Putain 17 ans !

J’ai pleuré à grosses larmes en lisant ce texte. Je me disais justement, depuis quelques semaines, qu’il faudrait que je (vous) parle de ma vie avec mon vieux chat et j’ai lu sous cette plume pas mal de choses que je ressentais.

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Mon chat m’a super bien dressée et je pense que secrètement il profite du statut que lui confère son âge canonique pour abuser de ses privilèges. Mais, c’est ainsi. Ce n’est pas à 17 ans que nous allons revenir en arrière.

Quand j’ai décidé, il y a 17 ans, alors que j’habitais encore à Tours et que j’étais sur le point d’arrêter définitivement mes études contre l’avis de mes parents et de la raison, d’adopter un chat, je ne m’était pas imaginée que notre relation tiendrait aussi longtemps.

Le premières années, il s’est plutôt conduit comme un colocataire, qui vivait avec nous parce que c’était un mal nécessaire pour sa survie et son confort. En échange du gîte et du couvert, il était décoratif, mais absolument pas câlin. Il n’a jamais ronronné par exemple.

Avec le temps, il s’est habitué à nous. Il a commencé à nous considérer. Nous ne lui avons jamais rien imposé. Je suppose qu’il a apprécié notre délicatesse à son égard.

L’été, il avait le droit de batifoler à l’île de Ré et il venait quand même vérifier régulièrement que nous étions là pour assurer sa sécurité. Quand, il y avait un feu d’artifice à Toulouse, il arrivait en courant sur le lit, pour nous réconforter évidemment. Ce chat n’est pas un trouillard.

Quand il a eu 7 ans, nous lui avons pris une petite compagne. Il n’a pas vraiment trouvé que nous l’avions bien choisie. Il s’est habitué à elle.

Il a subi pas mal de déménagements, exploré des appartements plutôt vastes puis finalement réduits. Il a voyagé un nombre incalculable de fois dans sa boîte sans jamais élever la voix, restant stoïque sous son pull jusqu’à l’arrivée.

Bon, il n’est pas parfait non plus. Il a dézingué des tapisseries et coûté des cautions à sa maîtresse. Il a aussi rendu des fauteuils inesthétiques au possible. Il a pissé dans des coins auxquels je n’aurais pas songé, avant de m’apprendre qu’on ne laisse rien traîner par terre et qu’on défait son lit pour bien l’aérer le matin. Il faut aussi surveiller les cartons abandonnés. Mon nouveau matelas repose la journée contre le mur, parce qu’il le prend pour sa litière.

Il m’a vraiment bien dressée décidément.

Aujourd’hui, nos relations sont cordiales. Il n’a jamais été câlin, il ne l’est toujours pas. Mais, une chose que seuls les possesseurs de chat pourront comprendre, il est présent. Parfois trop, le matin à 5h30, je me lève au radar pour le nourrir. Il a 17 ans, il a bien le droit à ce genre de caprice.
Parfois pas assez, quand il fait 35° chez moi, je ne le vois plus.
Mais, j’aime tellement quand il vient s’asseoir à côté de moi sur le canapé ou quand il vient se coucher sur la table quand je discute avec quelqu’un dans le salon. J’aime qu’il ait ses têtes et qu’il choisisse les gens qu’il va apprécier. Je suis vraiment désolée pour les autres.

Et puis, mon chat est un vrai beau gosse. Comme sa maîtresse, il aime les filles et elles le lui rendent bien.

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Nous vivons ensemble depuis 17 ans. Au début, c’est un colocataire un peu pénible parfois, aujourd’hui c’est un compagnon.

Il a 17 ans et je sais que j’ai de la chance qu’il soit encore là. Je sais aussi que nous ne passerons pas les 17 prochaines années ensemble.

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Putain treize ans !

Ces jours-ci, mon blog a eu 13 ans. Mon blog est bientôt un adolescent et moi j’ai 40 ans. L’avantage du blog, c’est qu’on dispose de chouettes archives et qu’on arrive à se faire insulter par son soi du passé.
Donc je tiens à dire officiellement à POC de 34 ans, que je l’emmerde (« avec un grand A« ) à pied, à cheval et en voiture, et non à quarante ans, je ne ressemble pas (encore) (tout à fait) à Katherine Chancellor et si c’était le cas, j’en serais ravie.

