La loi des séries

Ce week-end, une nouvelle part de mon enfance a disparu avec le décès de Jed Allan, celui qui campait Channing Capwell dans Santa Barbara.

Santa Barbara a été une immense passion de mon enfance !

Il faut dire que c’est un moment télé que je partageais avec ma mère. Si mon père a toujours énormément regardé la télévision avec moi quand il était à la maison (et par exemple Beverly Hills en prétendant que Dylan allait devenir chauve), ma mère était plus occupée à préparer ses cours ou à se consacrer à de véritables activités culturelles. Mais il y a un rendez-vous qu’elle ne manquait pour rien au monde : Santa Barbara à 19 heures sur TF1 !

Bizarrement, j’avais un peu honte de cette passion. Je me souviens qu’une copine était restée une fois, passé le cap fatidique de 18h30, et que j’avais été mortifiée que ma mère s’installe sur le canapé avec nous exigeant de regarder le soap.
Avec le recul, ça me semble ridicule, mais le pré-ado est parfois bête, en plus d’être boutonneux.

J’aimais tellement Santa Barbara que la Poc qui sommeillait en moi avait découpé dans Télérama une image de la série, la seule que le magazine a dû publier en dix ans de diffusion. Je l’avais collée sur une feuille blanche sur laquelle j’avais commencé à résumer les intrigues du feuilleton. En gros, j’avais publié un post sur Santa Barbara, qui est passé relativement inaperçu puisqu’Internet n’existait pas encore.

Aujourd’hui, la mère connectée de cet enfant trop mignon l’humilierait en publiant ce document plein de fautes d’orthographe sur Instagram.

Dans Santa Barbara, j’aimais particulièrement Eden. Il faut bien le reconnaître et je me passionnais pour son idylle quasi impossible avec Cruz Castillo, le bon flic latino. Cette mésalliance n’a jamais vu le jour, à ma connaissance. Le restaurant d’Eden, l’Orient Express, a pris feu le jour du mariage et après elle est devenue amnésique et a été recueillie par un homme des bois. Je résume grossièrement bien sûr !

Edencruz

J’aimais aussi Mason, le fils maudit. Dans mon coeur, il a préfiguré une passion pour les outsiders : Pacey, Drazik, Spike, Damon Salvatore… Et évidemment j’étais fan de sa liaison avec Julia, la sémillante assistante du procureur.

Grâce à Santa Barbara, je maîtrisais très bien à huit ans toutes les conséquences d’une rupture d’anévrisme. Enfin je ne suis pas sûre que prendre en otage son ex fiancée le jour de ses noces avec un autre soit vraiment typique d’un anévrisme, mais qu’importe.

Un jour, TF1 a arrêté totalement de diffuser Santa Barbara et je n’ai donc jamais su ce que devenait finalement tous ces gens. Mais là Channing Capwell est mort pour de vrai et j’avoue que ça me fait un peu de peine.

(Pourtant, il n’était pas super sympa Channing et une fois Gina avait manqué de le débrancher. J’ignore s’il a fini avec Sophia, qui avait la curieuse manie de se déguiser en homme en noir parce qu’elle pensait avoir tué son fils…)

 

 

 

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Bye Luke

J’avoue que la mort de Luke Perry m’a fait un petit pincement au coeur. Dylan était avec Brenda, mon personnage de Beverly Hills préféré. Immanquablement quand j’avais le malheur de regarder la série avec mon père, il trouvait le moyen de me dire que jamais de la vie cet acteur n’avait 18/20 ans, soit à peu près l’âge du rôle, et qu’avec ses rides sur le front, il en avait au moins quarante. Mon père se trompait. Luke n’avait certes pas l’âge exact de Dylan, mais il était bien moins vieux qu’il le pensait. La preuve, il est mort à 52 ans…

Dylan

(Pour les fidèles de ce blog, s’ils existent encore, ça explique en partie mon obsession pour l’âge de Peyton dans les Frères Scott.)

