin, il faut de très belles lesbiennes, pas du tout stéréotypées à la « The L Word » pour que le concept fonctionne et pas les mochetés du « Next » lesbien français.

A bon entendeur !

(A suivre…)

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