De Sète à huit

(Après avoir trouvé ce titre fabuleux, je pourrais me retirer, tête haute, de la vie bloggueuse.)

Les gens me charrient en général sur ma téléphagie en me disant : « Plus belle la vie, tu dois adorer, toi ». Il s’avère que non. J’ai toujours résisté aux sirènes du Mistral. Jusqu’à très récemment, j’étais persuadée que le problème venait du rythme quotidien. Mais c’est surtout que j’ai loupé le coche et qu’il y aurait trop à rattraper.

En revanche, ce qui a commencé comme une blague estivale a tourné à l’addiction depuis peu. Je suis devenue fan de Demain nous appartient !

Ne cherchez aucun second degré dans cette affirmation. Je ne loupe aucun épisode du feuilleton quotidien de TF1 et je vais essayer de vous expliquer pourquoi.

Ca me replonge dans mes années Santa Barbara.
C’était mon rendez-vous du soir avec ma mère. Elle ne regardait quasi pas la télévision, mais à 19 heure, elle venait s’installer sur le canapé avec moi et regarder le soap américain. Nous étions gentiment accros aux aventures de Cruz et Eden et de Kelly et plein de types louches. Avec Demain nous appartient, je retrouve en solitaire le plaisir simple du feuilleton quotidien.

Des visages connus
Comme il y a une criminalité absolument débridée à Sète, il faut faire tourner l’effectif. Tout a commencé pour moi à cause Véronique Jeannot. Le retour de Pause café dans une série m’a enchantée. Depuis, la cruelle matriarche Lazzari a quitté l’Occitanie, mais moi je suis toujours là. Rendez-vous compte, elle avait poussé sa fille à aller étudier à Douai (improbable quand même) pour pouvoir adopter son enfant. Celle qui croyait depuis des années avoir une soeur était en fait la fille de celle-ci. Depuis Nourredine d’Une famille formidable a rejoint le casting avec femme et enfants. Et je sens que ce n’est pas fini !

Des intrigues au top
Dans Demain nous appartient, il se passe toujours quelque chose. Une intrigue à peine terminée, une autre couve déjà. Depuis que j’ai commencé à regarder la série, on a découvert que Bernard Menez avait couvert un meurtre. Puis il a été tué. Et sa femme Véronique Jeannot a dû reconnaître que sa fille était en fait sa petite-fille. Linda Hardy a été harcelée par un avocat sosie de Jean-Jacques Goldman qui a fini par la séquestrer. Pour s’en tirer, elle l’a tué. Du coup, elle est partie faire Danse avec les stars pour oublier. Un infirmier pervers a rejoint l’hôpital de Sète. Il a été tué. La police a coffré 52 personnes avant de trouver l’assassin. Il faut dire que ce n’était pas facile…
Tout ça tourne autour de la personnalité tutélaire d’Ingrid Chauvin, véritable pilier de la série. Elle est de chaque épisode. Si elle n’est concernée qu’à la marge par l’intrigue principale, elle est la confidente, celle qui rassure et réconforte le personnage tourmenté. Chloé Delcourt est formidable. En ce moment, elle essaie d’avoir un bébé. Elle a fait une fausse-couche après l’incendie du Mas, mais elle est à nouveau enceinte. Quand je l’ai appris, j’ai eu les larmes aux yeux et je me suis dit qu’il était temps que j’en parle…

Des lieux totems
Une bonne série se doit d’avoir des lieux où les personnages se retrouvent. Dans Demain nous appartient, le Central Perk s’appelle le Spoon. Tous les personnages, de 7 à 77 ans, se retrouvent au Spoon.
Quant aux employeurs de la ville, ce sont l’Education nationale avec le lycée, la santé avec l’hôpital (absolument central) et la sécurité avec le poste de police. A Sète, tu es soit prof / proviseur adjoint / élève, soit médecin / infirmière / aide-soignant, soit flic. A la marge, Alexandre Brasseur élève des huîtres au Mas. Tu peux aussi être en prison, ce qui pend au nez à absolument tout le monde là-bas.
Donc les intrigues ont lieu principalement au poste de police, au lycée, à l’hôpital et aux domiciles de chacun des protagonistes. 