LES FEUX DE L'AMOUR

Ce petit moment de schizophrénie n’est pas inédit dans ma vie de blogueuse. 

Donc, je m’appelle POC, j’ai quarante et bon an, mal an, je continue à bloguer.

Qu’est-ce qui a changé ?
Caroline a assez bien résumé ma pensée sur le sujet. Le gros, gros élément qui a modifié mon approche du blog ces dernières années, c’est l’auto-censure. J’étais bien plus décomplexée avant pour attaquer le physique (c’est mal), le talent ou l’intelligence (c’est mal aussi) d’un candidat de télé-réalité, d’un chanteur promu par un télé-crochet, ou de stars du monde musical. Ca m’a valu des insultes de fans de Josh Groban (je vous promets, il a des fans, teigneux en plus), de fans de Mylène Farmer (bon, ça, c’est la routine) et même de fans de Mickels (aujourd’hui, ces personnes ne se souviennent plus qui est Mickels alors que moi oui. Qui était vraiment intéressé par lui au final ?). Aujourd’hui, je me dis que derrière tous ces gens, il y a une personne ou des proches, qui peuvent malencontreusement atterrir ici et me lire. C’est improbable, mais quand même.

Est-ce lié ou pas ? J’ai plus de mal à appuyer sur le bouton Publier. Je m’interroge mille fois plus qu’avant sur la pertinence et l’intérêt de mon propos. J’ai aussi certainement moins le réflexe, même si l’envie me saisit parfois impérieusement, d’écrire, de raconter…
Il faut dire que Twitter est passé par là. Tout le monde s’exprime tout le temps sur tout, alors à quoi bon venir en rajouter ?

Ce qui n’a pas changé 
Je regarde toujours autant la télévision. C’est peut-être ça aussi être Xénniale. Je n’ai toujours pas saisi l’intérêt de regarder des chaînes Youtube. Je préfère une bonne vieille émission classique, qui passe dans mon petit écran, bien produite par des gens dont c’est le boulot. J’ai quarante ans, je suis une vieille conne démodée et j’assume.

Je regarde toujours autant n’importe quoi.
Entre 19 heures et 21 heures, je suis cinq émissions en simultané : Les Marseillais contre le reste du monde (Fidji, tu es la plus belle), Secret Story, Les vacances des Anges (Coco, tu es la deuxième plus belle après Fidji), Touche pas à mon poste, et Quotidien. Je maudis les vils programmateurs qui osent caler les pubs de tous ces programmes en même temps. Je m’en fous, je zappe sur Scènes de ménage sur M6.

Le midi, je suis orpheline de Daphné Burki, alors je mate Friends sur NT1, et ce que j’ai loupé la veille de Secret Story ou des Anges.

A 16 heures si je peux, je lâche tout pour aller regarder Affaire conclue, l’émission de Sophie Davant, qui est mon kif absolu du moment. Si je pouvais, je lancerais Enchères TV, une chaîne qui diffuserait des émissions d’enchères toute la journée. J’arrêterais de travailler pour la regarder.

Bon, et puis j’espère bien être encore là dans dix ans, j’aurai cinquante ans, je serai magnifique comme Courteney Cox (je te donne rendez-vous dans dix ans, POC de 50 ans) et normalement la télévision existera toujours.

Superga XO Jennifer Meyer Collection Launch Celebration

 

 

Le match des télé-réalités de l’été

Cet été, malheureusement, je n’ai pas fait que lire et regarder de bonnes séries ou de vieux films. J’ai aussi BEAUCOUP regardé la télévision.

Je vous propose aujourd’hui…le match des télé-réalités de l’été.

Je déteste Cash Island.
Rien que le nom…
Était-il vraiment nécessaire de lancer fin août, à deux semaines de la reprise de Koh Lanta, un nouveau jeu d’aventure ?

Pour moi, la réponse est non.

Le concept :
Dix candidats débarquent sur une île et se voient attribuer aléatoirement une carte. Une seule d’entre elles mène à un trésor enterré (la bagatelle de 100.000 euros en liquide dans un coffre). Le veinard qui la trouve en premier se voit attribuer l’honneur d’être le maître du jeu. En gros, l’homme ou la femme à abattre, parce que les autres doivent tout faire pour l’éliminer et récupérer le magot. Tous les candidats s’estiment évidemment être de fins stratèges et dès les premières minutes du jeu, ils débutent leurs déductions pas du tout pénibles. Si Machin dit ça, c’est parce que c’est lui le maître du jeu ou au contraire il dit ça parce qu’il ne l’est pas…
AHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH !

