Le degré zéro de la télévision (II) : Fear Factor

« Fear Factor » est peut-être l’émission la plus absurde qui existe à mes yeux.
Pour 50 mille dollars, des candidats venus de tout le territoire américain se confrontent aux pires terreurs existantes pour l’être humain. Ils doivent ainsi évoluer dans le vide depuis un hélicoptère ou un immeuble, se crasher volontairement avec une automobile ou plonger en apnée, mais surtout ils doivent bouffer les pires horreurs imaginables.
La deuxième épreuve est en effet destinée à faire ingérer n’importe quoi aux participants. Ainsi, ils peuvent se retrouver à déguster des yeux, de la bile, du poisson pourri, de la cervelle, des couilles d’animaux divers et variés, des utérus des femelles des bêtes que je viens d’évoquer, et finalement n’importe lequel des pires trucs qui vous vient à l’esprit, sauf peut-être, encore que, de l’être humain. Quand ils ne doivent pas réellement le manger, ils se « contentent » de déplacer dans leurs bouches des cafards, des vers, des utérus, des cervelles, des rates, des intestins… jusqu’à une balance ou n’importe quel gadget tout aussi absurde ! De temps en temps pour varier les plaisirs, on les oblige simplement à se voir renverser sur la tête des bêtes immondes (rats, tarentules, blattes, vers…) et à tenir ainsi plusieurs minutes sans se faire trop ratiboiser la tête. Nous ne sommes pas ici dans l’esprit bon enfant de « Fort Boyard ». Si on vous balance des rats sur le crâne, ils sont à moitié enragés, énormes et affamés par la prod. Si ce sont des tarentules, elles ont encore leur venin…

En gros, l’émission ressemble à une espèce de prostitution psychologique. Jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour gagner 50 mille dollars ? Evidemment, l’émission ne présente pas les choses ainsi et préfère évoquer un dépassement des limites psychologiques et physiques des candidats. D’ailleurs, l’autre fois pour accentuer encore cette impression que nous étions limite, limite rendus à de la prostitution, les candidats ont simplement du se mettre à poil devant les caméras et une foule. Edifiant, non ?

Quant à l’animateur, Joe Rogan, c’est une espèce de brute épaisse méga hétéro, moulé dans sa chemisette de Super Mâle. Il ressemble d’ailleurs dans sa tenue, la chemise large en T et le bermuda à Charlie dans « mon oncle Charlie ». Il titille les candidats pour les pousser jusqu’à leurs limites. Ils traitent limite les mecs de pédale et se moquent des nanas quand elles s’en vont, « ton mari va bien se moquer de toi, pétasse » (je force le trait, je vous rassure).

Pourtant, j’en reviens toujours là, je me délecte de cette émission. Le mercredi soir à 22h30 si je dois choisir entre un bon bouquin et « Fear Factor », le deuxième choix s’impose à moi (mon super livre sera encore là le lendemain soir alors que Joe Rogan ne poussera personne aux pires extrémités). J’ai un faible particulier pour l’épreuve la plus gerbante. Le seul reproche que je pourrais faire à l’émission en toute objectivité est son côté un peu longuet du début quand l’ensemble des candidats se confronte à la première épreuve. Pour le reste, je la trouve parfaite.

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