De bons acteurs
L’argument qui voudrait que les séries françaises soient mal jouées a vécu selon moi. On écarte Les Mystères de l’amour bien sûr, on est hors catégorie là. Demain nous appartient n’est pas pire à ce niveau qu’une série américaine standard, doublée ou pas. Bon, j’avance cet argument en me disant que je suis peut-être victime d’un savant Syndrome de Stockholm, mais je ne pense pas.
Le personnage joué par Catherine Allégret, la mère du compagnon d’Ingrid Chauvin, m’a vraiment émue en évoquant son Alzheimer galopant. J’ai une pensée sincère pour ma grand-mère en voyant ses confessions et j’ai pleuré (sinon ça va bien, je vous rassure).

Une saga familiale bien compliquée
Je suis capable de vous donner de tête l’arbre généalogique d’Une Famille Formidable. Vous pouvez essayer de me piéger, vous n’y arriverez pas. En revanche, j’ai encore du mal  avec celui des personnages de Demain nous appartient. Le séduisant Bart a deux mamans, mais je crois que c’est encore une sordide histoire d’abandon forcé. L’adorable Arthur lui a vraiment deux mamans et l’une d’elles est quand même Charlotte Valandrey, qui a été une formidable directrice  de la star ac en son temps.

Je ne peux pas vous inciter à regarder Demain nous appartient. D’abord parce que c’est assez contraignant d’être au rendez-vous chaque soir à 19h20 et ensuite parce qu’il faut avoir l’esprit très ouvert pour plonger dans un feuilleton quotidien de TF1, mais aujourd’hui j’assume ce (nouveau) plaisir coupable.

 

Et surtout un bon réveillon !

Pendant les fêtes, j’adore regarder l’émission qui parle le mieux, selon moi, du véritable esprit de Noël : Mon plus beau Noël sur TF1 !

A la manière des gîtes (Bienvenue chez nous) ou des mariages (Quatre mariages pour une lune de miel), des gens qui ont vraiment tout saisi à la magie de Noël s’écharpent pour savoir lequel d’entre eux organise le meilleur réveillon !

Les formidables casteurs de TF1 ont écumé la France (les forums) pour trouver les véritables fondus de Noël, ceux qu’on voit une fois par an dans les reportages sur les maisons les plus illuminées de France. Ceux qui n’en ont vraiment rien à battre du changement climatique, mais c’est leur choix et je le respecte !
Des gens qui sont capables de défendre bec et ongle le fait que sans bûche (dinde, sapin rouge et vert, père Noël, crèche…), non ce n’est pas Noël et surtout que c’est grave.

Valérie Damidot joue les arbitres et commente avec bonne humeur pour relativiser les crispations entre les candidats.

Mon approche de Noël est assez proche de celle de Scrooge. Je déteste Noël et tout ce qui s’en rapproche. Ca n’est pas venu du jour au lendemain, j’ai vécu des réveillons où on s’engueule tellement avant la bûche qu’on ne mange même pas le dessert et que la distribution des cadeaux est compromise. Au point aujourd’hui de boycotter totalement les fêtes et même les réunions de famille.

Je rêve de partager cette chouette tradition avec des innocents….

Noël chez POC !

La décoration…
On va partir du postulat qu’on parle des Noëls d’antan, parce que chez moi, il n’y a pas de décoration. La seule raison pour laquelle j’aurais aimé faire un sapin, c’est pour que mon chat le dézingue et en rire avec elle. Le souci, c’est que son esprit de contradiction est aussi fort que le mien et elle serait capable de l’ignorer totalement.

d63d9-sapin2011

Une photo d’archive de la dernière fois où j’ai dû faire un sapin…

Donc mon réveillon si je participais à cette émission serait organisé chez mes parents…
Ma mère aime les Noëls home-made et décalés. Elle choisit donc de décorer une branche de sapin, de faire un ikebana de Noël (très classe, mais pas super noëly) ou demande à mon père de construire un sapin en planches (le pire dans la liste).
Valérie valide l’ikebana, mais lève les sourcils devant la branche. Elle explique comment faire un sapin maison en planche  un peu plus élégant que celui de mon père.
Résultat, les invités sont en PLS. Ce n’est pas une décoration de Noël. Pourquoi faire ça ? Où est le père Noël ? Où est la crèche ? Qui sont ces gens ?…
Notre décoration décroche la note (méritée ?) de 1/10.