L’animateur : Pour ne rien arranger au problème, l’émission est « présentée » par Benjamin Castaldi, qui intervient en fait essentiellement pour lancer les jeux façon Koh Lanta et animer les fameuses assemblées où sont désignés les futurs éliminés ; ici pas de vote secret d’ailleurs, chacun doit dire à haute voix qui il a choisi. Autant je le supportais et je l’aimais plutôt bien sur TF1, autant il m’insupporte sur C8. Il ne fait aucun effort, bouffe systématiquement ses mots et il a été carrément graveleux dans Touche pas à mon poste (autre problème, me direz-vous !). C’est d’ailleurs certainement parce qu’il refuse d’articuler qu’il n’est pas la voix off.

Les candidats : Ils ont choisi immédiatement d’éliminer Stan, la forte tête et le beau gosse de l’émission. Le premier maître du jeu a arboré une tête de labrador coupable qui a mangé le rôti et qui attend sa correction, dès que les autres joueurs ont commencé à enquêter, alors qu’il aurait dû maîtriser celle du chat qui ne doute de rien (quoi ? Moi j’aurais pissé sur le lit ? M’enfin, c’est dégueulasse de se laisser aller ainsi. Comment peux-tu m’accuser d’un tel forfait ?).

Cette tête là !

Je vous épargne les épreuves longuettes, incompréhensibles et sans intérêt. J’ai lâché l’affaire au bout de dix minutes hier devant le deuxième épisode et je ne suis apparemment pas la seule.

Mais, j’adore 10 couples parfaits.
C’est MON émission de l’été.

Le concept : Il est sans réel intérêt, mais je vais vous l’expliquer pour le principe. Vingt jeunes gens, dix garçons et dix filles, sont regroupés dans une maison. Charge à eux de découvrir les matchs parfaits qui les unissent. En gros, comme dans Mariés au premier regard, ils ont été testés pour découvrir quelle personne avait les meilleures affinités avec une autre. Chaque semaine, ils doivent tenter de former les dix couples parfaits pour espérer emporter aussi 100.000 euros, mais à 20. Ils peuvent  tester, au préalable, après des rendez-vous en tête à tête, les unions qu’ils pensent être les bonnes. Si les deux personnes matchent, elles quittent la maison pour une lune de miel. Mais, évidemment, des couples se sont formés contre toute logique scientifique, et ils répugnent à se séparer, ce qui crée plein de tensions entre ceux qui aimeraient gagner des sous et ceux qui préfèrent l’amour.

Le point fort de l’émission : Ses candidats ! Je n’en peux plus de voir des Marseillais, des Chtis et des Anges, et des cross-overs entre les différentes tribus. Ils sont tous plus ou moins sortis les uns avec les autres, ils se fritent sur les réseaux sociaux, à l’écran…du coup, ils ne peuvent plus se sentir, se rabibochent et se ré-embrouillent. Au moins, ces candidats-là sont frais et plutôt moins bêtes que la moyenne. Ils font certes quelques fautes de français, mais dans l’ensemble le niveau n’est pas exécrable.

L’autre bon point : Elsa Fayer ! Tel Dorian Gray, Elsa a cessé de vieillir un jour, par miracle. En plus d’être vraiment jolie, c’est une excellente animatrice. Elle est complice avec les candidats, sans trop de familiarités, et elle sait aussi les recadrer quand tout part en vrille. Elle serait super à l’animation de Secret Story.

Ce soir, c’est la finale et ces vingt candidats vont me manquer, enfin surtout Iris bizarrement. Je vous recommande chaleureusement la scène où elle recadre son compagnon d’aventure un peu volage avec les autres candidats morts de rire derrière elle.

10 couples parfaits: Iris et Hagda clashent et balancent sur le montage de l’émission !

 

Que s’est-il passé hier dans le pré ?

Avec l’âge, je deviens trop sensible, j’en ai conscience. Et, cette année, il faut bien le reconnaître, les agriculteurs de l’Amour est dans le pré sont particulièrement touchants. Hier soir, j’ai donc passé la soirée à être émue par leurs jolies histoires d’amour. Dans certains cas, je ne supporterai pas une séparation. Vous êtes prévenus…

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Gégé et sa dulcinée se sont trouvés. Bon, à part un petit désaccord sur leur conception de l’agriculture, ils sont faits l’un pour l’autre.
Rien à ajouter. C’est, de loin, mon couple favori de la saison. J’aime beaucoup l’humour d’Anne-Marie et sa façon de voir la vie.

