La reine chaton

Dans la vie, il y a deux choses qu’on adore raconter : le début d’une histoire d’amour et la façon dont on a rencontré son chat.

Comme c’est la journée internationale des chats et non la Saint-Valentin, je vais vous parler de mon amour de chat.

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Il y a un an, presque jour pour jour, je perdais mon meilleur ami à fourrure, celui qui partageait ma vie depuis 18 ans et dont je ne peux pas parler sans avoir les yeux qui se voilent. Mais je ne suis pas retrouvée seule pour autant, il me restait Scarlett dans ma vie.

Hobbes était mon pote, mon colocataire, mon assistant… Scarlett a toujours été le bébé de la famille.
Et pour cause !

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Tout a commencé sur un malentendu sur un marché : « Donne chatons siamois ! »
La raison aurait voulu qu’avec un matou dans nos vies, nous en restions là. Mais quand je l’ai prise dans mes mains, elle a agrippé ma montre avec sa minuscule patte.
Malheureusement, d’après l’éminente spécialiste des chats qui m’accompagnait, la boule de poils était assurément un garçon et pas question d’avoir un second mâle à la maison. Le premier pissait déjà assez pour deux. Je suis donc repartie le coeur lourd vers le métro en laissant le bébé aux grosses mains des passants. Quand le métro est arrivé, notre résolution a fondu et nous avons parcouru 500 mètres au pas de charge pour récupérer le petit animal, qui (spoiler alerte) nous attendait toujours.

Le chaton était siamois comme moi et surtout absolument pas sevré. Il s’est aussi avéré que notre petit mâle était une petite femelle. Ca tombe bien, nous avions un prénom féminin.

A partir de là, Scarlett a été traitée comme une princesse, ce qui a forgé son caractère, autant que son prénom. Des siamois, elle a conservé les yeux bleus et le caractère.
De son sevrage un peu prématuré, une toute petite taille.

Hobbes aurait certainement opté pour un tout autre chat. Il n’a jamais vraiment validé notre choix. Mais ils ont appris à cohabiter.

Le petit animal est câlin, collant, et sait très bien se faire comprendre. Il est aussi indépendant quand il le désire.

Scarlett a la faculté étonnante de provoquer des mégas allergies aux personnes qui comptent dans ma vie. De mon côté, je peux me rouler dans ses poils sans problème (heureusement…). Il faut dire que j’ai été élevée dans un maison renforcée à l’amiante où je dormais dans oreillers tout en plumes en reniflant de la poussière.

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Si ça t’ennuie ce que j’écris, dis le !

J’aime qu’elle vienne se coucher à côté de moi quand je travaille le matin tôt ou tard le soir. La voir dormir m’apaise.

J’aime quand elle se met sur le dos, les quatre fers en l’air pour piéger les humains naïfs qui pensent qu’elle veut un câlin, alors qu’elle aspire seulement à les saigner !

J’aime quand elle répond quand on lui parle.

J’aime qu’elle me réveille la nuit en ronronnant, même si en général je lui gratouille le ventre avant de replonger dans les bras de Morphée.

J’aime son indépendance. Elle ne supporte pas la contrainte, un peu comme sa maîtresse, et n’est pas aimable sur commande.

J’aime ses yeux bleus et sa queue rayée façon raton-laveur.

J’aime que nous ayons chacune une place sur le canapé et son regard effronté quand elle a pris la mienne. Et quand je lui dis façon Sheldon, c’est ma place, elle se déplace !

J’aime quand elle saisit le pompon dans sa bouche et le promène dans l’appartement en émettant des ultra-sons.

J’aime qu’elle reste entre les quatre murs du jardin pendant nos vacances. Ce n’est pas une aventurière comme ses maîtresses.

La vie avec un chat c’est mieux que la vie sans. J’ai un temps pensé à lui reprendre un camarade de jeu, mais je crois que je vais encore lui laisser prendre toute la place un petit moment. Ca lui réussit plutôt bien !

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Un trésor dans votre télévision

J’ai atteint le point de non retour, où les aventures de La Famille Formidable deviennent parfaitement insupportables. Il se situe très exactement à la saison 7. Pour des raisons qui m’échappent, et si quelqu’un a une explication je suis preneuse, TVBreizh a zappé la saison 6 et il me semble qu’elle n’est jamais, ou très rarement, rediffusée. Quel sombre secret cache-t-elle ? Je suis quasi tentée d’acheter le dvd, même si je crois qu’elle n’est pas meilleure que la sept.