Pour la table, on glane des points. Poc Senior a du goût, de l’argenterie et des services complets. Elle peut même sortir quelques verres en cristal.
Les invités respirent à nouveau, tout s’arrange.
Elle obtient un 7/10 parce que ça manque de rouge et de vert et de Pères Noël.

Avec le menu, on explose tout, sauf que Monique est allergique aux coquilles Saint-Jacques et aurait préféré de la dinde au chapon. La bûche aux marrons faite maison fait remonter la cote de la famille après l’offense du sapin. Monique râle, elle aurait préféré chocolat. Ma mère sort une deuxième bûche, tout le monde rit.
Valérie applaudit en coulisses.
On décroche un 9/10 largement mérité.

On en arrive à la tradition de Noël : la discussion qui dérape. Alors là, c’est tout simple. On se la joue Pyramide. Il suffit de lancer un mot : Alain-Finkielkraut, féminisme, Macron, nucléaire, Quotidien, France Inter, écologie, SNCF, grève, Me too, Internet… pour que la discussion parte en vrille. Mon père sort de ses gonds, je hurle, ma mère tente de temporiser… La table est débarrassée. Il est 23h23, tout le monde va se coucher !
Les invités sont catastrophés. Ils proposent de nous interdire de fêter Noël. TF1 nous raye à jamais de ses listes. Nous obtenons la première note négative de l’histoire de l’émission.

J’aimerais vraiment que tous les faits évoqués soient fictifs. Si je vous racontais à partir de quoi un réveillon est totalement parti en vrille, vous ne me croiriez pas !

Toys are us

Voici au moins une raison pour aimer ce mois de décembre, synonyme de fêtes de Noël : la saison 3 de Toys that made us sur Netflix. J’avoue que la sélection de jouets proposée était loin de me convaincre. Je n’ai jamais accroché au Mon Petit Poney (My Little Poney), ni aux Tortues Ninja et encore moins aux figurines de catch. Je pense que c’est générationnel. J’attendais une spéciale MASK, qui semblait s’imposer à mon goût. Je viens de lire dans une interview des créateurs de la série qu’il n’y avait pas d’histoires à raconter sur cette licence.

Vraiment ???

Un dessin-animé nul qui pousse des gosses à vouloir des jouets pas terribles avec des figurines archi basiques à 400 francs de l’époque (60 euros, les enfants d’aujourd’hui), ce n’est pas une histoire intéressante ça ?

Et ma mère contrainte d’appeler celle de mon meilleur ami pour savoir si l’avion de Slingshot pouvait décoller ou pas, parce que je pleurais comme une folle, car le mien ne décollait pas. Alors que j’étais persuadée que si, il pouvait. Au prix du jouet, il aurait dû. Ce n’est pas une histoire non plus ? (Et je ne parle même pas des portes débiles du camion qui refusaient de se fermer.)

mask-slingshot

Je suis désolée, l’image laisse bien penser que l’avion DOIT décoller !

En regardant l’épisode sur les Mon Petit Poney, j’ai compris ce qu’ils entendaient par « histoires ». Hasbro, au plus mal financièrement, décide un jour de sortir une improbable poupée poney pour les petites filles et passe des couleurs logiques de l’animal à celles de l’arc-en-ciel. Le seul argument du jouet étant quand même qu’on peut coiffer la crinière de la monture…
Mais, ça va bien au-delà de ça. Comment faire survivre une licence pendant trente ans ? Qui a vraiment créé le petit poney ?…
C’est presque shakespearien.

J’ai découvert en plus que ces petits poneys étaient hautement collectionnables grâce aux petits dessins sur leurs croupes. La mention à ce détail est d’ailleurs assez hilarante dans le documentaire.