Bref, j’ai toujours préféré Dylan à Brandon. Qui peut aimer Brandon, ce fayot qui fait tout pour plaire à Jim, son gentil papa, alors qu’en face il y a Dylan, le rebelle ? J’ai détesté Jim Walsh quand il a empêché Brenda de fréquenter son ténébreux amoureux. (Jim et Brandon Walsh figurent dans le top 10 de mes personnages honnis avec Tom Scavo bien sûr.)

Je lui en ai un peu voulu d’avoir trompé Brenda avec Kelly. Beaucoup voulu serait plus proche de la réalité.

Et puis Brenda est partie, Kelly s’est mise avec Brandon, et Rebecca Gayheart a fait son apparition dans la série dans le rôle de la fille de l’assassin du père de Dylan. Souvenez-vous, il explosait avec sa voiture et ce n’est que longtemps après qu’on apprenait qu’en fait il était en vie, protégé par le FBI, ce qui rendait la suite de l’histoire d’autant plus douloureuse pour notre beau héros tragique.
Le plan était de faire souffrir le père en tuant la fille, mais finalement ils tombaient amoureux l’un de l’autre et puis elle était tuée dans un guet-apens organisé par le mafieux. Dans mon souvenir, ils venaient de convoler. Triste ironie de l’histoire. On tombait limite dans la tragédie grecque. Et Dylan était inconsolable.

J’ouvre une parenthèse pour les plus jeunes ou les plus amnésiques d’entre vous qui s’étonneraient de cette passion pour Beverly Hills. A l’époque, l’offre de séries était carrément limitée à la télévision française, et celles pour les ados encore plus, et l’arrivée de cette fiction sur TF1 était un véritable événement. Je devais déjà savoir que ce n’était pas terrible, mais pourtant j’étais fascinée.

La carrière de Luke Perry a un peu pataugé avant qu’on le retrouve dans Riverdale. Je me souviens de lui dans un calamiteux téléfilm sur une invasion extraterrestre où il terminait lui-même transformé en créature venue d’une autre planète. Mais Wikipédia en parle bien mieux que moi !

Dylan avec ses faux airs de James Dean était un peu mon fantasme d’adolescente déjà pubère. Bon, en vrai, je préférais largement Brenda, mais politiquement au collège, il valait mieux parler de Dylan. Et puis, Brenda et Dylan figurent dans le panthéon de mes couples favoris avec Buffy et Spike, Rachel et Ross, et bien sûr Anita et Drazic.

Adjugé !

Bien avant que tout le monde se rue devant Affaire conclue, la meilleure émission télé du moment et de loin, j’avais pronostiqué son succès (auprès de mes dix lecteurs).

 

affaire conclue

 

Les enchères à la télévision ont toujours été ma grande passion.

L’émission Un trésor dans votre maison n’a pas eu le succès qu’elle méritait sur M6, mais qu’importe 6ter (numéro 22 sur votre télécommande, lointaine cousine de M6) diffuse dès potron-minet tous les épisodes existants du programme. Vous pouvez donc aisément rattraper votre retard.
Je ne désespère pas que la chaîne réalise qu’elle a de l’or dans les mains avec cette émission et la remette à l’antenne avec un léger lifting.

J’ai eu ma phase box à vendre. J’ai fait la Californie, le Texas, la Grosse Pomme, Londres, et même de façon très courte la banlieue parisienne sur C8 avec un certain Julien Cohen (déjà) et aussi Alexandra Morel. Les chaînes de la TNT diffusent moins Storage Wars et rares sont les inédits.

Bon, après, il y a eu les containers abandonnés sur les docks et les bagages égarés.

Et puis, bien sûr, sans enchères, mais avec négociations, Pawn Stars sur la numéro 17, qui a un nouveau nom.

En un mot, j’étais programmée pour adorer Affaire conclue et ça n’a pas loupé dès le départ.