La sept compte ce formidable moment digne d’un épisode de Dark, où Manon la petite dernière de la famille (qui ne s’appelait pas en saison 2, puis Mélanie en saison 3) couche avec sa nièce (Marie, la fille d’Audrey) et son futur mari Jean-Philippe. Les puristes constateront qu’il ne s’agit que d’un demi-inceste, puisque si Audrey est la fille de Catherine, Jacques n’est pas son père. N’empêche que ça retourne la famille et pousse les grands-parents à s’exiler dans l’Yonne.

Au moins dans Dark, ils ne savaient pas…

D’ailleurs, cette péripétie m’amène à reconsidérer mon projet des cross-over de l’impossible : deux séries qui n’ont presque rien en commun et qu’on fait se télescoper. Typiquement, des voyages dans le temps dans une Famille Formidable qui permettraient de découvrir que Jacques est en fait le fils de Frédérique.

Bref…

Comme Une Famille Formidable me fatigue, je me suis repliée sur Oak Island sur C8.
Cette formidable émission traduite à la bouche de l’américain met en scène des chasseurs de trésors sur une île marécageuse dégueulasse du Canada.

Les (riches) explorateurs sont en quête de doublons cachés par des pirates, mais aussi, en vrac, du trésor des Templiers, du Graal ou de l’Arche d’alliance qui auraient été planqués au Canada parce que c’est parfaitement logique. Des gens les confortent d’ailleurs régulièrement dans cette opinion, sur la seule base de leur conviction profonde. Il faudrait peut-être vérifier si la Chouette d’or n’est pas planquée là bas non plus.

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Ma première boîte de @Playmobil

Ils mènent donc des fouilles dangereuses et compliquées dans un environnement carrément hostile. Comme les Platistes de Netflix, rien ne les arrête. S’ils remontent une souche du magma boueux, ils sont super heureux car une souche n’a rien à faire là.  Ca me semble frappé du bon sens. Une pierre à la forme vaguement bizarre devient un indice concluant.

Je me moque un peu, mais je les admire vraiment. Quand j’étais petite, j’étais persuadée que la plaque d’égout de mon jardin renfermait un trésor. Je me suis ensuite intéressée aux blockhaus qui environnaient ma maison de vacances à la recherche de mystérieux tunnels les reliant. J’ai miraculeusement survécu au tétanos et aux chutes dans des puits pas rebouchés à l’époque. Et puis, j’ai perdu la foi ! Eux, non !

Je leur conseillerais bien de regarder les fumeux documentaires de RMC Découverte sur la France Mystérieuse, parce que selon eux le trésor des Templiers / Cathares ou le Graal sont plutôt dans l’Aude. Nos chasseurs de trésor nord-américains s’y sont d’ailleurs rendus pour quelqu’un leur affirme qu’à n’en pas douter toutes ces merveilles étaient bien sur leur île. La boucle est bouclée. Et je sais que j’aurai l’air bien con quand ils finiront pas remonter un truc vraiment précieux.

 

 

 

Strange Summer

Je pense que je vais être très concise sur la saison 3 de Stranger Things : pas indispensable mais plaisante !

Quelqu’un l’a encore mieux résumée que moi. Cette saison 3 pourrait s’appeler comme la deuxième et la première d’ailleurs : Eleven et les garçons.

La suite est garantie sans spoiler. J’ai vérifié !

Les bons points :

– L’ambiance 80. C’est le point fort notable de la série. Toutes les références aux franchises de l’époque sont un régal.

– La mention à la guerre froide très Wargames.

– Le côté gore assumé.

– Nancy, parce qu’en vrai j’adore Nancy et Steve, qui assume son joli costume de marin tout au long de la saison. Les deux personnages sont de loin les plus attachants de la série, bien devant la marmaille insupportable.

– Le mignon coming-out. J’ignore comment il a été reçu et à dire vrai je m’en fiche, il est inattendu et il m’a touchée. En plus, il évite à la série de nous imposer une idylle convenue.

– La référence, LA REFERENCE à L’histoire sans fin. C’est sans doute too much, mais ça marche à tous les coups sur moi. En plus, il fallait oser cet intermède à ce moment-là de l’intrigue.