Bref, je vous recommande de regarder la saison 3 de The Toys that made us, et même la deux que j’ai peut-être un peu moins aimée, et bien sûr la une, qui évoquait pour le coup quelques uns de mes jouets favoris.

Dans l’épisode sur Power Rangers, vous apprendrez des choses sur la série qui vous sidéreront. Enfin moi, j’ai été sidérée.

Et puis quand vous aurez terminé, vous attaquerez The movies that made us. L’épisode sur Dirty Dancing est une pépite. La fin de celui sur Ghostbusters m’a fait pleurer comme un veau et l’ensemble m’a donné envie de revoir le film.

Le seul défaut de cette série-documentaire narrée de façon absolument remarquable est son nom en français : les jouets / les films de  notre enfance. Le titre américain a bien plus de sens à mon avis.

Vous aimerez ces deux documentaires….

Si vous avez conservé vos Fisher Price, Petits Poneys, MASK, GI Joe, Playmobils quelque part dans votre grenier « pour les donner à vos enfants un jour »…

Si vous avez gardé votre âme d’enfant…

Si vous êtes un enfant prisonnier dans le corps d’une femme de 42 ans… (ça ne m’évoque rien du tout personnellement)….

Si vous avez 45 minutes à tuer, peu d’a priori et un abonnement à Netflix…

Si vous aimez les histoires à suspense…

Si vous aimez le marketing, le commerce, la grande distribution…

Conseil lecture du jour

Aujourd’hui, nous allons parler, une fois n’est pas coutume, de littérature. Bon, je viens déjà de perdre 10 de mes 12 lecteurs, mais je poursuis malgré tout.

C’est l’instant Poc et la plume.

Je suis passionnée depuis très longtemps par les voyages dans le temps. Je pense que le choc initial vient de la lecture du Voyageur imprudent de René Barjavel en troisième. J’avais été fascinée par le postulat final, qui remet tout en cause / qui ne remet rien en cause / qui remet tout en cause / qui ne remet rien en cause / qui remet tout en cause / qui ne remet rien en cause / qui remet tout en cause / qui ne remet rien en cause….

Rien à voir avec la découverte de Retour vers le futur en classe de neige lors des soirées cinéma déprimantes du dimanche soir, parce que nos pôpas et nos mômans nous manquaient.

Bon, plus tard, j’ai lu le classique du genre la Machine à explorer le temps de HG Wells (un sacré coco d’ailleurs). Et puis j’ai adoré récemment 22/11/63 de Stephen King, si vous ne l’avez pas lu, foncez, c’est une merveille !

Et puis bon, les Avengers sont passés par là. Ils ont dit qu’on pouvait faire n’importe quoi avec le temps que ça n’était pas grave. Tu peux remettre un mec disparu dans une époque qu’il n’a pas vécue, pour qu’il vive tranquillement sa meilleure vie, et voler des pierres sans que le temps s’effondre, ce qui va contre toute logique, mais les gens disent que ça va, ça passe.

Le dernier film dit aussi que si on fait la somme de Jekyll et Hyde, ça donne un mec sympathoche et apaisé qui porte des lunettes, ok.

Hulk.jpg

Je le déteste, mais j’adore sa Pop!

(Non, en vrai, rien n’est ok dans ce qui précède, mais bon… Comme me l’a fait remarquer quelqu’un de sensé, c’est bien la peine que Doctor Who prenne bien garde de ne rien bouger, pour que les Avengers viennent tout bousiller. Je sais, remember Pompéi !)

 

Hulk

Il me reste des lecteurs à ce stade ?

Tout ça pour en arriver à ma lecture du moment.

J’ai découvert Connie Willis avec Le Grand Livre, qui porte très bien son nom. En 2054, à Oxford, les historiens voyagent tranquillement dans le temps en respectant certaines règles ! Une jeune femme est envoyée pour la première fois au Moyen-âge, une époque à risque, et se retrouve malencontreusement en pleine épidémie de peste. En parallèle, à Oxford à l’époque contemporaine, une autre épidémie frappe de façon incompréhensible.