Bon, j’ai aussi un petit faible pour Pierre-Emmanuel et Gwladys, tout aussi amoureux que les précédents. Ils devraient terminer l’aventure et leur vie ensemble.
Je ne veux pas de coup de théâtre au bilan !

Nathalie a mis du temps à se décider, mais elle a finalement opté sagement pour son voisin élagueur. Le couple prend son temps. Grâce à la meilleure amie du jeune homme qui a posé la question cruciale, les quatre millions de téléspectateurs du programme en ont eu la confirmation. M’enfin du lait a été transformé en fromage depuis le tournage, donc on peut imaginer que la donne a changé. Mais, bref, ces deux-là se correspondent et fait rare pour une agricultrice dans l’émission, Nathalie semble avoir trouvé sa moitié.

Vincent et Karine me laissent plus indifférente. D’ailleurs, les caméras les ont abandonnés en cours de route. Est-ce parce que l’histoire a finalement capoté alors que les chiffres et les astres étaient de leur côté ? Nous le saurons probablement au bilan. En attendant Karine a tenu à faire de terribles révélations sur l’astrologie en dévoilant, à son hôte l’existence d’une treizième planète, qui viendrait fausser le jeu des signes. De toute façon, Vincent s’en fout, il ne croit qu’aux chiffres, qui, eux ne mentent jamais.

Je conclus ce résumé par Romuald, qui est certainement moins emballé par sa prétendante qu’elle ne l’est par lui. C’est ainsi. La jeune femme a beau lui asséner régulièrement de fines allusions sur un rapprochement physique ou une relation à long terme, l’agriculteur saisit rarement la balle au bond…

Cet été…

Après m’être dépensée en juillet, j’ai occupé mon mois d’août avec des loisirs d’intérieur.

J’ai lu La servante écarlate.
Mon premier réflexe après avoir terminé ce bouquin a été de souhaiter l’offrir à tout mon entourage. Je me suis vue en une Emma Watson diffusant à mon échelle ce grand roman dystopique.
J’ai eu plus envie de lire le livre que de regarder la série. Et, pour le moment, je vais en rester là.
Que dire…
Alors, j’ai entendu les critiques : c’est lent, c’est un peu ennuyeux au début… Plus je vieillis et plus j’aime les choses lentes et ennuyeuses.  J’ai adoré le dernier Sarah Waters par exemple. Mais, l’intrigue est portée par ce rythme. La vie de l’héroïne est loin d’être palpitante, elle est répétitive, angoissante à cause de ce vide, qui convoque les souvenirs pas si lointains.  On comprend par petites touches progressives ce qu’est devenu notre monde (enfin les Etats-Unis) et quel est le rôle de cette femme. J’aurais aimé ne rien en savoir pour que la surprise soit totale et encore plus révoltante.
Bref, je recommande à tous et à toutes la lecture de La servante écarlate.

Chanel

J’ai regardé Scream Queens saison 2.
Attention série à prendre au 192ème degré. Scream Queens est un slasher totalement décalé, qui met en scène Chanel et les Chanels, les membres d’une sororité qui ne jurent que par la beauté et l’argent. La série a été créée par Ryan Murphy, qui poursuit son exploration du mauvais goût après Glee. Cette deuxième saison compte toujours Jamie Lee Curtis, Emma Roberts, Lea Michele (Rachel de Glee) et ma nouvelle chouchoute Billie Lourd, la fille de Carrie Fisher, auxquelles viennent s’ajouter en guest John Stamos (Oncle Jessie de La Fête à la maison) et le loup garou de Twillight (Taylor Lautner).
Bon, je recommande la série aux Xenniaux geeks qui ont aimé Scream, qui ont supporté Glee, et qui aiment Jamie Lee Curtis depuis Un poisson nommé Wanda. En vrai, je ne la recommande pas vraiment, parce que je crois que les gens m’en voudraient de leur avoir infligé ça. Mais, bon, c’est spécial, mais intéressant. Pour poursuivre l’exploration de l’oeuvre de Ryan Murphy, je m’essaie à America Horror Story.


