Mon émission de l’année (Affaire Conclue avec Sophie Davant)

Comme la fin de l’année approche, j’ai décidé de parler de mes coups de coeur et mes déceptions télé et séries.

Je commence ce cycle par mon émission préférée de l’année.

Ca a été serré entre Quotidien, TeamG1, et le vainqueur. Mais l’un était trop prévisible et l’autre un rien trop confidentiel. J’ai donc choisi…………Affaire conclue !

affaire conclue

C’est la seule émission que je regarde en replay, la seule pour laquelle je peux me dépêcher de rentrer si je suis dehors avant 16 heures, et celle pour laquelle j’ai parfois interrompu mon activité pour aller me poser devant la télévision.

Pour les néophytes, enfin les non chômeurs, Affaire conclue est tout simplement une petite émission d’enchère. Un téléspectateur amène un objet qu’il souhaite vendre. Un méchant expert l’estime à un prix dérisoire et ruine ainsi les espoirs du vendeur de partir aux Bahamas avec le fruit de la vente. Mais Sophie Davant veille et tance le spécialiste, qui ne bouge pas son estimation d’un iota. On s’en fout, de toute façon elle n’est qu’indicative. Le brave vendeur passe ensuite devant les acheteurs, qui enchérissent plus ou moins. Il repart immédiatement si l’affaire est conclue avec la somme convenue.

Pourquoi c’est génial ?
Sophie Davant est une véritable révélation dans le programme. Elle est à la fois drôle, douce, sévère et décalée. Je la détestais depuis Fort Boyard – j’ai la rancune tenace -, je l’adore depuis Affaire conclue. Je la trouve même canon désormais.

Le principe de l’émission est très fort. On est forcément en empathie avec le vendeur qui vient nous conter l’histoire de son objet. Les acheteurs ont été bien castés pour être à la fois parfois suprêmement agaçants et d’autres fois super attachants. Certains ne s’étaient pas illustrés dans la très mauvaise adaptation des ventes de box à l’aveugle sur D8 (à l’époque), ils se rachètent aujourd’hui.

J’aime tellement cette émission que, quand je suis allée en villégiature chez mes parents, j’ai cherché un petit objet de valeur à subtiliser pour pouvoir le vendre à la télé et rencontrer enfin Sophie, Anne-Catherine, Alexandra et Julien, mes préférés de l’émission.

Je plaisante bien sûr. Merci de ne pas me dénoncer à ma mère, qui recherche depuis quinze ans le plateau égaré lors du grand déménagement pour une nouvelle vie. Les fourbes déménageurs l’auraient piqué. D’ailleurs si vous voyez dans Affaire conclue, un mec baraqué avec un plateau, merci de le dire à ma mère.

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Conflits de génération

Pour mes quarante ans, j’ai entrepris un petit quart de France pour retrouver mes racines. J’y reviendrai peut-être. J’ai surtout échoué pendant quelques jours chez mes parents.

Mercredi soir, nous n’avions pas forcément envie d’écouter du Johnny, nous nous sommes donc retrouvés face à la question fatidique : que regarder en famille ?

J’ai proposé à mon père de profiter de mon abonnement Netflix pour trouver un film ou un série qui nous conviendrait à tous.
Il m’a proposé d’aller voir dans les cassettes VHS là haut si je ne trouvais pas quelque chose à regarder. (Oui mes parents ont encore un magnétoscope en état de fonctionnement.)

VHS

Netflix est très vite apparu comme une option extrêmement dangereuse pour mon père. J’allais l’abonner de force à la chaîne de vidéo à la demande et surtout braver la loi en utilisant mon compte chez lui. J’ai essayé de me défendre et puis j’ai renoncé en ne trouvant pas le canal approprié sur la box SFR. Je crois qu’il a refusé avec tellement de véhémence la proposition de SFR de lui filer un essai gratuit, qu’ils ont banni à jamais le canal de sa box.
De mon côté, je suis montée voir la sélection des VHS et l’idée de me retrouver face à mon enregistrement sautilleur de 1994 du Père Noël est un ordure sur un écran HD m’a fait  capituler.

Finalement, ma mère a trouvé que Wallander sur la 25, c’était super. J’ai tenu vingt minutes poliment avant d’aller regarder Crazy Ex-Girlfriend – j’en reparlerai – sur Netflix dans mon lit.

