Il était une fois (Part II)

ACTE V

Tristes et désemparées

Où nos héroïnes désespérées en oublient de raisonner…

Je sors donc de la gare SNCF, complétement désespérée. Un départ prématuré vers Bordeaux implique que nous ne puissions pas du tout profiter du deuxième jour du séjour et que nos vacances soient déjà gâchées. J’ai maudit sur cinq générations tous les cheminots grévistes et fidèle à moi-même en situation de crise appelé ma petite maman qui, toujours efficace, m’a délivré LA solution à laquelle complétement désemparée, comme ma moitié d’ailleurs, je n’avais pas encore songé. Nous devions, le lendemain, nous rapatrier sur Paris et trouver un train direct allant jusqu’à la ville rose. Aussitôt dit, aussitôt fait, grâce au numéro mis en place par la compagnie de chemin de fer, j’ai appris qu’un TGV idéal circulait à 14h10, mon indic parisienne que je remercie au passage, m’a tracé par sms le trajet à emprunter pour rejoindre Montparnasse au plus vite avec les transports franciliens, et j’ai donc pu m’effondrer, presque soulagée dans mon lit King Size. Au préalable, comme c’était vraiment la soirée de la loose et que je l’avais prophétiquement annoncé, Cristila et Delphine, mes deux favorites de « Pékin Express » ont été éliminées du jeu. De rage, je n’ai même pas regardé la rediff hier.

ACTE VI

Suite et fin du séjour magique…

Où nos héroïnes se conduisent en bonnes françaises et chipent ce que leurs poches peuvent contenir de lotions dans le couloir de leur prestigieux hôtel

Le lendemain matin, reboostées par une nuit très réparatrice de sommeil, nous avons foncé dès 7h30 dans la magnifique salle à manger de l’hôtel pour petit déjeuner merveilleusement au milieu des familles bruyantes à côté d’une fenêtre surplombant le parc. Je me suis retenue de glisser dans mes poches les miniatures de pots de confiture et j’ai profité à fond du buffet.
Au passage, nous avons croisé Dingo, omniprésent dans le parc, Bourriquet (avec qui j’ai posé sans rougir) et Tigrou.

Rassasiées, nous avons profité de l’option offerte durant le quinzième anniversaire et attaqué le grand parc dès 8h15 sous une pluie déjà battante. Malheureusement et j’en informe au passage les futurs visiteurs, seules les petites attractions de Fantasyland et de Discoveryland sont accessibles de bon matin. Qu’à cela ne tienne, nous sommes reparties pour un tour de tasses, nous en avons profité pour faire les boutiques alentours et acheter plein de souvenirs plus ou moins utiles et surtout pour la première fois avec ma femme nous sommes montées dans Dumbo, l’attraction volante pour les tous petits. Ma chérie, pourtant saine d’esprit, a hurlé à chaque fois que je faisais mine de faire décoller un peu trop l’éléphant de peur que le bras articulé ne se détache et que nous terminions dans les annales du parc comme les premières mortes dans une attraction de Fantasyland. Ces émotions passées, nous nous sommes, sur les conseils d’une charmante cast-member, orientées vers la partie futuriste du parc, faisant au passage moult photos de nous sous la flotte. Là bas, nous avons inauguré ensemble l’orbitron. J’ai eu la présence d’esprit d’y monter seule pour pouvoir bien en profiter.
Pour les novices, l’orbitron est un petit manège mettant en scène des vaisseaux spatiaux qu’on peut à loisir faire décoller dans la mesure des possibilités du bras articulé de la machine. C’est l’équivalent futuriste et un rien plus impressionnant de Dumbo.
Ma femme a prouvé ses aptitudes de protectrice de la galaxie dans Buzz l’Eclair. Dans cette attraction très colorée et franchement amusante, les visiteurs doivent shooter l’ennemi du Ranger de l’espace avec un pistolet laser. Les scores de chacun des joueurs apparaissent sur un écran dans la nacelle. Ma moitié, qui a du truquer le compteur du bidule, m’a battu à plates coutures de 1000 points.


Les achats et ces attractions terminées, nous avons foncé vers Adventureland à son ouverture pour se refaire un petit coup de Pirates des Caraïbes, de la maison hantée et du petit train.
Le cœur lourd nous avons commencé à partir à reculons vers la sortie mitraillant au passage les characters en maraude (Gepetto, Pinochio, Frère Tuck, Baloo,…). Ma femme a posé à côté, et non pas franchement avec, Mary Poppins, qui n’a pas daigné lui jeter un regard. Je suis restée prudente avec Frère Tuck qui m’a un jour assommé d’un coup de ventre rebondi.

Avant de quitter notre hôtel, nous avons agi en bonnes françaises et ma femme a (raisonnablement) pillé le (très tentant) chariot des femmes de chambre pendant que je faisais le guet dans le couloir. J’ai honte d’en être fière mais il n’y a pas de petites économies quand on veut ramener des cadeaux du parc.
La dernière attraction de la journée, la ligne A du RER nous a paru plutôt morne. Les cast-members parisiens ont été assez hostiles dans un style moins amusant que les grooms de la tour de la terreur mais finalement nous s’est bien terminé…et nous sommes rentrées légèrement plus tôt que prévu mais totalement satisfaites.

Bilan, si nous n’avons exceptionnellement pas fait Space Mountain pour cause de trop fortes émotions la veille dans la Tour de la terreur, nous y retournerons forcément un jour. De toute façon, il y aura pour moi une huitième fois puisque je n’ai pas testé le roller coaster de Nemo en rade quand nous sommes allées dans le parc des Studios, ni Peter Pan (en réparation durant notre séjour).

Mes petits conseils d’experte ès Parc Disney qui en est seulement à sa septième visite :

– Le site internet de Disneyland Paris propose des promos vraiment intéressantes (-40%) pour une nuit d’hôtel et deux jours d’entrées dans les deux parcs à certaines dates prédéfinies. Parmi les hôtels, deux des plus beaux sont proposés à la location ainsi (Le Bay Club et le New York), évidemment seul petit bémol vous ne choisissez que la période (les dates sont imposées) mais pour 40% (j’insiste) de réduction ça en vaut franchement la peine.

– Si vous tombez dans une période d’affluence, préparez à l’avance à l’aide du plan un petit parcours parmi les « grosses » attractions que vous désirez faire en priorité et allez chercher des fast pass pour gagner du temps. Le système fonctionne vraiment très bien… Mais globalement, par rapport à mes débuts chez Mickey, alors que j’y suis allée en plein été l’avant dernière fois, je peux vous dire qu’on attend quatre fois moins qu’avant aux grosses attractions. En revanche, en pleine saison, Fantasyland et ses manèges amusants sont partiellement inaccessibles. Il faut se lever tôt ou rester tard pour en profiter.

– Globalement, oubliez tous vos complexes et laissez vous aller…

N’hésitez pas à danser dans les toilettes avant de vous demander opportunément si une caméra de sécurité n’y est pas placée et si vos performances ne risquent pas de se retrouver sur youtube.
Chantez dans les poupées en vous assurant que vos voisins de derrière n’ont pas de caméra ! Jetez-vous dans les bras des characters pour la photo au risque de bousculer un enfant au passage !
Ces visites sont l’occasion unique de retrouver son âme d’enfant et je trouverais dommage de bouder son plaisir.

[NDLA : Le blog devrait reprendre le cours normal de ses programmes dès demain…]
[PS : La six programme un inédit des aventures de Super Nanny ce soir]
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