– Le mall, j’aime bien les mall grâce à Robin Sparkles.

– L’évolution du personnage d’Eleven qui apprend à se connaître, ce qui m’offre une transition rêvée vers les points négatifs.

Les mauvais points :

– Les affres de l’adolescence. J’aurais préféré qu’on nous les épargne en arrêtant tout ça plus tôt. Les gosses grandissent et sont nettement moins adorables. Le flirt entre Will et Eleven est déplaisant.

– Hopper, apparemment une actrice s’est fait laminer pour avoir osé le critiquer, mais son personnage est horripilant. Il malsain, à la limite du harcèlement avec cette pauvre Joyce, et menaçant avec un môme.

– La fin. Il fallait assumer d’en terminer là totalement et tuer un véritable personnage principal. Eleven au hasard…

– L’épilogue sans fin, qui n’a en plus ni queue, ni tête.

– Winona…. Oh Winona que je t’ai aimée dans Dracula ou Une vie volée, mais que s’est-il passé dans ta vie pour que ton jeu se résume désormais à une mimique effarée permanente ?

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– L’histoire sans fin… Il fallait assumer d’en terminer là et de boucler la série. A quoi bon repartir pour une nouvelle lutte contre l’upside down ?

Mon été devant la télé !

Avertissement ! Ce post est réservé à un public de téléphages avertis. Les journées télé de cette femme pourraient effarer les autres !

Cet été, pour des raisons principalement logistiques et laborieuses, mes vacances seront essentiellement toulousaines. Je m’occupe donc en travaillant un petit peu, en essayant de maintenir 30° de moyenne dans mon appartement (ce qui est vraiment mieux que 35°, ce qu’on réalise à 35° justement), en regardant des séries sur Netflix, en lisant un peu quand même, mais surtout en regardant la télévision. Je commande aussi des choses sur Internet et parfois je sors acheter des fruits.

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La photo est à la fois hors et dans le sujet !

Voilà ma journée télé type !

Réveil entre 6h32 et 9h30 en fonction de la température !
Je sirote mon café au lait devant TV Breizh. Je suis la téléspectatrice, que dis-je la ménagère de moins de cinquante ans, qui regarde TV Breizh. Mais j’ai une bonne raison pour cela, la chaîne (re)diffuse Une famille formidable depuis sa première saison. Nous en sommes à la cinquième déjà. J’attends de passer le cap épineux du moment où la série est devenue irregardable. Pour le moment, ça tient plutôt la route et j’arrive encore à avoir de l’empathie pour les Beaumont dans leur globalité.
Je suis au niveau Beaumont + 10 et au stade où je pourrai écrire des fanfics de la série en faisant réintervenir des personnages improbables qui ont disparu de la smala au fur et à mesure des saisons.
Je prévois ainsi d’écrire sur la relation homo entre Nicolas et son vieux pote Alexis, qui a fait son coming-out lors de la première apparition de la famille sur TF1, ce qui devait être presque culotté à l’époque.

Vers 11 heures, j’alterne C8 et NT1.
Sur C8, il y a une sympathique émission estivale sur des enfants qui ont tué des gens (parents, profs, amis, inconnus…). Je ne m’interroge évidemment pas sur la pertinence de la diffusion d’un tel programme en fin de matinée. Ca aurait été tellement super à l’heure du goûter, mais les plus petits se régalent devant Maigret à ce moment-là… Quand j’en ai marre ou que la pub tombe, je me replie sur NT1 et sa sympathique famille de créationnistes qui ont 19 enfants et qui véhiculent des messages édifiants sur l’absence de sexe avant le mariage ou le rôle de la femme. En général, je (re)zappe en vociférant vers les enfants tueurs.

14 heures, j’échoue devant Faustine.
C’est l’heure du pic de chaleur de la journée alors je suis toute excusée. France 2 nous fait revivre les meilleurs moments de l’émission de Faustine Bollaert. Et là, comme j’ai 68 ans, je me munis de mon mouchoir et je me prépare à pleurer. Faustine est un peu comme un Jacques Pradel bienveillant. Des gens lui confient qu’ils n’ont jamais revu leur amour de jeunesse, leur soeur cachée ou leur père disparu parce qu’ils habitent à 30 km l’un de l’autre et là magie de la télé, après avoir bien insisté sur le fait qu’ils ne se sont JAMAIS vus ou plus depuis TRENTE ANS, elle fait entrer la personne sur le plateau. L’animatrice a les larmes aux yeux, je suis liquide. Parfois, quand le sujet ne s’y prête pas, on revoit juste des images touchantes ou un témoignage tire-larmes.