Mon père pense que les jeunes générations complotent contre les anciennes en créant des technologies qui les mettent sciemment sur la touche. De mon côté, après réflexion, je me dis qu’il n’est surtout jamais prêt à écouter quand on essaie de lui apprendre ou de l’initier. Il se sent diminué et attaqué dans son orgueil de grand scientifique, qui, jusque-là, maîtrisait tout.

De toute façon, le rapport de mes parents aux nouvelles technologies a toujours été un poème. J’en ai déjà parlé ici, mais nous avons eu notre premier magnétoscope en 1994. Mes parents  ont déménagé dans les années 2000 leur première télé couleur qui devait peser un âne mort. Elle était tellement lourde que lors du grand cambriolage de 1996, les voleurs l’ont déplacée, avant de renoncer à l’emporter (ce qui est certainement une bonne chose, car j’ai toujours entendu mes parents dire que si la télé tombait en panne, ils ne la remplaceraient pas. La menace / le mensonge ultime).

Depuis, ils se sont essayés, enfin surtout mon père, avec dégoût au smartphone et à la tablette en décrétant que l’outil n’était pas fait pour eux. Ca m’attriste un peu, mais je ne le referai pas. J’ai quand même réussi à démontrer à ma mère que sa tablette pouvait avoir un intérêt en lui téléchargeant une ou deux applis.

J’imagine que dans trente ans, peut-être vingt, je n’espère pas dix, à moins d’un retour spectaculaire à l’âge du tube cathodique et du modem 56k, je serai plus que dépassée et que je serai certainement aussi rétive aux nouvelles technologiques.

Wait and see !

Pourquoi je n’ai pas aimé Wonder Woman (le film) ?

Pour mon grand retour sur ce blog, après deux mois d’absence totalement justifiable, j’ai décidé de frapper un grand coup en expliquant pourquoi j’ai détesté Wonder Woman (le film).

Comme j’ai vu le film neuf mois après tout le monde et plus d’une semaine après sa sortie en dvd, j’ai bien conscience de ne pas tomber dans une actualité brûlante avec ce sujet. M’enfin, mieux vaut tard que jamais.

Je me préparais à adorer Wonder Woman, parce que j’aime les films de super héros et que celui-là est l’un des rares à compter une femme comme héroïne. Le seul ? Chez Marvel, les femmes c’est Black Widow.

Ca partait plutôt bien avec cette histoire d’île des Amazones, cachée pour échapper au courroux d’Arès, qui a tué Zeus (le fourbe) et qui serait désireux de s’en prendre à cette communauté de charmantes guerrières, dont les relations ne sont pas bien claires.

Et puis patatras, un jour le monde réel s’invite dans ce petit paradis en la personne d’un valeureux espion qui tente d’échapper aux terribles allemands qui ont confectionné une arme redoutable. Diana, la fille d’Hippolyte, la chef de la tribu, sauve ce garçon et change son destin à jamais. Au passage, Robin Wright, qui avait certainement besoin de payer ses impôts, meurt.
Elle convainc les siennes que c’est Arès qui mène la danse sur le front et qu’elle est la seule à pouvoir régler le problème. Elle file donc à Londres dans un frêle esquif, qui s’avère être limite un hors-bord puisqu’il les mène en deux temps, trois mouvements, de la Grèce antique à Londres en 1918. Bon, là, les scénaristes ont bien senti qu’ils allaient nous perdre, du coup ils expliquent que la bateau a été remorqué. Sinon, ils auraient aussi pu voyager en carte. Mais ce n’est qu’un détail.

Je n’ai rien contre les scènes à Londres, qui sont les rares que je trouve intéressantes dans le film. Diana se rend compte qu’elle est passée d’une tribu de femmes à un monde de mâles arriérés, mais elle s’en tape, parce qu’elle est plus forte qu’eux. Le film s’enlise ensuite dans les tranchées. La traversée par Wonder Woman du front est pathétique et risible. Ensuite, ça va de mal en pis.
Le pauvre village libéré par la super héroïne qui panse ses blessures en dix minutes et rasé de la carte en trente secondes.
Arès, le dieu de la guerre, est un petit anglais moustachu.
Le problème de l’arme meurtrière est réglé en trois minutes par le sacrifice du soldat tête à claques.