L’hommage de Billie Lourd à sa petite maman.
J’ajoute que je suis Xenniale, parce que son discours me fait pleurer à chaque visionnage et que je craque complètement quand elle déclame la tirade enregistrée par Leia sur R2D2

J’ai regardé Ferris Bueller en VO.
Quand j’étais petite avec mon meilleur ami, nous avions trois films cultes : Une créature de rêve, La folle journée de Ferris Bueller, et Gremlins.
Je n’avais pas revu Ferris Bueller depuis mes 8 ans et ça a été une révélation. Dans les années 80, on savait faire des films légers, mais qui recèlent un petit fond intéressant.
Première chose, Ferris Bueller révèle un acteur qui n’a pas vraiment transformé l’essai par la suite, Matthew Broderick. Il est probable que son visage angélique ait mal supporté la vieillesse. Bon, il a quand même été l’Inspecteur Gadget au cinéma.

Deuxième élément intéressant, le film est drôle. La mobilisation de la ville pour sauver Ferris d’une maladie totalement imaginaire est hilarante. Elle apparaît par petites touches souvent au second plan.
Enfin, le film est plus profond qu’il ne semble au premier abord. Bon, je me fiche un peu du rapport du meilleur pote de Ferris avec son papa. En revanche, j’aime beaucoup que ce gamin me dise que parfois il faut savoir s’arrêter pour regarder un peu les choses, sous peine de passer à côté.
Je recommande aux non Xenniaux, qui, du coup, ont pu passer un côté d’un joli film. Je déconseille aux grincheux.

J’ai lu et vu d’autres choses. Je vous en parlerais peut-être par la suite.

Malaises en série dans le pré

Cette saison de L’amour est dans le pré revient décidément aux fondamentaux de l’émission. Hier, certains agriculteurs ont tranché dans le vif ou trop tardé à le faire, ce qui a eu des conséquences détestables pour leurs prétendantes.

Pré

Le bonheur de Sébastien…
Sébastien coule désormais des jours heureux avec Emilie, son coup de coeur de l’aventure. Leur bonheur fait plaisir à voir (ou pas). Ils aident ensemble une brebis à mettre bas et l’agriculteur baptise le bébé à peine nettoyé du nom de sa prétendante. Il aurait peut-être pu épargner à la petite bête un taggage en règle à peine sortie du ventre de sa maman. Ils regardent lovés sur le canapé le portrait de l’agriculteur. Bref, ça dégouline d’amour.
Pourtant, bien que je me réjouisse de leur bonheur, quelque chose me chiffonne. Je me demande si Emilie sera aussi enthousiaste pour la vie à la ferme une fois que les caméras de l’émission seront parties. Le passage du rêve à la réalité quotidienne pourrait bien avoir des conséquences sur le couple. Je peux évidemment me tromper et je le souhaite pour Sébastien qui est un gentil garçon.

…contraste avec les doutes de Julie.
Julie a suivi les conseils de Jean-Michel, son prétendant qui travaille dans l’univers du cheval et aimerait vraiment prendre les rênes de son haras, et exclu Julien, son rival, pourtant gentil et certainement sincère dans sa démarche. Pour le consoler de son exclusion, elle a tenu à lui faire un soin énergétique, l’occasion de lui apprendre que son aura était très mal calée et qu’il comptait une déchetterie émotionnelle dans son corps. (Je vous conseille d’urgence de vérifier la position de votre aura et le tri sélectif de vos émotions.) Le voilà bien consolé ! Bon, qu’on se rassure, Julie a des doutes sur Jean-Michel. S’il comble physiquement son manque affectif, elle le trouve déjà trop pressant.
Comme 90% des filles de l’aventure, Julie sera seule au bilan.

Jean-Marc est incapable de se décider…
Jean-Marc souffle le chaud et le froid auprès d’Yvelise et Françoise. L’agriculteur ne semble vraiment pas prêt à se décider. Il a peut-être juste du mal à penser qu’il pourrait finir cette aventure, seul, ce qui semble pourtant être la solution la plus raisonnable pour tout le monde.
Je n’ai pas envie de m’étendre sur leur cas. Les deux femmes sont prêtes à tout pour emporter les faveurs de l’agriculteur, qui se résignera certainement à choisir l’une des deux en temps voulu.