Et pourtant, j’avais une petite dent contre Sophie Davant, qui datait de son épouvantable animation de Fort Boyard. La piste de Xapatan n’avait rien arrangé.
Mais voilà, on vieillit et aujourd’hui non seulement je trouve que Sophie Davant est une formidable animatrice, mais en plus je ne l’ai jamais trouvée aussi belle. Ce qui me rapproche de 80% des vendeurs mâles de plus de soixante ans de l’émission, mais je refuse de m’inquiéter à ce sujet.
Il faut dire que Sophie Davant fait assez peu de concessions. Si elle trouve le vendeur pénible ou son objet moche, elle ne se gênera pas pour lui faire comprendre. A côté de ça, elle sait se montrer compatissante quand le participant est plus fragile.
Et puis bon, attention minute obsessionnelle de POC depuis le 5 août 2018, j’ai apprécié qu’elle médiatise la mort de sa petite chienne, parce que ça rend le chagrin des maîtres inconsolables un peu moins tabou et décalé. Fin de la parenthèse de la honte !

En plus de Sophie, il y a les experts. Chacun sa spécialité, chacun sa personnalité…
Ils nous apprennent plein de choses sur les objets avant de décréter implacables qu’ils valent 5 euros, mais que ça peut faire mieux en salle des ventes. J’exagère. Ils sont parfois super enthousiastes.

Mais les vraies stars du programme, ce sont les acheteurs. On les appelle désormais par leurs prénoms : Alexandra, Anne-Catherine, Julien, Pierre-Jean ou Caroline. Les vendeurs ont leurs petits chouchous et sont limite accablés quand c’est un nouveau qui leur achète leur objet, même à un prix délirant.

Vous vous en doutez, je rêve de participer à Affaire conclue. Mais j’ai l’intuition que ma collection de Pop ne me vaudrait que des railleries de la part de Sophie, de l’expert et des vendeurs. Par conséquent, il faudra que je négocie âprement avec les anciens intellectuels de gauche, devenus les Macronistes acharnés, en un mot mes parents adorés, pour qu’il me confie un objet rare/ancien, afin que j’aie une chance de rencontrer Sophie.

J’aimerais vendre mon objet à Alexandra ou Caroline. J’en attends une centaine d’euros et c’est pour acheter tout plein de Pop.

Destin

Quand j’étais petite, j’avais une véritable passion pour le jeu de société Destin. On se mariait, on avait des enfants, et on faisait vaguement des études en dix cases, pour ensuite avoir un métier, et surtout un salaire, et on commençait véritablement le jeu avec plein de pièges (dont avoir des enfants, deux au maximum, un bâton rose pour une fille, un bâton bleu pour un garçon). A la fin, en fonction de ses revenus, on terminait dans une jolie maison de retraite ou un taudis. Youpie !

Bon, la vie est un peu plus compliquée que ça.

Cette année, j’ai décidé de m’accomplir en prenant un chat ou en achetant un appartement. Peut-être les deux !

Si vous avez suivi mes dernières aventures, vous savez que la réalisation de mon bonheur immobilier est loin d’être un long fleuve tranquille.

Je ne dis pas que les agents immobiliers sont tous incompétents, loin de là, je dis juste que je n’ai pas eu énormément de chances avec eux jusque-là.
Pour mon dernier coup de coeur en date, j’attends toujours des réponses sur sa superficie exacte, ses charges ou sur ses qualités énergétiques.
Je pinaille, c’est tout moi.
Très petit, énormes et mauvaises seront les réponses, je pense.
J’ai peur d’apprendre qu’il a été construit sur un cimetière indien tout en amiante dès que j’aurais fait un offre.
Bon pour l’amiante, il se peut que je sois immunisée, j’ai dormi à côté de radiateurs qui en étaient nappés de 3 à 15 ans et mon père soutient encore que ça passe ! Je tousse beaucoup ces derniers temps, d’où cette mention à mon passé.

Bref, j’ai déjà du mal à prendre une décision en général, mais là il faut bien avouer que l’Univers ne me facilite pas la tâche.