Et voilà !

Le vrai problème de Wonder Woman c’est que le film manque diablement de second degré (ou alors il y en a trop). Il y a quelques tentatives au début quand Diana découvre le soldat nu, mais là c’est balourd. Ensuite, c’est un peu mieux à Londres. Une fois arrivée dans les tranchées, on ne rit plus du tout et c’est bien normal.
Pour donner un exemple précis, on comprend en gros que Diana et l’espion ont couché ensemble. Voilà qui devrait être un peu commenté à l’écran ! Elle avait expliqué plus tôt que les hommes ne servaient à rien dans le plaisir féminin. Du coup, ça appelle une réaction, un commentaire… Et bien non. De toute façon, comme le couple ne fonctionne pas du tout, autant ne rien en faire jusqu’au sacrifice final.

Les films Marvel sont loin d’être parfaits, mais au moins ils ne se prennent pas entièrement au sérieux.

L’idée de placer le film à la fin de la première guerre mondiale est chouette, mais le mélange de réalisme (grossier) et de super héros ne fonctionne pas du tout. Captain America (que je déteste par ailleurs) a le bon goût de ne pas combattre Hitler à l’écran, mais un méchant bizarre avec une tête rouge, ce qui allège le propos du film. Là Arès est censé être un vilain allemand, en fait c’est un méchant anglais, mais il est soit trop, soit pas assez, dans la réalité.
J’aurais préféré qu’Arès soit l’horrible chimiste défigurée, qui s’en sort finalement in extremis pour certainement préparer des vilainies dans le prochain épisode.

Et puis, je l’avoue, je n’accroche pas à Gal Gadot, qui est superbe, certes, mais que je trouve pas en phase avec son rôle.

Je sauve quand même un truc : la musique, enfin le thème de Wonder Woman !

Je sens bien que j’aborde un sujet sensible, mais ce n’est que mon point de vue.

 

Putain 17 ans !

J’ai pleuré à grosses larmes en lisant ce texte. Je me disais justement, depuis quelques semaines, qu’il faudrait que je (vous) parle de ma vie avec mon vieux chat et j’ai lu sous cette plume pas mal de choses que je ressentais.

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Mon chat m’a super bien dressée et je pense que secrètement il profite du statut que lui confère son âge canonique pour abuser de ses privilèges. Mais, c’est ainsi. Ce n’est pas à 17 ans que nous allons revenir en arrière.

Quand j’ai décidé, il y a 17 ans, alors que j’habitais encore à Tours et que j’étais sur le point d’arrêter définitivement mes études contre l’avis de mes parents et de la raison, d’adopter un chat, je ne m’était pas imaginée que notre relation tiendrait aussi longtemps.

Le premières années, il s’est plutôt conduit comme un colocataire, qui vivait avec nous parce que c’était un mal nécessaire pour sa survie et son confort. En échange du gîte et du couvert, il était décoratif, mais absolument pas câlin. Il n’a jamais ronronné par exemple.

Avec le temps, il s’est habitué à nous. Il a commencé à nous considérer. Nous ne lui avons jamais rien imposé. Je suppose qu’il a apprécié notre délicatesse à son égard.

L’été, il avait le droit de batifoler à l’île de Ré et il venait quand même vérifier régulièrement que nous étions là pour assurer sa sécurité. Quand, il y avait un feu d’artifice à Toulouse, il arrivait en courant sur le lit, pour nous réconforter évidemment. Ce chat n’est pas un trouillard.

Quand il a eu 7 ans, nous lui avons pris une petite compagne. Il n’a pas vraiment trouvé que nous l’avions bien choisie. Il s’est habitué à elle.

Il a subi pas mal de déménagements, exploré des appartements plutôt vastes puis finalement réduits. Il a voyagé un nombre incalculable de fois dans sa boîte sans jamais élever la voix, restant stoïque sous son pull jusqu’à l’arrivée.