15 heures, je tombe dans le coma devant le Tour de France.
C’est là que j’ai le plus honte de moi. Je revis mes jeunes années chez mes grands-parents dans les Alpes quand il faisait trop chaud pour sortir et que je regardais le Tour avec ma Mamie en espérant que ça se termine à temps pour voir quelques miettes de Giga. Là je n’attends plus rien, je me passionne pour le cyclisme. Bon, en général, je me passionne surtout pour Tetris sur ma Switch. Je pense passer pro avant la fin de l’année.

18h30, je regarde N’oubliez pas les paroles.
Typiquement le programme que je ne regarde pas de l’année, mais en l’absence des talks, le jeu de Nagui me fait patienter jusqu’à mon programme de la journée !

19h10, c’est l’heure de Demain nous appartient.
J’ai résisté à Plus belle la vie, mais je suis tombée dans Demain nous appartient. Je n’avais vu que des bribes d’épisodes et l’arc Bernard Menez / Véronique Jeannot m’a rendue accro. Bon, Pause café est devenue passablement réac et il faut que je compose avec ça. Je pense que sa carrière dans l’éducation nationale l’a rendue amère, alors je lui pardonne. Ce n’est pas long, ce n’est pas prenant et ça passe bien. Si vous avez une nature addictive, fuyez ! Il faudra voir si cette passion survit à l’été.

20h30, deuxième moment fort de ma journée.
J’adore En famille. Je me suis attachée aux Le Kervelec bien plus que de raison. Vous pouvez en dire tout le mal que vous voulez, je trouve que les scénaristes ont été malins de jouer la carte du saut dans le temps. L’évolution des personnages est cohérente, le côté feuilletonnant marche bien et les acteurs sont bons. Le fait que Chloé affirme sa bisexualité en fantasmant sur une copine de fac n’est que la cerise sur le gâteau. Ca ne casse certainement pas trois pattes à un canard, mais ça me va bien.

Je rassure les âmes sensibles, je ne suis pas ce programme à la lettre chaque jour (si, si en fait). Je vous ferai les primes dans un second temps…

 

Urgences

J’avais pensé rédiger un post passionnant sur le fait que je n’ai jamais regardé un épisode de Game of Thrones. C’est d’ailleurs certainement ce que j’aurais fait si Le Plus existait encore. Mais en vrai, comme ça se résume à : « une fois j’ai essayé, j’ai pas aimé, j’ai arrêté ». Ca n’aurait pas été super.

Je pourrais en profiter pour lister les séries essentielles qu’il faut avoir vu sinon c’est trop la honte et tu te dis téléphage et que justement je n’ai pas vues parce que je suis libre et téléphage pas sériphile. Alors Les Sopranos, Six feet under, The Wire, Breaking Bad… (Quoi t’as jamais vu Breaking Bad ? C’est pas possible et tu te dis téléphage ?).

En vrai, je voulais vous parler de 911, qui ne passionne apparemment que moi.

C’est une série de Ryan Murphy et je me suis prise de passion pour lui depuis que j’ai découvert American Horror Story.

Je vis désormais dans la crainte que M6 déprogramme 911 parce que la série ne réunit pas assez de téléspectateurs.

Suivre une série à la télévision (et parfois aussi sur Netflix, vous en parlerez à mon frère qui se demande toujours ce qui est arrivé aux personnages de The New Girl entre la saison 3 disparue de la plateforme et la 6 qui y est encore toute seule, isolée, pendant que j’attends la 7. Ou à moi, qui me suis arrêtée à la fin de la saison 3 de Fringe et qui depuis me demande si je verrai un jour la suite sans que ça m’empêche cependant de dormir), c’est vivre dans l’angoisse perpétuelle de ne pas revoir ses personnages favoris.