Du coup, je me disais que l’autre tâche serait plus simple à accomplir.
Prendre des chatons, je l’ai déjà fait. Quatre fois exactement. La première fois ne compte pas, j’était petite, mais les trois autres fois, ça a été simple. J’ai dit : ok, je prends ce chaton et les gens me l’ont donné.
Ils s’en sont tous plutôt bien sortis.
Bon, deux sont morts. Le premier a atteint les 16 ans quand même et le deuxième l’âge vénérable de 18 ans. Et je pleure encore en l’écrivant, ce qui prouve que je suis TOTALEMENT remise. Le troisième va bien et me réveille la nuit pour que je le câline.

Si je possède bien une compétence, c’est savoir m’occuper d’un chat.

Bon, et pourtant ce n’est pas si simple.

Et là, je commence à marcher sur des oeufs. Je comprends que les refuges ne confient  pas des chats à n’importe qui sur la base de sa bonne tête. Mais j’avoue que je pensais que ça serait beaucoup plus simple de faire une bonne action.

Un samedi, je suis allée dans une animalerie du centre-ville où un refuge exposait les petites bêtes à l’adoption. Je suis repartie délestée de 10 balles et titulaire d’un magnifique calendrier de chats. Je me suis humiliée au passage en racontant à une bénévole ma vie avec des chats. Je n’ai apparemment pas su lire dans son attitude corporelle, qu’elle n’en avait rien à foutre de mes compétences chats.
Pourtant, j’avais bien vu sur le site qu’il fallait au moins disposer d’un CQP – vous googlerez, j’ai la flemme d’expliquer là – félins d’intérieur pour pouvoir adopter et que faire preuve d’une certaine motivation était nécessaire.
Dépitée, j’ai lâché l’affaire et depuis je désespère.

C’est simple pourtant.
Je souhaiterais adopter un chaton, de maximum trois mois, parce que oui, j’ai envie de profiter de son état de chaton au moins quelques mois, ce qui ne fait pas de moi un monstre qui veut arracher la petite bête à sa maman.
Mâle de préférence, parce que je pense que ça ira mieux avec le tempérament de mon monstre.
Gentil, propre, qui pourra vivre en appartement avec un tyran domestique femelle de 11 ans, et s’il est noir, ça sera le top.

Je vous promets qu’il sera le prince à la maison, la reine mère occupe le trône. Je cherche le Charles de mon Elizabeth !

Alors voilà vous vous reconnaissez dans ce profil, ou plutôt vous reconnaissez un animal de votre connaissance dans ce profil, n’hésitez pas à m’envoyer un message (poclatelephage@gmail.com).

Si vous possédez un appartement de minimum 30 m2 en dernier étage à Toulouse, de préférence central, avec des fenêtres, exposé autre chose que plein nord, qui ne suinte pas l ‘humidité, dont vous connaissez les charges de copropriété, et la superficie, idem, contactez moi (poclatelephage@gmail.com) ! Enfin surtout s’il est à la vente !

Vous êtes casteur pour M6 d’une émission qui s’appelle Le chaton est dans l’appartement ou Recherche appartement ou maison, voire Chasseur d’appart, contactez-moi  (poclatelephage@gmail.com) ! Je suis indécise, pénible et je m’emballe vite.

Vous m’aiderez ainsi à avancer de quelques cases dans mon Destin.

 

Ils ont changé ma série…

Je faisais mentalement la liste des séries déjà « rebootées » (ce qui ne veut pas dire qu’elles se sont fait soigner par un type louche au fin fond de la campagne avec des plantes et des petits zigouigouis sur le bras) et de celles qui vont l’être, et je dois bien dire que je trouve ça navrant.

Nous avons déjà eu McGyver, Magnum, Charmed, DynastieMa sorcière bien aimée, Buffy contre les vampires, et La vie à cinq ne devraient pas tarder.

Qui d’entre vous s’est déjà frotté les mains à l’idée de retrouver une série qu’il a aimée dans une version actualisée avec de nouveaux acteurs et souvent un facteur différenciant pour dire que ce reboot est utile ?