Bon, il n’est pas parfait non plus. Il a dézingué des tapisseries et coûté des cautions à sa maîtresse. Il a aussi rendu des fauteuils inesthétiques au possible. Il a pissé dans des coins auxquels je n’aurais pas songé, avant de m’apprendre qu’on ne laisse rien traîner par terre et qu’on défait son lit pour bien l’aérer le matin. Il faut aussi surveiller les cartons abandonnés. Mon nouveau matelas repose la journée contre le mur, parce qu’il le prend pour sa litière.

Il m’a vraiment bien dressée décidément.

Aujourd’hui, nos relations sont cordiales. Il n’a jamais été câlin, il ne l’est toujours pas. Mais, une chose que seuls les possesseurs de chat pourront comprendre, il est présent. Parfois trop, le matin à 5h30, je me lève au radar pour le nourrir. Il a 17 ans, il a bien le droit à ce genre de caprice.
Parfois pas assez, quand il fait 35° chez moi, je ne le vois plus.
Mais, j’aime tellement quand il vient s’asseoir à côté de moi sur le canapé ou quand il vient se coucher sur la table quand je discute avec quelqu’un dans le salon. J’aime qu’il ait ses têtes et qu’il choisisse les gens qu’il va apprécier. Je suis vraiment désolée pour les autres.

Et puis, mon chat est un vrai beau gosse. Comme sa maîtresse, il aime les filles et elles le lui rendent bien.

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Nous vivons ensemble depuis 17 ans. Au début, c’est un colocataire un peu pénible parfois, aujourd’hui c’est un compagnon.

Il a 17 ans et je sais que j’ai de la chance qu’il soit encore là. Je sais aussi que nous ne passerons pas les 17 prochaines années ensemble.

Putain treize ans !

Ces jours-ci, mon blog a eu 13 ans. Mon blog est bientôt un adolescent et moi j’ai 40 ans. L’avantage du blog, c’est qu’on dispose de chouettes archives et qu’on arrive à se faire insulter par son soi du passé.
Donc je tiens à dire officiellement à POC de 34 ans, que je l’emmerde (« avec un grand A« ) à pied, à cheval et en voiture, et non à quarante ans, je ne ressemble pas (encore) (tout à fait) à Katherine Chancellor et si c’était le cas, j’en serais ravie.

LES FEUX DE L'AMOUR

Ce petit moment de schizophrénie n’est pas inédit dans ma vie de blogueuse. 

Donc, je m’appelle POC, j’ai quarante et bon an, mal an, je continue à bloguer.

Qu’est-ce qui a changé ?
Caroline a assez bien résumé ma pensée sur le sujet. Le gros, gros élément qui a modifié mon approche du blog ces dernières années, c’est l’auto-censure. J’étais bien plus décomplexée avant pour attaquer le physique (c’est mal), le talent ou l’intelligence (c’est mal aussi) d’un candidat de télé-réalité, d’un chanteur promu par un télé-crochet, ou de stars du monde musical. Ca m’a valu des insultes de fans de Josh Groban (je vous promets, il a des fans, teigneux en plus), de fans de Mylène Farmer (bon, ça, c’est la routine) et même de fans de Mickels (aujourd’hui, ces personnes ne se souviennent plus qui est Mickels alors que moi oui. Qui était vraiment intéressé par lui au final ?). Aujourd’hui, je me dis que derrière tous ces gens, il y a une personne ou des proches, qui peuvent malencontreusement atterrir ici et me lire. C’est improbable, mais quand même.

Est-ce lié ou pas ? J’ai plus de mal à appuyer sur le bouton Publier. Je m’interroge mille fois plus qu’avant sur la pertinence et l’intérêt de mon propos. J’ai aussi certainement moins le réflexe, même si l’envie me saisit parfois impérieusement, d’écrire, de raconter…
Il faut dire que Twitter est passé par là. Tout le monde s’exprime tout le temps sur tout, alors à quoi bon venir en rajouter ?

Ce qui n’a pas changé 
Je regarde toujours autant la télévision. C’est peut-être ça aussi être Xénniale. Je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de regarder des chaînes Youtube. Je préfère une bonne vieille émission classique, qui passe dans mon petit écran, bien produite par des gens dont c’est le boulot. J’ai quarante ans, je suis une vieille conne démodée et j’assume.