Tout récemment, je m’étais bêtement attachée à Drop Dead Diva. NT1 TFX diffusait chaque matin la série. L’avantage d’une diffusion sur NT1 TFX le matin, c’est que si vous souffrez d’amnésie à très court terme, la chaîne rediffuse tous les matins les mêmes épisodes que la veille moins un ou deux, ce qui fait que la progression est très lente. Mais bon, j’avais quand même réussi à m’attacher et je brûlais de savoir si Jane allait terminer ou pas avec Grayson, son amoureux de quand elle était encore une autre. Et bien, je ne le saurais jamais, puisque NT1 TFX a arrêté la diffusion de la série avant l’ultime saison. Ils ont tout diffusé 45 fois, sauf les ultimes épisodes. Et je fais quoi, moi ? Je ne vais pas m’acheter l’intégrale quand même ?

Donc là je me suis attachée à 911.
Alors je sais que ça rappelle New York 911, sauf que c’est 40 fois mieux puisque Ryan Murphy est dans le coup. L’argument est spécieux, je sais. Et en plus, j’adorais New York 911.

En gros la série raconte le quotidien agité d’une brigade de pompiers, d’une super flic (Angela Basset, excusez du peu) et d’une merveilleuse receveuse d’appel d’urgence (Connie Britton et là évidemment on s’incline).
Chaque situation est introduite par un appel au 911. Les interventions mises en scène sont souvent énormes et c’est ça aussi qui fait le charme de la série.
En plus des sauvetages, on découvre la vie de chacun des protagonistes : Connie s’occupe de sa vieille mère malade et tombe amoureuse du pompier sexy, Peter Krause a un lourd secret sur la conscience, le marie d’Angela vient de faire son coming-out.

911 joue aussi sur tous les leviers qui marchent avec moi : la grosse émotion, la bluette sentimentale, la lesbienne au top mais dans la tourmente…

Alors oui, 911 est surtout une bonne grosse série qui sort l’artillerie lourde, mais Ryan Murphy est un malin et ajoute des petites subtilités qui la rendent fort agréable à regarder. Pourquoi bouder mon plaisir ?

Et si demain, M6 l’arrête, je serais bien dégoûtée. Au fait, ils l’ont construit leur pont, les autres ?

 

Tatoue-moi !

Si je n’ai aucun tatouage, essentiellement car, pour le moment, je préserve mon petit corps de toute modification corporelle, je suis fascinée par cette discipline.

Il faut dire que j’ai lu et adoré le dernier roman monumental (en date, je sais que d’autres sont sortis, mais aucun n’avait sa dimension à mon humble avis) de John Irving, Je te retrouverai, qui parle beaucoup et très bien de tatouages, et qui donne très envie de se faire écrire sur le corps.

Mais je sais aussi que souvent Poc varie.

Si je m’écoutais aujourd’hui, je me ferais tatouer la tête de mon chat adoré (celui qui n’est plus là, car je veux plomber l’ambiance), Hulk ou pire une Pop Hulk ! Si je m’étais écoutée, il y a dix ans, j’aurais les chiffres de Lost quelque part sur l’épaule.
Rien ne dit que ça ne m’arrivera pas un jour, même si ça reste peu probable.

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Si je ne fais rien à mon corps, je regarde avec fascination les émissions qui parlent de tatouage. Ca a commencé avec Ink Master sur la TNT lointaine (23 ou 24). Un concours des meilleurs tatoueurs américains, où des juges implacables jaugent ce que d’autres professionnels ont gravé sur le corps de vrais gens, parfois avec sévérité. Je me demande comment les gens supportent d’entendre que Kevin vient de leur dessiner un truc merdique et irréversible sur la peau, mais c’est une autre histoire (comme dirait Gérard Blanc).

Comme souvent quand un sujet est à la mode et fait parler, il est adapté en version française.

Ca a commencé avec Tatoo Cover sur NT1 TFX. Émission adaptée d’un format anglais, aussi diffusé par la chaîne. En gros, vous regrettez un improbable tatouage fait lorsque vous étiez bourré à Las Vegas ou à Montargis, un papillon en haut des fesses à la Ted (How I met your mother) et au lieu de le faire douloureusement effacer, vous le faites douloureusement recouvrir en racontant au passage par le menu combien il vous a fait souffrir jusque-là dans votre vie. Une magnifique reconstitution illustre parfaitement votre calvaire.

L’émission devrait être une publicité anti-tatouages mais c’est tout le contraire. Les usagers s’en sortent ravis avec une nouvelle ornementation canon sur leur épiderme.