C’est magistral comme bouquin. Impossible de le fermer avant le point final quand on attaque les 200 dernières pages.  J’ai donc eu envie de lire les autres romans de cette auteure. Je me suis attaquée chronologiquement au deuxième de ce cycle, Sans parler du chien.

Cette fois, un historien épuisé se retrouve en pleine époque victorienne. Et là, on s’attaque au dur du dur : que se passe-t-il quand des voyageurs temporels ont malencontreusement mis à mal l’ordre établi des choses ? Tout ça pour sauver un chat…  Un chat !

20190312_140300

Pas ce chat-là, mais il est chouette

Le roman décrit à merveille l’époque victorienne. C’est drôle. Ca fourmille de références à la littérature anglaise (Trois hommes dans un bateau, PG Wodehouse et son célèbre Jeeves…).  Comme le premier, ça se lit comme rien.

Je recommande ce roman à…

Ceux qui ont adoré l’épisode de Doctor Who avec la reine Victoria.
Ceux qui aiment Doctor Who d’ailleurs.
Ceux que la simple mention aux voyages dans le temps fait frémir.
Ceux qui pensent qu’il y a des règles quand on voyage dans le temps, c’est comme ça!
Ceux qui m’aiment et qui ont lu ce post jusqu’au bout.
Ceux qui détestent Noël (c’est gratuit).
Ceux qui aiment la vie (c’est tout aussi gratuit).

 

 

Bas les masques !

Il semblerait que je me sois très légèrement emballée dans mon avant-dernier post avec Mask Singer. J’ai reçu des une plaintes à ce sujet de mes mon lecteurs.

Il faut dire que le concept était prometteur et que le premier prime était plutôt pas mal. Le deuxième a un peu douché mon enthousiasme.

Je rappelle le concept : des stars déguisées en animal chantent devant un jury d’enquêteurs qui a pour mission de les démasquer.
Lors de la première émission, Marie-Jo Perec est sortie du costume de la panthère.

Marie-Jo Perec est une immense championne d’athlétisme qu’on n’avait vue chanter une fois seulement auparavant (merci à mon indic), ça va, ça passe !
Pour le deuxième prime, Sheila s’est défaite du costume de l’écureuil. C’est bien aussi.

Mais quelque chose (les fuites peut-être) me dit que ça va se gâter, ou du moins que ça ne va pas aller en s’arrangeant dans la wahouitude des personnalités démasquées. Il aurait suffi que je regarde le nom des candidats américains pour me calmer aussi.
Les indices sur le paon à base de film nommé aux Oscars, de sauvetage de la vie de de Kate Hudson ou de grandes amitiés avec les stars hollywoodiennes ont accouché d’un nom plutôt surprenant. Je vous laisse googler, je ne souhaite pas spoiler.

Pendant ce temps-là, les enquêteurs continuent à nous envoyer du rêve : « je pense que c’est Barack Obama sous le costume de la fourmi »…

Et comme si ça ne suffisait pas, il faut que je sois vraiment honnête, le prime est rasoir au possible. Je me suis tapée vingt ans de télé-crochet avec de moins en moins de plaisir et maintenant je mate des émissions avec des célébrités qui ne chantent pas super bien en playback déguisées en ANIMAUX. Je frise le burn-out (la burnoute) téléphage.
A 22h30, je ne rêvais que de me glisser sous la couette avec Netflix. Mais j’espérais encore découvrir que l’écureuil était Dorothée, ce qui impliquait que j’avais eu raison d’aimer et de croire en cette émission. Autant dire qu’à 23h20, je faisais sévèrement la gueule !

Parce que sincèrement, il suffirait de presque rien pour que Mask Singer fonctionne mieux. Je ne demande pas des stars internationales (Dorothée et même Bernard Minet m’auraient suffi. Loana était overbookée ?), mais des visages qui sortent un peu de l’ordinaire juste.

Et puis surtout le direct aurait permis d’ajuster les choses avec le jury, pour lui dire simplement d’y aller mollo avec les noms balancés afin de ne pas trop vendre de rêve.