Pas moi en tout cas…

Bon, si peut-être pour Sous le soleil, qui n’était pas vraiment un reboot mais une suite avec Caroline l’avocate-chanteuse, dont le fils avait grandi pour devenir celui de Michel Leeb avec qui, à ma connaissance, elle n’avait pourtant pas eu de liaison dans la série. Comme quoi…

A cet exemple près, pas moi en tout cas !

Et là j’apprends, horreur, malheur, qu’ils vont donner une suite à The L Word. Ca sera une suite car il faut bien assurer le SAV des carrières des actrices qui n’ont pas fait grand chose depuis, à part des seconds rôles, voire des rôles de victimes ou de familles des victimes, dans de grosses séries avec des policiers ou le FBI qui enquêtent.

Le pire c’est que l’espace d’une seconde, j’ai dû me réjouir. Et puis, je me suis souvenue.

Dès la saison 3, la série est devenue un peu nulle avec des sursauts parfois, mais non aucun sursaut, juste Bette et Tina qui se remettent ensemble dans un ascenseur avec une jolie chanson.

Cette série n’a jamais été une bonne série, à l’exception peut-être de sa première saison et de la deuxième à la rigueur, mais le reste a été un naufrage total.

The L Word a engendré Jenny, avant de la tuer pour se terminer de façon « amusante ».

Je lui reconnais une vertu, celle certainement d’avoir été révolutionnaire, à un moment où les lesbiennes étaient quand même très peu visibles à la télévision. Mais depuis les choses ont un peu changé. Il y a même une lesbienne dans Les mystères de l’amour pour vous dire…

Je pense que comme tout le monde, j’essaierai de voir le pilote de ce reboot. Et puis, je me rendrai compte que Bette a pris dix ans dans la vue, Shane aussi, Tina, je n’en parle pas, et ça me renverra à une triste réalité, j’ai 41 ans. NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !

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Et je vous prédis au passage qu’un jour, faute de pouvoir refaire Friends avec les acteurs, quelqu’un se dira que c’est une bonne idée de rebooter la série !

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Horreurs en série

J’avoue que malgré ma super bonne résolution de manger des lentilles le 1er janvier pour m’assurer une assise financière correcte toute l’année, 2019 ne commence pas exactement aussi bien que je l’aurais souhaité. Rien de bien grave, juste des menues contrariétés accumulées et puis la grippe pour couronner le tout !

Dans cette morosité ambiante, une bonne chose s’est cependant détachée. Un soir, j’ai proposé qu’on essaie American Horror Story. Sans plus de convictions que cela. J’avais supporté, et le mot n’est pas trop fort, la première saison, et calé avec le premier épisode très gore d’Asylum. Du coup, je m’étais vue plus courageuse que je ne suis, et j’avais tenté le cirque. Jusqu’à l’apparition du clown, je tenais à peu près.

Clowb

nicole

Cette fois, je me suis accrochée! ! Et, ça a été une véritable révélation. Je connaissais Ryan Murphy évidemment. J’ai regardé Nip / Tuck avant de m’en dégoûter quand la série est devenue franchement de mauvais goût.  J’ai visionné pas mal d’épisodes de Glee et puis Scream Queens aussi. Mais American Horror Story – Asylum a été une véritable révélation. Comme je suis de nature un peu obsessionnelle, ça m’a donné envie de tout voir de lui.
Je viens donc d’attaquer American Crime Story – The assassination of Gianni Versace. Nous avons enchaîné sur Coven (saison 3 d’American Horror Story), qui est un peu trop bordélique à mon goût, mais qui reste plaisant.

Ce que j’aime chez Ryan Murphy, c’est qu’il ne recule pas devant le grand-guignol et le mauvais goût absolu. Il pousse le bouchon toujours un peu trop loin, mais pour le meilleur !