Mais comme souvent, c’est à nouveau le groupe M6 qui frappe très, très fort avec l’adaptation d’un format anglais hyper trash : Extrême Tatoo.

Bon, en Grande-Bretagne, ça s’appelle Just Tatoo et Quotidien a bien expliqué le problèmeEn France, nous avons le CSA et donc, si les participants de l’émission se font tatouer à l’aveugle, le professionnel sert de garde-fou.
Il empêche par exemple des copains de l’obliger à réaliser un soutien-gorge sur le torse d’un de leurs amis suite à un pari. A la place, il dessine leurs têtes en train de lui lécher les tétons. Vous pouvez vérifier, c’est authentique.
Il indique à un type que sa copine veut faire inscrire « propriété de » Machine sur son torse.
En revanche, il laisse un père de famille se faire tatouer un dessin absurde de sa gamine sur le bras sans l’avoir validé à l’avance. Il voulait un ballon de foot ou la coupe du monde, il a une fée…

L’émission est surtout un prétexte pour faire de la télé-réalité. Un type plaqué par sa copine lui demande une seconde chance grâce à un tatouage, une jeune femme secourue rend hommage au pompier qui l’a sauvée, deux meilleurs amis se réconcilient…
Le tout avec beaucoup d’émotions et de larmes !

Et s’ils regrettent, ils pourront toujours aller sur NT1 TFX se faire recouvrir le truc de toute façon…

 

Addiction (comment Tetris 99 a ruiné ma vie)

Je suis très, très amoureuse de ma console de jeux. Nintendo a réussi à me détacher de la Nintendo 3DS avec la Switch. Je crois l’avoir expliqué ici déjà, mais si j’adore la télé, je la regarde souvent en mode radio avec un autre écran dans les mains. La WiiU me donnait déjà l’opportunité de poursuivre ma partie sur un petit écran, la Switch m’offre la possibilité de jouer avec des jeux supers sans plus jamais passer par mon écran de télé, un rêve de téléphage schizophrène.

La lune de miel dure depuis deux ans…

J’ai passé des heures avec Mario surtout. En mode j’explore le monde, je joue au tennis, je fais des courses sur mon kart, je m’amuse avec des copains et bientôt mon Yoshi va rejoindre la partie.

Et puis, récemment, le drame !

J’avais réussi à me désintoxiquer de Tetris après avoir battu des records sur ma Nintendo 3DS, mais j’ai replongé à cause de Tetris 99.

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Ce jeu réveille mes pires instincts, à commencer par mon côté bêtement, extrêmement, compétitrice (et non compétitive, je ne suis pas une affaire. Merci à la télé-réalité d’avoir à jamais dénaturé ce mot).
Comme Monica Geller, je ne supporte pas de perdre, particulièrement au Monopoly et au Trivial Pursuit. Un peu aux 1000 bornes aussi.
Ma mauvaise réputation me précède : je suis infecte quand je perds et immonde quand je triomphe.

Je peux passer des heures à empiler des formes géométriques pour me classer première.

Quand je joue, je ne réponds pas au téléphone sauf priorité absolue (en gros, une personne et ce n’est pas ma mère).
Si j’ai mis un truc à cuire et que le partie se prolonge, le plat peut cramer et c’est déjà arrivé.
Mon chat peut se frotter à ma main pour quémander de l’attention, la partie est prioritaire !
Je ne parle même pas des fenêtres de chat intempestives qui ne comptent pas.
Je me tape des heures de pub, car je ne peux pas zapper quand l’enjeu devient trop fort.

Je fais une capture d’écran à chaque fois que je fais Top 1 et sans me vanter, ça n’est pas rare. (Infect, vous étiez prévenus !)

Nintendo a fait mon bonheur en remettant Tetris dans ma vie. Ma Switch s’est transformée en banal(e) Gameboy, mais j’assume.

Je ne peux pas regarder quelqu’un jouer, parce que ça me rend dingue. Les gens ne savent pas jouer. J’ai ma stratégie que je peux même parfois tenter d’expliquer à des gens que ça n’intéresse pas le moins du monde.

Et ne me dites pas que ce n’est qu’un jeu…

Le seul qui pourra me sauver, je le sens, je le sais, c’est Yoshi. En attendant, j’empile…

Yoshi