Maintenant je me console avec ça !

Mon panthéon des séries

Sur mes 42 ans d’existence si je ne devais retenir que maximum dix séries, pour lesquelles opterai-je ?

Je n’ai bien sûr pas tout vu, je n’ai même quasi rien vu de la masse de séries existantes et ceci n’est qu’un point de vue entièrement subjectif.

Plutôt que de juger mes choix, je vous invite si vous avez envie et que vous lisez ceci à me donner les vôtres !

 

d72bc-not-penny-s-boat-lost-37210_1279_694

Lost
Même si aujourd’hui il est de bon ton de cracher sur Lost à cause de la fin de la série, je reste persuadée qu’il fallait juste savourer le voyage plutôt que s’attacher uniquement à la destination. C’est LA série qui nous a poussées, mon ex copine et moi, à passer des heures sur Internet à chercher des réponses à toutes les questions que nous nous posions (et que nous nous posons encore) et  à émettre tout un tas d’hypothèses, qui se sont avérées fausses pour 99% d’entres elles.
Je reste marquée par le bunker qui s’illumine à la fin de la saison 1, comme par le « Not Penny’s boat » ou le « Not in Portland« . Cette île qui bouge, ça peut sembler ridicule et dérisoire, mais elle nous a passionnés et s’il y a UNE série que j’aimerais revoir sans rien en savoir, c’est bien celle-là.

dc647-friends1

Friends
C’est la seule série dont j’ai vu tous les épisodes au moins deux ou trois fois, bien plus pour certains. Il ne se passe pas une semaine sans que je l’évoque pour illustrer un moment de ma vraie vie. Elle me fait encore rire. Je peux citer certains passages par coeur.
Alors bien sûr on peut l’étudier avec un regard critique, ne pas ou ne plus l’apprécier… mais pour moi c’est de loin la numéro 1 dans mon coeur.

La croisière s’amuse
Petite Poc a passé des heures et des heures à regarder les passagers d’un paquebot faire d’improbables escales à Puerto Valarta. Dès le générique qui présentait les guests du jour, j’étais embarquée. La série était légère, mais traitait parfois des sujets plus graves. Je la choisis comme flamboyante représentante de toutes ces séries des années 80 qui ne valaient certainement pas grand-chose, mais qui m’ont fait passer de bons moments devant mon petit écran quand j’étais petite.

 

Buffy et Faith.gif

Buffy contre les vampires
La trilogie du samedi de M6 a marqué une génération. Il existe encore, aujourd’hui, des réfractaires qui pensent encore que cette série racontait simplement les histoires d’une blondinette capable de mettre une raclée aux suceurs de sang. Les autres savent. L’arrivée de Dawn dans la saison cinq est de l’un de mes plus mémorables souvenirs de téléphage. Once more with feeling est dans le top 10 de mes épisodes de série favoris de tous les temps. La relation entre Buffy et Spike m’a fait vibrer et je l’assume.

American Horror Story
Je me suis très longtemps tenue éloignée de tout ce qui pouvait me faire peur. Avec AHS, je me suis en quelque sorte totalement rebootée. J’ai aimé la maison hantée, adoré l’asile et Hotel es une petite claque dans ma vie de simili sériphile. Cette série me hantera longtemps, je le sens et ce n’est pas terminé.

The good place
Presque la perfection pour moi… C’est drôle, malin, extrêmement bien joué, profond. Ca parle d’une chose qui me terrifie (la mort) en jouant avec des tas de concepts éthiques et philosophiques. Je n’attends même pas la quatrième saison pour trancher et savoir que cette série restera à jamais essentielle dans ma vie.

b11d7-scrubs

Scrubs
C’est une jolie série d’apprentissage qui n’a pas assez fait parler d’elle en France, je trouve. Elle a raté sa sortie, comme beaucoup, mais sur l’ensemble c’est une série que je pourrai revoir à l’infini. Là encore, on rit beaucoup mais on pleure aussi pas mal. Je suis par ailleurs une fan inconditionnelle de JD.