…tandis que Fabrice prend une décision difficile.
Le summum de la tristesse a été atteint chez Fabrice, vierge à cinquante balais, qui hésitait entre deux candidates sympathiques et motivées. Marie pensait avoir « gagné » et a été dépassée sur le fil par Nathalie, sa rivale, qui a su se montrer plus coquine. Maladroit (mufle, un peu crétin…), l’agriculteur a tenu à annoncer son choix façon speed-dating aux deux jeunes femmes, puis a ouvert le champagne pour célébrer sa décision. La pauvre Marie, visiblement attachée, l’a logiquement mal vécu.
Encore une fois, les deux candidates semblaient au coude à coude et le candidat a tranché parce qu’il le fallait bien, ce qui donne une idée de son attachement.

Raphaël au pied du mur a opté pour…
Je conclus par Raphaël, le pêcheur beau gosse et beau parleur. Malgré une préférence marquée, le candidat se réservait le droit d’annoncer son choix au moment où il l’avait choisi, au détriment du bien-être de son invitée qui le sentait venir gros comme une maison.
Encore un coeur brisé au programme…et surtout une séquence de malaise d’anthologie avec la perdante qui parle de sa vie de merde dans une refuge de montagne, ce qui agace sa rivale pourtant grande gagnante qui tient à lui expliquer qu’elle n’a rien à lui envier en terme de parcours sentimental raté.

 

Xenniale, la blogueuse

Levons immédiatement le malentendu, je déteste les catégories et les cases. Mais, bon, j’avoue que j’ai été intriguée à l’idée de potentiellement être une xenniale. Je pensais jusque-là appartenir à la Génération X, d’autant que j’avais lu le livre, ce qui me semblait être une bonne preuve que j’en étais. Mais non, a priori, je suis une X’, mais quelle prime!

Alors, j’ai décidé de commencer à recenser ce qui fait de moi un xénnie. J’étofferai probablement la liste en fonction de mon inspiration.

J’ai découvert Dorothée avec Récré A2, et même si l’ai suivie aveuglément sur TF1, pour moi, l’âge d’or,c’est, à n’en pas douter, Récré A2. (Cabu…….)

Ma vie a été vraiment marquée par les marionnettes. Mes premiers souvenirs télés sont liés à Casimir, aux Quatre’z’amis, et à La Rue Sésame. Ensuite, il y a eu Isidore et Clémentine, les Zabars, Kermit la grenouille, ou le Bébête Show.

J’ai regardé avec mes parents une femme faire un strip-tease à la télévision, le samedi vers 19h50 et tomber le haut. J’ai aussi vu un homme se déshabiller en fin d’après-midi, quotidiennement sur TF1. Il s’agit respectivement de Cocoricocoboy et de C’est encore mieux l’après-midi.

Après Dorothée, ma deuxième icône télé incontestée est Loana. Je respecterai toujours Loana et j’aurai toujours de l’affection pour elle. Comme pour Dorothée, c’est ainsi.

Il m’a fallu des mois avant de savoir si Ross allait opter pour la chambre de Rachel ou pour celle  de Bonnie. Si j’avais su à l’époque qu’il me faudrait six saisons de plus pour le voir terminer avec son homard, j’aurais peut-être accordé moins d’importance à ce choix.

J’étais ravie de compter parmi mes amis des gens qui étaient abonnés à Canal Jimmy et qui avaient enregistré sur VHS les saisons inédites de Friends.

J’ai connu Napster, Limewire et eMule. J’ai juste dit connu. Bon, de toute façon, à l’époque, il fallait compter 24 heures pour obtenir un épisode de Friends, en priant pour que ça soit le bon, dans la bonne langue et qu’il ne manque pas un bout irrécupérable pour l’avoir en entier.

J’ai essayé de draguer sur Caramail et j’ai fait des recherches sur Lycos. J’ai eu une adresse mail Caramail.

J’ai eu un forfait Internet 30 heures chez Wanadoo, puis le fameux 100 heures, qui ne représentait au final qu’un peu plus de trois heures d’Internet par jour. Pensez-y !

J’ai acheté des série en VHS, deux ou trois coffrets pour une saison. Enfin des séries… Friends, quoi…

J’ai connu le bon temps de Canal plus en clair. Je regardais Mon zénith à moi, le dimanche en famille, et tous les soirs de la semaine, Nulle par ailleurs. Le midi, c’était La Grande famille !

A suivre…