Je regarde toujours autant n’importe quoi.
Entre 19 heures et 21 heures, je suis cinq émissions en simultané : Les Marseillais contre le reste du monde (Fidji, tu es la plus belle), Secret Story, Les vacances des Anges (Coco, tu es la deuxième plus belle après Fidji), Touche pas à mon poste, et Quotidien. Je maudis les vils programmateurs qui osent caler les pubs de tous ces programmes en même temps. Je m’en fous, je zappe sur Scènes de ménage sur M6.

Le midi, je suis orpheline de Daphné Burki, alors je mate Friends sur NT1, et ce que j’ai loupé la veille de Secret Story ou des Anges.

A 16 heures si je peux, je lâche tout pour aller regarder Affaire conclue, l’émission de Sophie Davant, qui est mon kif absolu du moment. Si je pouvais, je lancerais Enchères TV, une chaîne qui diffuserait des émissions d’enchères toute la journée. J’arrêterais de travailler pour la regarder.

Bon, et puis j’espère bien être encore là dans dix ans, j’aurai cinquante ans, je serai magnifique comme Courteney Cox (je te donne rendez-vous dans dix ans, POC de 50 ans) et normalement la télévision existera toujours.

Superga XO Jennifer Meyer Collection Launch Celebration

 

 

Le match des télé-réalités de l’été

Cet été, malheureusement, je n’ai pas fait que lire et regarder de bonnes séries ou de vieux films. J’ai aussi BEAUCOUP regardé la télévision.

Je vous propose aujourd’hui…le match des télé-réalités de l’été.

Je déteste Cash Island.
Rien que le nom…
Était-il vraiment nécessaire de lancer fin août, à deux semaines de la reprise de Koh Lanta, un nouveau jeu d’aventure ?

Pour moi, la réponse est non.

Le concept :
Dix candidats débarquent sur une île et se voient attribuer aléatoirement une carte. Une seule d’entre elles mène à un trésor enterré (la bagatelle de 100.000 euros en liquide dans un coffre). Le veinard qui la trouve en premier se voit attribuer l’honneur d’être le maître du jeu. En gros, l’homme ou la femme à abattre, parce que les autres doivent tout faire pour l’éliminer et récupérer le magot. Tous les candidats s’estiment évidemment être de fins stratèges et dès les premières minutes du jeu, ils débutent leurs déductions pas du tout pénibles. Si Machin dit ça, c’est parce que c’est lui le maître du jeu ou au contraire il dit ça parce qu’il ne l’est pas…
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

L’animateur : Pour ne rien arranger au problème, l’émission est « présentée » par Benjamin Castaldi, qui intervient en fait essentiellement pour lancer les jeux façon Koh Lanta et animer les fameuses assemblées où sont désignés les futurs éliminés ; ici pas de vote secret d’ailleurs, chacun doit dire à haute voix qui il a choisi. Autant je le supportais et je l’aimais plutôt bien sur TF1, autant il m’insupporte sur C8. Il ne fait aucun effort, bouffe systématiquement ses mots et il a été carrément graveleux dans Touche pas à mon poste (autre problème, me direz-vous !). C’est d’ailleurs certainement parce qu’il refuse d’articuler qu’il n’est pas la voix off.

Les candidats : Ils ont choisi immédiatement d’éliminer Stan, la forte tête et le beau gosse de l’émission. Le premier maître du jeu a arboré une tête de labrador coupable qui a mangé le rôti et qui attend sa correction, dès que les autres joueurs ont commencé à enquêter, alors qu’il aurait dû maîtriser celle du chat qui ne doute de rien (quoi ? Moi j’aurais pissé sur le lit ? M’enfin, c’est dégueulasse de se laisser aller ainsi. Comment peux-tu m’accuser d’un tel forfait ?).

Cette tête là !

Je vous épargne les épreuves longuettes, incompréhensibles et sans intérêt. J’ai lâché l’affaire au bout de dix minutes hier devant le deuxième épisode et je ne suis apparemment pas la seule.

Mais, j’adore 10 couples parfaits.
C’est MON émission de l’été.