Parks and Recreation
Alors ok la saison 1 était ratée. Ca arrive ! Mais cette série est un véritable monument. Elle compte quand même à son générique Amy Poehler et Aziz Ansari (Master of None, rien que ça). Le personnage de Ron Swanson mérite à lui-seul qu’on la visionne. Il m’a réconciliée avec les moustachus. Et puis bon, rien que pour voir Chris Pratt quand il n’était pas taillé en super-héros. Ca vaut le détour.
Pour tout ça et surtout pour une scène d’anthologie sur la patinoire qui reste pour moi l’une des plus drôles toutes séries confondues, Parks and Recreation est forcément dans mon panthéon.

 

 

 

5 raisons d’aimer ce mois de novembre sinistre

C’est le mois de novembre, le mois le plus sinistre de l’année avec mars, il fait un froid de loup, assez soudain pour le gens qui vivent dans le sud comme moi et qui ont évolué en tee-shirt jusqu’au 31 octobre, et je l’avoue humblement, j’ai le moral dans les chaussettes. J’ai donc cherché cinq raisons de me réjouir, qui marcheront peut-être aussi pour vous aussi.

 

 

1- Luigi‘s Mansion 3 sur Switch
Je pars avec le sujet le moins universel de ce classement. Je n’ai pas essayé les précédents opus de cette franchise, car comme tout le monde je méprise un peu le frère de Mario, pourtant j’adore les créatures vertes. Mais ce jeu est absolument génial. Prenant, beau, et amusant, il déborde de qualités.
En plus, Nintendo s’offre un cross-over inattendu avec American Horror Story, et surtout ma saison préférée et de tellement loin de la série, puisque je suis persuadée que le frère de Mario nettoie l’Hôtel Cortez. Si vous n’avez pas encore vu la saison cinq de la série d’anthologie de Ryan Murphy, je vous envie…

2- Mask Singer
J’attendais avec impatience et scepticisme la nouvelle émission de TF1 et je la trouve géniale. Pour vous faire le pitch, des « stars » chantent déguisées en animal. Personne ne sait qui se cache sous le déguisement. A chaque épisode, une célébrité est éliminée et est démasquée.
Alors oui, le jury en fait trop, mais c’est le jeu… Bien sûr qu’on leur a dit de balancer des noms délirants, mais ça ajoute à l’amusement. J’ai adore mené l’enquête vendredi avec quelqu’un de décidément bien plus perspicace que moi. Et je serai au rendez-vous vendredi pour être à nouveau étonnée.
Je sais qui est Marie-José Perec, je me souviens avoir écouté sur France Inter l’une de ses courses…

3- La saison 2 de The End of The Fucking World sur Netflix
Je ne voyais même pas l’intérêt de donner une deuxième saison à cette série absolument parfaite en une. J’ai changé d’avis, hier soir, en visionnant les deux premiers épisodes de sa suite. Le décor est bien planté, la musique qui accompagne les images toujours aussi prenante et surtout j’ai déjà envie de savoir où ils vont aller après ça.

4- L’amour vu du pré
C’est globalement mon énorme coup de coeur de l’automne. Si la saison 14 de L’Amour est dans le pré est bien mieux que les cinq précédentes, ce programme où les agriculteurs des émissions passées commentent les aventures des nouveaux venus est le meilleur programme proposé par M6 depuis un moment. Déjà, on est heureux de revoir les couples formés par l’émission en dehors d’un énième bilan guindé. Bon, on est ravis aussi de voir Pierre et Fred. Je suggère d’ailleurs à M6 de poser des caméras chez Pierre et Fred et de leur consacrer toute une émission, car ils sont formidables. Et je ne dis pas ça uniquement parce que l’ex prétendante me rassure en pleurant plus que moi devant le programme.
Le concept fonctionne bien, car les téléspectateurs de marque ont vécu l’aventure et jouent bien le jeu en livrant des informations coulisses. Vraiment je recommande…

5- J’hésite : le prochain Star Wars, Noël, les vacances bientôt enfin, ma prochaine Pop!, Affaire conclue…