Indigestion de dîners

Bon, j’ai trouvé ma kryptonite blogueuse, moi qui me vantais de pouvoir poster qu’il pleuve ou qu’il vente, j’en suis complétement incapable avec la mission qui m’a été confiée et qui va durer jusqu’à la fin du mois de septembre.
Pourtant, mardi j’avais prévu de mettre ça en ligne :
Je ne vous avais pas menti en indiquant à la fin de mon précédent post que j’allais manquer sévèrement de temps pour poster dans les semaines à venir. Là, urgence oblige, je rogne sur le temps dédié au ménage et au repas pour poster. Je digérerai donc mal ce qui achèvera de me rendre complétement grognon et la moquette de mon appartement continuera à ressembler à un tapis de poils de chat [depuis j’ai pris le temps de faire le ménage, mais la mue des animaux a déjà tout remis en cause], au moins mon effort sera rentabilisé au moment où je m’y consacrerai.
J’ai donc regardé le prime d’un « dîner presque parfait » consacré au camping. D’abord, je me dois de constater que l’adjoint au tourisme d’Argelès-sur-Mer a du douiller un maximum pour qu’on puisse aussi bien apercevoir les cinq magnifiques enseignes des campings de la ville où résidaient les différents protagonistes de la soirée.
Si je voulais être concise et aller me consacrer à autre chose très vite, je dirais que cette soirée était globalement indigeste et que je conseille formellement à M6 de ne plus jamais nous infliger ça.
Se taper dans la même soirée cinq repas, avec cinq décos sordides et cinq animations atterrantes est juste au dessus des forces de n’importe quel téléspectateur normal.
Mais le camping, pouvoir d’achat en berne oblige, est à la mode alors autant nous balancer tous les poncifs sur le sujet.
Le casting particulièrement gratiné de cette soirée d’exception mettait en scène une jeune active, le quota chti désormais obligatoire dans n’importe quelle émission à cause du chef d’œuvre de Dany Boon, un bidochon fakir (ne cherchez pas…), un beau gosse type surfeur et une retraitée tatillonne.Nous avons ainsi eu le droit à la magnifique image de Robert Bidochon qui pêche en compagnie de Josiane, sa douce épouse, et son caniche abricot Ulysse. Robert, qui devait se prénommer Raymond en vrai, a osé le surimi dans la salade périgourdine en lieu et place du gésier ce qui nous a causé nos premiers hauts le cœur de la soirée. Mais surtout, Raymond s’est recyclé sur le tard dans une activité de fakir et a démontré dans l’émission ses qualités de cracheur de feu. Il s’est également partiellement dénudé pour se coucher sur une planche à clous et là nous avons manqué de rendre.
La retraitée tatillonne était, elle, toute fière d’offrir des queues de langoustes surgelées à ses convives qui bien évidemment n’aimaient pas les crustacés et surtout d’indiquer au téléspectateur qu’avec son mari, ils s’appelaient « papa et maman », le top du glamour.
La première hôtesse de la semaine ne s’est pas illustrée en n’épluchant pas les légumes de sa ratatouille et la chti a été incapable de cuire correctement sa sole dans le four du mobile-home. J’ajoute que la chti était le sosie mélangé de Yolande Moreau et de Julie de Depardieu, ce qui donne un résultat relativement étrange.
Bilan, comme nous nous y attendions un peu, il est assez mal aisé de cuisiner dans un mobile-home (Daniel Guichard pourrait témoigner, lui, sur la cuisine dans les campings-cars), ce qui a des conséquences sur la qualité des menus et les notes globalement médiocres attribuées logiquement aux cuisiniers. Nous avons lâché l’affaire avant les résultats. Nous avons trouvé la soirée longue comme un jour sans pain, la chti n’avait d’ailleurs pas été livrée en ce produit de première nécessité, et beauf à souhaits. Comme je l’indiquais plus haut tous les poncifs sur le camping ont été explorée : partie de pétanque, bataille d’eau de vaisselle dégueulasse dans les sanitaires, moucherons dans la boisson…
Bref, nous avons frôlé l’indigestion après cinq dîners consécutifs, ce qui est tout de même assez logique.
Sinon, je retiens de cette semaine télé, que je regarde quand même quand je le peux, la personnalité magnifique du nouvel ennemi public numéro 1 des fans des dîners de la six. Gian Carlo (je mets même une photo pour l’occasion), qui ne supporte pas qu’on l’appelle Juan Carlos mais écorche volontiers les prénoms des autres convives, ricane quand il mange quelque chose qui n’est pas à son goût, pinaille quand la mousse a démoussé pour devenir un coulis (on ne badine pas avec les menus, une mousse est une mousse, un coulis, un coulis…), et surtout, surtout reprend ses nouveaux amis de la semaine sur leurs manières à table. Depuis JR, le sosie de Jean-Pascal de la carac des dîners marseillais je n’avais pas vu de convive aussi horripilant dans l’émission. J’attends évidemment au tournant, certainement, comme ses adversaires l’italo-colombien odieux.

En revanche, je suis obligée de féliciter Donatienne, la bourgeoise parisienne, pour la qualité inégalable de sa décoration de table déclinée sur la thématique des saisons. Mais malgré ce trait de génie, je ne l’excuse pas pour son interprétation délirante du gratin dauphinois avec 4 oeufs, contre 0 dans ma recette.

Je ne vous promets rien pour la suite. J’hésite à mettre le blog en mode pause compléte jusqu’au 1er octobre à cause des velléités que j’ai comme ce matin de communiquer. A suivre en tout cas…Maintenant, comme ce n’est plus d’actualité, je peux l’écrire, « c’est tout pour le moment»*.
[« Secret Story » me manque, ça me saoule de voir des anonymes se dandiner à la place de mes secréteurs adorés à la même heure sur la une.]
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