J’ai cru que j’allais arrêter dès le gars qui se fait arracher le bras dans un asile de fou désaffecté par une entité inconnue, mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais caler aux extraterrestres sadiques qui engrossent des jeunes femmes, mais j’ai tenu.
J’ai cru que je n’allais pas supporter l’ancien médecin nazi qui réalise encore des expériences atroces sur les patients d’un asile psychiatrique (et l’image de Chloë Sevigny  les jambes sectionnées me hantera longtemps), mais j’ai tenu.
J’ai cru que j’allais stopper à la nonne possédée, mais j’ai tenu.
Alors le viol collectif dès le premier épisode dans Coven, ça a presque été du pipi de chat. J’ai serré les dents à l’inceste maternel, mais j’ai tenu au plan à trois avec deux morts-vivants.

Et maintenant, j’attends la suite !

En un mot, Ryan Murphy m’a déjà poussé au-delà des limites de ce que j’estimais possible  et supportable de voir dans une série. Les épisodes finaux de la saison 2 de American Horror Story – Asylum ont été ma récompense. Et j’espère que Coven me réserve au moins quelque chose d’aussi bien.

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Et puis bon, grâce à lui, j’ai aussi découvert que Jessica Lange était une immense actrice et j’ai fait la connaissance de Sarah Paulson.
Je ne vous parle même pas d’Evan Peters, que j’avais déjà croisé dans Les Frères Scott, le pauvre, de Taissa Farmiga ou d’Emma Roberts, que je connaissais déjà grâce à Scream Queens.

Désormais, j’ai presque envie de revoir Glee, surtout que je n’ai jamais vu la fin de la série.

Je recommande American Horror Story aux fans de Mylène Farmer (les asiles psychiatriques, tout ça), aux amateurs de Stephen King, aux gens morts à l’intérieur, à ceux qui ont peur de tout (comme moi, comme quoi), aux anciens enfants qui regardaient Freddy avec leur meilleur ami à 8 ans (et qui depuis bizarrement ont peur de tout), aux gens qui n’ont peur de rien, et à peu près à tout le monde (qui ne tente rien perd bêtement des occasions de découvrir des supers séries).

 

How I met your friends (pourquoi je n’ai pas aimé la saison 2 de Friends from college)

Pour des raisons qui m’échappent désormais, j’avais gardé un plutôt bon souvenir de la première saison de Friends from college, la série proposée par Netflix. J’ai donc été ravie de constater que la chaîne de streaming avait lancé sa suite en ce début d’année.

J’aurais peut-être dû être plus attentive aux signes. La série n’avait pas eu des retours critiques phénoménaux en 2017 et cette deuxième saison n’a pas fait l’objet d’une énorme promotion.

Mais qu’importe, j’aime les séries courtes qui comptent des épisodes de moins de quarante minutes. Et Friends from college répond parfaitement à ce cahier des charges. On pourrait presque dire que c’est sa seule qualité.

 

friends from college

Alors de gauche à droite : Marianne, Nick, Lisa, Ethan, Sam et Max (Netflix)

J’aimerais pouvoir vous résumer parfaitement la première saison, mais mes souvenirs sont flous.

En gros, ce sont cinq amis d’université qui se retrouvent à New York à la faveur du retour du couple formé par deux d’entre eux, Lisa et Ethan. Il s’avère qu’Ethan, auteur désœuvré, couche depuis des années avec Sam(antha), son ex de la fac. Il est aussi resté proche de Max, qui est son agent littéraire. C’est d’ailleurs lui qui le pousse à essayer d’écrire (enfin) un roman à succès en s’inspirant des livres pour ados. Après de multiples tentatives, il publie un ouvrage mettant en scène des centaures. Dans la bande, il y a également Nick, un type fortuné au charme assez british, et Marianne, une actrice ratée, un peu fantasque.

A la fin de la première saison, tous les secrets volaient en éclats. La bande apprenait que Sam et Ethan couchaient ensemble depuis une éternité et au passage la petite liaison de Lisa et Nick était dévoilée.