Le concept : Il est sans réel intérêt, mais je vais vous l’expliquer pour le principe. Vingt jeunes gens, dix garçons et dix filles, sont regroupés dans une maison. Charge à eux de découvrir les matchs parfaits qui les unissent. En gros, comme dans Mariés au premier regard, ils ont été testés pour découvrir quelle personne avait les meilleures affinités avec une autre. Chaque semaine, ils doivent tenter de former les dix couples parfaits pour espérer emporter aussi 100.000 euros, mais à 20. Ils peuvent  tester, au préalable, après des rendez-vous en tête à tête, les unions qu’ils pensent être les bonnes. Si les deux personnes matchent, elles quittent la maison pour une lune de miel. Mais, évidemment, des couples se sont formés contre toute logique scientifique, et ils répugnent à se séparer, ce qui crée plein de tensions entre ceux qui aimeraient gagner des sous et ceux qui préfèrent l’amour.

Le point fort de l’émission : Ses candidats ! Je n’en peux plus de voir des Marseillais, des Chtis et des Anges, et des cross-overs entre les différentes tribus. Ils sont tous plus ou moins sortis les uns avec les autres, ils se fritent sur les réseaux sociaux, à l’écran…du coup, ils ne peuvent plus se sentir, se rabibochent et se ré-embrouillent. Au moins, ces candidats-là sont frais et plutôt moins bêtes que la moyenne. Ils font certes quelques fautes de français, mais dans l’ensemble le niveau n’est pas exécrable.

L’autre bon point : Elsa Fayer ! Tel Dorian Gray, Elsa a cessé de vieillir un jour, par miracle. En plus d’être vraiment jolie, c’est une excellente animatrice. Elle est complice avec les candidats, sans trop de familiarités, et elle sait aussi les recadrer quand tout part en vrille. Elle serait super à l’animation de Secret Story.

Ce soir, c’est la finale et ces vingt candidats vont me manquer, enfin surtout Iris bizarrement. Je vous recommande chaleureusement la scène où elle recadre son compagnon d’aventure un peu volage avec les autres candidats morts de rire derrière elle.

10 couples parfaits: Iris et Hagda clashent et balancent sur le montage de l’émission !

 

Que s’est-il passé hier dans le pré ?

Avec l’âge, je deviens trop sensible, j’en ai conscience. Et, cette année, il faut bien le reconnaître, les agriculteurs de l’Amour est dans le pré sont particulièrement touchants. Hier soir, j’ai donc passé la soirée à être émue par leurs jolies histoires d’amour. Dans certains cas, je ne supporterai pas une séparation. Vous êtes prévenus…

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Gégé et sa dulcinée se sont trouvés. Bon, à part un petit désaccord sur leur conception de l’agriculture, ils sont faits l’un pour l’autre.
Rien à ajouter. C’est, de loin, mon couple favori de la saison. J’aime beaucoup l’humour d’Anne-Marie et sa façon de voir la vie.

Bon, j’ai aussi un petit faible pour Pierre-Emmanuel et Gwladys, tout aussi amoureux que les précédents. Ils devraient terminer l’aventure et leur vie ensemble.
Je ne veux pas de coup de théâtre au bilan !

Nathalie a mis du temps à se décider, mais elle a finalement opté sagement pour son voisin élagueur. Le couple prend son temps. Grâce à la meilleure amie du jeune homme qui a posé la question cruciale, les quatre millions de téléspectateurs du programme en ont eu la confirmation. M’enfin du lait a été transformé en fromage depuis le tournage, donc on peut imaginer que la donne a changé. Mais, bref, ces deux-là se correspondent et fait rare pour une agricultrice dans l’émission, Nathalie semble avoir trouvé sa moitié.

Vincent et Karine me laissent plus indifférente. D’ailleurs, les caméras les ont abandonnés en cours de route. Est-ce parce que l’histoire a finalement capoté alors que les chiffres et les astres étaient de leur côté ? Nous le saurons probablement au bilan. En attendant Karine a tenu à faire de terribles révélations sur l’astrologie en dévoilant, à son hôte l’existence d’une treizième planète, qui viendrait fausser le jeu des signes. De toute façon, Vincent s’en fout, il ne croit qu’aux chiffres, qui, eux ne mentent jamais.

Je conclus ce résumé par Romuald, qui est certainement moins emballé par sa prétendante qu’elle ne l’est par lui. C’est ainsi. La jeune femme a beau lui asséner régulièrement de fines allusions sur un rapprochement physique ou une relation à long terme, l’agriculteur saisit rarement la balle au bond…