La saison 2 reprend grosso modo un an plus tard. Lisa et Ethan sont séparés. Le bouquin écrit par Ethan poussé par Max, qui lui a filé la majorité de ses idées, a été publié et rencontre un succès prometteur. Max, qui s’était remis avec son compagnon dont il s’était séparé durant la première saison, parce qu’à raison il ne supportait pas ses amis, va finalement l’épouser. Samantha est encore en couple avec son mari, mais ça ne va pas durer. Lisa s’est retrouvé un mec, un avocat insignifiant et presque débile. On se fiche de ce que fait Marianne et Nick va avoir une histoire avec une riche héritière new-yorkaise, un genre de B. qui aurait mal tourné.

Et là se nouent les intrigues d’une saison 2 vraiment, mais vraiment, ratée. Alors, j’ai bien compris que Friends from college doit se voir comme une comédie douce amère sur la fin de la trentaine et les illusions perdues. Mais j’ai déjà ma vie pour ça ! Et surtout, les personnages sont trop caricaturaux pour qu’on se projette.

Lisa décide de tomber enceinte de son avocat transparent. Avant cela, elle couchaille avec son ex. Et puis elle se rapproche de Nick qui est fou d’elle et qui largue, pour ses beaux yeux, sa splendide héritière.
J’avoue, j’ai eu mal pour Cobbie Smulders (Robin dans How I met your mother), qui est abonnée au rôle de la meuf dont on ne comprend pas pourquoi elle rate sa vie alors qu’elle a autant d’atouts. Lisa est une Robin bis en encore moins gâtée. Chaque scène où elle apparaît est un profond moment de malaise. Dans la première partie de la saison, elle est humiliée en permanence par l’existence même de la liaison de son ex mari. Quand elle pourrait reprendre son destin en main, elle ne fait que des choix absurdes, ABSURDES ! Et oui, parce que si elle tombe enceinte, c’est du fameux Ethan après un petit coup malencontreux dans un garde-meuble. Charlie, l’amoureux transi, a bien du mal à l’encaisser et nous aussi. Rien ne nous est épargné, et même pas la scène où Lisa se rend compte à l’échographie qu’elle ne peut pas être enceinte de Charlie après avoir accepté sa demande en mariage. Ne parlons pas de Nick qui pensait pouvoir faire sa vie avec elle.

Samantha est une merveille d’élégance et de beauté, mais elle est amoureuse de ce tocard d’Ethan, qui la plante dans le dernier épisode à l’aéroport, pour rejoindre son ex à l’échographie. Elle se remet donc avec son ex mari qui va lui pardonner ses incartades.

Max est le pauvre type intégral. Il donne l’impression d’épouser son beau docteur car il en a peur. Quant à sa relation avec Ethan, elle est toute pourrie. Il l’exploite sans vergogne en lui volant ses idées. Et quand enfin, il se décide à reprendre la main, il s’avère être un écrivain raté.

Nick ne sert à rien, sinon à être une porte de sortie sympathique pour Lisa, qui lui préfère donc son ex, qui l’a trompée toute sa vie.

Et la série passe carrément à côté de Marianne, juste là pour recueillir les confidences de ses amis toxiques qui ne la méritent pas. Comme les scénaristes se rendent compte à deux épisodes de la fin qu’elle ne sert à rien, ils tuent son petit ami particulièrement gratiné dans un accident insensé de base-jump.

Ethan se classe dans le top 5 de mes personnages de série honnis pas très loin de Tom Scavo (Desperate housewives), qui reste à mes yeux le pire de tous.

Alors une saison 3 où Lisa serait enceinte, trompée par Ethan qui reviendrait à Samantha parce que son ex femme s’avérerait insupportable en cloque, n’est pas nécessaire. Il faut laisser Cobbie tranquille maintenant !

Autre variante, Sam serait enceinte également d’Ethan, qui doit faire un choix entre son ex maîtresse et son ex femme avec Max qui devient un écrivain torturé et se fait larguer par son horrible médecin.

Vous l’avez compris, je ne recommande pas du tout cette deuxième saison de Friends from college. Alors oui, elle passe le temps plus agréablement qu’un détartrage, mais le dernier épisode peut rendre vraiment fou le téléspectateur ! Et au moins, un détartrage c’est utile pour vos dents.